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Langage de balisage géographique (GML)

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Le langage de balisage géographique (GML) est une application du langage XML qui fournit un vocabulaire spécialisé pour les données géographiques. Le langage GML a pour principal but de préciser une méthode uniforme de représenter l’information au sujet d’entités géographiques, comme leurs propriétés, leurs relations réciproques, etc. Les entités géographiques décrivent des entités du monde réel et constituent les objets fondamentaux utilisés dans le langage GML. Elles peuvent être concrètes et tangibles, comme des routes et des immeubles, ou abstraites et conceptuelles, comme des frontières politiques et des répartitions de quantités sur des zones géographiques (couvertures).

Information supplémentaire

Normes  

OpenGIS® Geography Markup Language (GML) Encoding Standard

OpenGIS® City Geography Markup Language (CityGML) Encoding Standard

OpenGIS® GML in JPEG 2000 for Geographic Imagery Encoding Standard

Renseignements connexes

Service d'entités géographiques Web (WFS)

Langage KML

Service de traitement Web (WPS)

Codage GeoRSS

Note

Les normes du langage de balisage géographique ont été élaborées et sont tenues à jour par l’Open Geospatial Consortium (OGC). Les concepts essentiels du langage GML sont tirés de la série de normes internationales ISO 19100 et de la OpenGIS® Abstract Specification. La norme ISO 19136:2007 Information géographique – Langage de balisage en géographie (GML)* a été préparée par le TC 211 de l’ISO conjointement avec l’OGC.

Information supplémentaire -  langage de balisage géographique (GML)

Grammaire du langage GML

Langages GML et KML

Langage CityGML

JPEG 2000

Grammaire du langage GML

Le langage de balisage géographique (GML) exprime des entités géographiques à l’aide du langage XML. Le langage GML tient lieu de langage de modélisation des systèmes géographiques et de format d’échange ouvert pour les transactions des données géographiques sur l’internet.

Comme dans la plupart des langages XML, le langage se divise en deux parties, c.-à-d., le « schéma » qui décrit le document et le « document d’instance » qui contient les données. Un document GML est décrit par un schéma d’application GML qui permet au développeur de définir les entités géographiques ayant des propriétés valorisées en fonction du type, comme le point, la ligne et le polygone. Les développeurs du langage GML ont envisagé que les communautés d’information définiraient leurs propres schémas d’application GML. Si tous les membres d’une communauté acceptent d’utiliser les mêmes schémas, ils peuvent s’échanger facilement des données, sans risque de perte ou de mauvaise interprétation. Avec ces schémas d’application GML, l’utilisateur peut aussi partager les définitions établies par la communauté et échanger des instances des entités géographiques définies. Les clients et les serveurs dotés d’interfaces qui respectent la norme du service d'entités géographiques Web de l’OGC® peuvent lire et écrire des données GML. Le langage GML est également une norme ISO (ISO 19136:2007) qui a servi à l’élaboration du profil nord-américain de la norme ISO 19115:2003 – Information géographique – Métadonnées (PNA – Métadonnées) (accessible auprès de l’ONGC).

Les entités géographiques GML sont décrites du point de vue de leurs propriétés, et peuvent inclure des caractéristiques spatiales (géométriques ou topologiques), temporelles ou autres. Il faut noter que le concept d’entité géographiquedans le langage GML est très général et regroupe non seulement des « vecteurs » ou des objets discrets conventionnels, mais également des couvertures et des données de capteurs.

Le langage GML peut décrire le lieu, la forme et la portée d’un objet géographique, de même que les propriétés, comme la couleur, la vitesse et la densité, qui peuvent dépendre du temps. Une personne pourrait décrire une catastrophe naturelle, comme une inondation, sous forme d’une entité géographique dynamique, dont les propriétés, comme la portée, la température de l’eau et le taux d’expansion, sont toutes enregistrées à divers moments dans un intervalle de temps. Comme il est impossible de décrire toutes les entités géographiques et de prévoir leur utilisation a priori, les schémas essentiels du langage GML ne contiennent aucune définition des entités géographiques concrètes. Ces entités sont plutôt définies dans les schémas de l’application GML créés par l’utilisateur.

Bien que le langage GML soit lisible pour une personne, il est en général automatiquement produit par des outils logiciels spécialisés ou des services Web, comme le service d'entités géographiques Web (WFS), sauf dans les situations les plus simples. Par exemple, un utilisateur peut demander toutes les entités géographiques liées au parc provincial Garibaldi. Un service d'entités géographiques Web pourrait donner en guise de résultat un ensemble de données GML. Si l’utilisateur désire une représentation cartographique, il doit transformer le langage GML en graphiques vectoriels adaptables (SVG), langage qui décrit les graphiques bidimensionnels en langage XML.

Le langage GML permet à un développeur ou à un utilisateur d’exploiter tout l’ensemble des technologies XML. En particulier, le langage GML est bâti sur XML, XML Schema, XLink et XPointer. Il est facile de mélanger les données GML à des données non spatiales. Étant donné que les éléments géospatials utilisent un métalangage ouvert et uniforme, il est possible de partager sémantiquement l’information de divers domaines, comme la foresterie, les transports, la navigation, le tourisme, la géologie et les télécommunications. 

Langages GML et KML

Le langage KML, popularisé par Google, s’ajoute au langage GML. Alors que le langage GML sert à coder le contenu géographique pour toute application, par la description d’une gamme d’objets et de leurs propriétés (p. ex., des ponts, des routes, des bouées, des véhicules, etc.), le langage KML sert à la visualisation de l’information géographique adaptée pour Google Earth. Le langage KML peut servir à transmettre un contenu GML et le langage GML peut être transformé en langage KML pour permettre la présentation. Les instances KML peuvent être entièrement convertit en langage GML. Toutefois, il est impossible de représenter en langage KML environ 90 % des structures du langage GML (comme les métadonnées, les systèmes de coordonnées de référence, les références horizontales et verticales, etc., entre autres).

Langage CityGML

Le langage CityGML est un modèle d’information (schéma d’une application GML) destiné à la représentation, au stockage et à l’échange de modèles tridimensionnels virtuels de villes et de paysages. Il définit les classes de la plupart des objets topographiques pertinents, et de leurs liens, dans les villes et les modèles régionaux du point de vue de leurs propriétés géométriques, topologiques, sémantiques et esthétiques. Il comporte des arbres de généralisation entre les classes thématiques, les agrégats, les relations entre les objets et les propriétés spatiales. Cette information thématique va au-delà des formats d’échange graphique et permet l’utilisation de modèles urbains tridimensionnels dans les tâches sophistiquées d’analyse dans divers domaines d’application, comme les simulations, l’exploration de données urbaines, la gestion des installations et les demandes de renseignements thématiques.

Les modèles CityGML sont des données vectorielles tridimensionnelles complexes et géoréférencées, auxquelles s’ajoute l’aspect sémantique. Contrairement aux autres formats de vecteurs tridimensionnels, le langage CityGML repose sur un riche modèle d’information générale, comportant des renseignements géométriques et esthétiques. Dans certains domaines, le langage CityGML procure aussi un mécanisme d’extension permettant d’enrichir les données au moyen d’entités géographiquesidentifiables, sans perte de la compatibilité sémantique.

L’ OGC® City Geography Markup Language (CityGML) Encoding Standard constitue un modèle ouvert de données et un langage XML destiné au stockage et à l’échange des modèles urbains virtuels tridimensionnels. Elle est mise en œuvre sous forme d’un schéma d’application pour GML3, la norme internationale extensible pour l’échange de données spatiales. 

JPEG 2000

Le principal rôle du langage GML dans le cadre de JPEG 2000 consiste à fournir un codage XML des métadonnées nécessaires à la réalisation d’un document JPEG sous forme d’une image géoréférencée ou géographique. En ce sens, le langage GML doit donner la description de la géométrie et de la radiométrie de l’image. Il précise la définition GML minimale des images géoréférencées et peut servir au codage additionnel des métadonnées de couverture, des entités géographiques, des annotations, du style des annotations et des entités. Il reconnaît les éléments des systèmes de coordonnées de référence et les définitions des unités de mesure. La norme GMLJP2 porte sur le regroupement d’une ou de plusieurs images géographiques.


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