Le gaz naturel liquéfié

Qu'est-ce que le GNL?

Le gaz naturel liquéfié, ou GNL, est tout simplement du gaz naturel à l'état liquide. Lorsque le gaz naturel est refroidi à une température d'environ -160 °C (ou -260 °F) à la pression atmosphérique, il se transforme en un liquide clair, transparent et inodore.

Le GNL est non corrosif et non toxique. Le procédé de liquéfaction retire l'oxygène, le dioxyde de carbone, les composés sulfurés et l'eau contenus dans le gaz naturel, le transformant ainsi en un mélange composé principalement de méthane et contenant de petites quantités d'autres hydrocarbures et d'azote.

À l'état liquide, le gaz naturel est réduit à 1/600 de son volume original, ce qui rend possible son transport sur de longues distances dans des navires-citernes conçus pour le stockage, la regazéification et la livraison sur les marchés.

Le GNL en Amérique du Nord

Le GNL est utilisé comme source d’énergie aux États-Unis depuis les années 1960 et provient de sources nationales et étrangères de gaz naturel. Le GNL national est le gaz naturel produit, liquéfié et stocké en Amérique du Nord. Le gaz naturel marin, ou GNL importé, est produit et liquéfié à l'étranger puis acheminé en Amérique du Nord par de grands navires-citernes.

L’Amérique du Nord ne représente qu’une portion relativement faible de la demande mondiale en GNL, puisqu’elle est largement autosuffisante en ce qui concerne la production de gaz naturel. En 2012, les importations canadiennes de GNL représentaient moins de 1 % des importations mondiales de GNL, alors que les États-Unis représentaient un peu plus de 1 %.

Tableau 1 – Installations existantes d’importation et d’exportation de GNL en Amérique du Nord (printemps 2013)

Pays Importation Exportation
Canada 1 0
États-Unis 9 0
Total 10 0

Source : La Federal Energy Regulatory Commission des États-Unis, Office national de l'énergie

Au début des années 2000, des prévisions très optimistes sur la hausse future de la demande de GNL en Amérique du Nord ont entraîné un boom des investissements pour la construction de nouvelles installations d’importation de GNL. Dernièrement, un grand nombre de ces projets de construction de terminaux de GNL ont été annulés pour les raisons suivantes :

  1. la baisse des prix du gaz naturel,
  2. une demande industrielle faible,
  3. la production massive de gaz de schiste aux États-Unis.

Au printemps 2013, le Canada comptait une seule installation d’importation du GNL en service, le terminal Canaport [en anglais seulement], à Saint John, au Nouveau-Brunswick.

Étant donné son nombre largement suffisant de ressources non conventionnelles, l'industrie se concentre désormais sur l'exportation de GNL à partir de l'Amérique du Nord plutôt que sur l'importation de GNL en Amérique du Nord. Au printemps 2013, il y avait plusieurs propositions d'installations d'importation de GNL au Canada. Veuillez consulter Les projets canadiens de GNL pour de plus amples renseignements sur l'état d'avancement des projets canadiens.

En raison de ses propriétés de combustible fossile propre, on prévoit que le gaz naturel jouera un rôle de plus en plus important dans la demande en énergie à l'échelle mondiale. La demande en énergie devrait continuer à augmenter à long terme. On prévoit que la production mondiale de GNL continuera elle aussi à augmenter.

La Chaîne d'approvisionnement du GNL

La chaîne d'approvisionnement du GNL (illustrée dans la figure ci-dessous) consiste en plusieurs éléments interreliés.

 

Dans les pays exportateurs de GNL, le gaz naturel est extrait de bassins de gaz naturel et transporté par pipeline aux usines de liquéfaction, où il est liquéfié et stocké.

Les usines de liquéfaction sont construites aux terminaux maritimes afin de pouvoir charger le GNL sur des navires méthaniers conçus pour le transport outre-mer. Lorsque les navires méthaniers livrent la cargaison de GNL aux terminaux d’importation, le GNL est entreposé, gazéifié de nouveau et injecté dans le réseau de pipelines en vue de sa livraison aux utilisateurs finaux.

D'où vient le GNL?

Les réserves mondiales de gaz naturel sont abondantes. Par contre, une grande part de ces réserves sont considérées comme étant « immobilisées » puisqu'elles se trouvent dans des régions éloignées des marchés de consommation (notamment l’île de Trinité et le Nigeria).

La liquéfaction du gaz naturel et sa livraison outre-mer offrent à ces régions des occasions de développement économique de leurs réserves de gaz naturel.
En 2011, dix-huit pays ont produit et expédié une quantité totale de 241,5 millions de tonnes de GNL :

Voici un graphique circulaire représentant les dix plus grands pays exportateurs de GNL en 2011.

Source : Union internationale de l'industrie du gaz,
Rapports mondiaux sur le GNL 2011

Version texte - Exportations de GNL

 

La mention « Autres » inclut le Yémen, l'Égypte, les Émirats arabes unis, la Guinée équatoriale, le Pérou, la Norvège, les États-Unis* et la Libye.

*Jusqu'en 2012, Kenai LNG, situé à Cook Inlet, produisait de petites quantités de GNL en Alaska pour les exporter vers le Japon.

Où livre-t-on le GNL?

En 2011, vingt-cinq pays ont importé une quantité totale de 241,5 millions de tonnes de GNL :

Voici un graphique circulaire représentant les dix plus grands pays importateurs de GNL en 2011.

Source : Union internationale de l'industrie du gaz,
Rapports mondiaux sur le GNL 2011

Version texte - Importations de GNL

 

La mention « Autres » inclut la Turquie, la Belgique, l'Argentine, le Mexique, le Chili, le Canada, le Koweït, le Portugal, les Émirats arabes unis, la Grèce, la République dominicaine, la Thaïlande, le Brésil, les Pays-Bas et Puerto Rico.

En général, les pays indiqués ci-dessus importent du GNL pour l’une des deux raisons suivantes :

  • ils n'ont pas aisément accès à des réserves de gaz naturel;
  • ils consomment plus qu'ils n'en produisent.

Les projets canadiens de GNL

Pour de plus amples renseignements sur l'état d'avancement des projets canadiens d’importation et d’exportation de GNL, veuillez consulter Les projets canadiens de GNL.