Bénéficiaires de subventions du programme GEM-2 (projets multidisciplinaires)

2016 à 2017

La liste des bénéficiaires de subventions est triée en ordre alphabétique.

Atelier – Données du programme GEM et connaissances traditionnelles – Behdzi Ahda First Nation – Faire un lien entre les données sur les connaissances traditionnelles et celles recueillies dans le cadre du projet Mackenzie, phase II du programme GEM

Promoteur : Behdzi Ahda First Nation

Contexte : Le cadre de ce projet a été mis sur pied en 2015, à Colville Lake, là où un programme de formation sur les SIG était présenté à neuf membres de la bande. Ces membres de la bande connaissent maintenant l’analyse et les données géospatiales en lien avec les SIG. Depuis la formation, une équipe a numérisé les données sur les connaissances traditionnelles recueillies par les aînés sur des cartes en papier des terres traditionnelles de la Behdzi Ahda First Nation. La Behdzi Ahda First Nation a l’intention de miser sur ce travail pour permettre aux membres de la bande de mieux connaître les données du programme GEM et la manière de les utiliser afin d’alimenter et de développer une base de données sur les connaissances traditionnelles plus intéressante.

Objectifs : La Behdzi Ahda First Nation, dont les terres traditionnelles chevauchent la région cartographique des collines Colville, a proposé de présenter un atelier destiné aux membres de la collectivité de Colville Lake et à ceux des collectivités de la région du Sahtu, afin de déterminer la manière dont les données géologiques peuvent être reliées à celles sur les connaissances traditionnelles. Les données recueillies dans le cadre du projet Mackenzie du programme GEM-2 généreront un intérêt sur le plan de l’exploration. La Behdzi Ahda First Nation veut que toutes les collectivités de la région soient aussi bien préparées que possible pour prendre des décisions en lien avec les ressources et l’utilisation des terres et croit qu’il est essentiel de bien connaître les données GEM et les liens à faire avec celles concernant les connaissances traditionnelles.

Avantages pour le Canada : L’économie des régions de Sahtu et de Colville Lake continuera de dépendre du secteur géoscientifique et de celui des ressources naturelles. L’atelier Données du programme GEM et connaissances traditionnelles de la Behdzi Ahda First Nation servira à former les membres de la bande et les habitants de la région de Sahtu sur les données du programme GEM/géoscientifiques et sur les ressources naturelles, ainsi que sur la manière d’intégrer cette information dans les connaissances traditionnelles et de l’utiliser pour prendre des décisions en matière d’utilisation des terres. Compte tenu de l’intérêt du Canada à stimuler le développement des ressources naturelles dans le Nord, une formation appropriée sur le plan culturel peut aider à former le personnel nécessaire pour répondre à la demande croissante de ressources humaines dans la région de Sahtu et dans les Territoires du Nord-Ouest. De plus, une accélération des activités industrielles fournira à la région des avantages économiques et sociaux plus intéressants.

Utilisation des données du programme GEM pour fournir aux organismes communautaires inuvialuit un outil d’amélioration de la prise de décisions en lien avec l’exploration et l’exploitation minières dans la région désignée des Inuvialuit

Promoteur : Société régionale inuvialuit

Contexte : La Société régionale inuvialuit (SRI) est l’organisme qui représente les Inuvialuit et qui est propriétaire des terres inuvialuit, en vertu de la Convention définitive des Inuvialuit, (CDI). La mission de la SRI est de s’assurer que les conditions socioéconomiques des Inuvialuit sont préservées ou améliorées. Traditionnellement, l’exploration de gaz dans le delta de Mackenzie et de pétrole dans la mer de Beaufort était à la tête du potentiel économique de la région. Cependant, en raison de récents événements, notamment l’augmentation du forage du gaz de schiste aux États-Unis, le déclin du prix de pétrole à l’échelle mondiale ainsi que d’autres facteurs, à court ou moyen terme, l’industrie pétrolière ne représente pas une option viable d’activité économique dans la région. Pour cette raison, la SRI vise davantage le secteur des minéraux afin de créer de nouvelles sources d’emploi pour les Inuvialuit.

Objectifs : L’objectif de ce projet est d’encourager les activités d’exploitation minière dans la région désignée des Inuvialuit. Pour améliorer l’économie locale des collectivités inuvialuit par la création possible de projets d’exploration minière, la SRI ajoutera des données géoscientifiques et du programme GEM à son outil offert en ligne et se rendra dans les collectivités pour former les résidents et les organismes de la région inuvialuit sur l’utilisation de cet outil.

Avantages pour le Canada : La création d’une industrie d’exploration minière plus solide dans la région désignée des Inuvialuit renforcera la Convention définitive des Inuvialuit (p. ex. en facilitant la participation et l’autonomisation des Autochtones dans les décisions importantes en lien avec l’utilisation des terres et l’exploitation minière) et la réputation du Canada à titre de chef de file de l’exploitation minière.

Atelier sur l’utilisation des SIG pour l’intégration des connaissances traditionnelles avec les résultats du programme GEM

Promoteur : Association inuite de Kitikmeot

Contexte : L’Association inuite de Kitikmeot (AIK) a mis au point une base de données sur les connaissances traditionnelles inuites de la région de Kitikmeot, au Nunavut. Ces données sont utilisées pour comprendre la région et aider à la prise de décision concernant les ressources et l’utilisation des terres. Ces décisions sont de plus en plus importantes puisque l’intérêt pour la région découle de plus en plus du succès des projets d’exploration et de l’augmentation de la disponibilité des données géoscientifiques du gouvernement et des connaissances générées par des programmes comme le programme GM-2. Ainsi, l’AIK pense que les Nunavummiut profiteraient d’une meilleure connaissance de la manière dont les données sur les connaissances traditionnelles pourraient être intégrées aux données géoscientifiques.

Objectifs : L’objectif de ce projet est de dispenser un cours de deux semaines sur les SIG qui examinerait la manière dont les connaissances traditionnelles peuvent être intégrées aux données du programme GEM avec comme plateforme le Programme de formation Qaujisarniq Nunamik (PFQN). Le PFQN est un cours d’introduction aux SIG financé par le programme GEM qui aide les participants à mieux comprendre comment intégrer les connaissances géoscientifiques dans les décisions quotidiennes relatives à l’utilisation des terres prises par la collectivité au moyen d’une série de leçons pertinentes sur le plan culturel et du point de vue environnemental.

Avantages pour le Canada : Il existe un lien direct entre la diffusion de données géoscientifiques et les activités d’exploration subséquentes. L’augmentation importante des dépenses des sociétés minières, grandes et petites, démontre un intérêt marqué pour les ressources du Nunavut. Dans un avenir proche, il est prévu que l’économie du Nunavut dépendra dans une large mesure des ressources naturelles et du secteur géoscientifique, ce qui créera des occasions d’emploi. En formant les Nunavummiut sur les questions d’exploitation des ressources naturelles et de nature géoscientifique, particulièrement en lien avec les connaissances traditionnelles, l’on prépare une main-d’œuvre prête à répondre aux besoins actuels et futurs de l’industrie dans ces terres. Une main-d’œuvre prête à répondre aux besoins permettra à l’industrie de croître et d’offrir des avantages socioéconomiques au Nunavut.

Sahtú Nę́nę́ Náoweré – Partage des connaissances des terres dans la région du Sahtu (phase II)

Promoteur : Ɂehdzo Got’ı̨nę Gots’ę́ Nákedı/Office des ressources renouvelables du Sahtu

Contexte : Comme indiqué dans l’Entente sur la revendication territoriale globale des Dénés et Métis du Sahtu (ERTGDMS), le promoteur a le mandat d’appuyer la recherche collaborative en lien avec les connaissances traditionnelles et les données scientifiques afin de participer à la cogestion de la faune, de l’habitat et des récoltes dans la région du Sahtu. Le promoteur a mis au point une dynamique et acquis une réputation en matière de savoir-faire technique et de soutien aux projets communautaires qui renforcent la prise de décisions et le savoir traditionnel en lien avec la faune, l’habitat et les récoltes. En 2015, le promoteur a mis sur pied un projet de cartographie de la région et créé un atlas en ligne conçu spécifiquement pour la collectivité. 

Objectifs : L’objectif de ce projet est de prolonger la composante du programme GEM de l’atlas de la région de Sahtu en ligne pour mieux intégrer les interprétations interculturelles de la géoscience et des connaissances traditionnelles comme base à la prise de décision. Le projet favorisera la collecte et la compilation des ensembles de données géospatiales, permettra l’inclusion de meilleures ressources interactives et appuiera l’incorporation des connaissances traditionnelles des Métis/Dénés du Sahtu dans les projets d’exploitation minière et pétrolière passés ou à venir. Le projet mettra à l’essai une collaboration intergénérationnelle entre les jeunes et les détenteurs du savoir traditionnel Métis/Dénés et fournira un nouvel élément pédagogique aux élèves et aux enseignants de la région du Sahtu.

Avantages pour le Canada : Le projet propose une approche novatrice pour réunir les connaissances traditionnelles et les données géoscientifiques qui favorisera la planification du développement et de l’utilisation des terres tout en sensibilisant le public aux relations entre la géoscience et les connaissances traditionnelles. L’utilisation d’un outil de cartographie convivial par les écoles et les collectivités favorisera le partage des connaissances d’une manière adaptée aux besoins des habitants du Nord.

 

2015 à 2016

La liste des bénéficiaires de subventions est triée en ordre alphabétique.

Intégration des cartes géologiques du programme GEM et l’Inuit Qaujimajatuqangit (connaissances traditionnelles des Inuits) à l’application de cartographie Web de l’Association inuite de Kivalliq

Promoteur : Association inuite de Kivalliq (KIA)

Contexte : En juillet 1993, par suite de la signature de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, les Inuits sont devenus propriétaires d’un vaste territoire. Dans la région de Kivalliq, du côté ouest de la baie d’Hudson, ce territoire recouvre un total de 96 171 kilomètres carrés (37 132 milles carrés) de surface terrestre et de 13 054 kilomètres carrés (5 040 miles carrés) de terres souterraines, notamment de minéraux. KIA Lands gèrent les terres inuites au nom de tous les Inuits, afin de promouvoir le principe d’autonomie et le bien-être culturel et social des Inuits aujourd’hui et demain. Les terres inuites doivent être gérées de façon à maintenir et à améliorer leur valeur. Pour appuyer ces objectifs, la KIA a conçu l’application de cartographie Web qui permet aux utilisateurs de visualiser diverses couches de données sur la carte, de visualiser l’information source associée à ces couches de données et de produire des rapports détaillés pour des zones spatiales définies.

Objectifs : L’objectif principal de ce projet est de développer et d’améliorer davantage l’application de cartographie Web de la KIA en intégrant les données sur les connaissances traditionnelles des Inuits, les données et les connaissances géoscientifiques du programme GEM (programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux) et les données de surveillance des eaux afin de permettre la prise de décisions éclairées et la gestion des terres inuites du Nunavut. Les améliorations apportées à la fonctionnalité de l’application comprennent l’élaboration d’outils de production de rapports pour le Système d’aide à la décision, le repérage des études géologiques du programme GEM, ainsi que les données sur les connaissances traditionnelles des Inuits et les données relatives aux enjeux environnementaux touchant les terres inuites disponibles en fonction de la portée spatiale des permis actuels et proposés d’utilisation des terres et des eaux, des projets miniers et autres projets et camps d’ingénierie et des propositions de tracés et trajets de pipelines.

Avantages pour le Canada : Les résidents du Nord auront accès aux données et aux connaissances produites par le programme GEM et aux connaissances traditionnelles des Inuits provenant de différentes sources d’une façon plus interactive et interopérable. Le système d’information géographique (SIG) et l’information connexe au SIG sont un outil puissant et efficace pour la planification de l’utilisation des terres et des ressources lorsqu’un accès facile aux données géospatiales peut être accordé à tous les utilisateurs finaux. Cette page Web sert de ressource aux étudiants, aux enseignants et aux collectivités qui s’intéressent à la géologie du Nunavut afin de déterminer ce qui a été réalisé en matière de cartographie et de recherches géoscientifiques et à quel endroit. Cet outil de cartographie est également utilisé pour répondre aux exigences et obligations juridiques énoncées dans l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (ARTN) et dans d’autres lois et instruments juridiques concernant la gestion des terres, ce qui touche un grand nombre de Nunavummiut.

Formation des formateurs dans le cadre du Programme de formation Qaujisarniq Nunamik de 2016

Promoteur : Collège de l’Arctique du Nunavut

Contexte : En 2012, 2014 et 2015, les données et connaissances produites dans le cadre du programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux (GEM) ont été intégrées au module sur les systèmes d’information géographique (SIG) du Programme des technologies environnementales offert au Collège de l’Arctique du Nunavut à Iqaluit. Le module amélioré, intitulé le Programme de formation Qaujisarniq Nunamik (PFQN), est habituellement donné en classe, à temps plein, sur une période de trois semaines. Le PFQN est conçu pour familiariser les étudiants aux données géoscientifiques et aux données du programme GEM afin qu’ils comprennent mieux comment intégrer ces connaissances aux décisions quotidiennes relatives à l’utilisation des terres prises par la collectivité. Dans le cadre de ce programme, on enseigne également les concepts des SIG au moyen d’une série de leçons pertinentes sur le plan culturel et environnemental. Les plus grandes limites à l’élargissement du PFQN sont le nombre d’enseignants compétents dans le territoire, puisque ce cours est donné actuellement par des enseignants compétents du Sud.

Objectifs : L’objectif primaire de ce projet est d’élaborer la formation des formateurs du PFQN et de l’offrir aux Nunavummiut qui sont des utilisateurs qualifiés de SIG, permettant ainsi aux utilisateurs locaux de SIG du Nunavut d’acquérir les habiletés et les connaissances requises pour donner le cours du PFQN. La formation des formateurs maximise l’utilisation des données et des connaissances du programme GEM par les Nunavummiut, accroît la capacité technique du Nunavut en matière de SIG (p. ex., accroître l’accès à un cours sur les SIG pertinent sur le plan culturel et environnemental), et augmente la capacité du Nunavut en formant de futurs enseignants qui peuvent transmettre les connaissances du programme GEM à d’autres Nunavummiut. Huit participants ont participé au cours, qui a été donné en mars 2016 au Collège de l’Arctique par deux enseignants. Les participants ont indiqué que leurs compétences en enseignement relatives aux SIG se sont beaucoup améliorées, et l’intérêt de donner le cours dans leurs collectivités respectives a augmenté.

Avantages pour le Canada : La formation et l’éducation des Nunavummiut sur les enjeux liés à la géoscience et aux ressources naturelles appuient la création d’un effectif compétent, prêt à répondre aux besoins actuels et futurs de l’industrie. La formation des formateurs du PFQN accroît la capacité de l’effectif Nunavummiut d’offrir le PFQN dans l’ensemble du territoire, ce qui crée des possibilités d’apprentissage qui renforcent les connaissances techniques et augmentent l’intérêt des Nunavummiut aux outils et aux technologies de cartographie géologique, en plus de sensibiliser davantage les Nunavummiut et d’accroître leur intérêt aux possibilités de formation et de carrière dans le domaine géoscientifique du Nunavut. La formation des formateurs du PFQN de 2016 a permis de former huit nouveaux enseignants de partout au Nunavut dans le domaine des SIG. Des cours du PFQN supplémentaires sont prévus dans des collectivités à l’extérieur d’Iqaluit.

Sahtú Nę́nę́ Náoweré – Partage des connaissances du territoire dans la région du Sahtú

Promoteur : Ɂehdzo Got’ı̨nę Gots’ę́ Nákedı/Office des ressources renouvelables du Sahtu

Contexte : Ce projet complète et renforce l’initiative de cartographie de la collectivité du Sahtú, qui a été lancée en 2013 et qui s’appuyait sur des données spatiales pour concevoir un outil utile aux collectivités et aux chercheurs du Sahtú, ainsi qu’à leurs partenaires en gestion des ressources. Une évaluation récente du projet sur les connaissances spatiales de l’Office des ressources renouvelables du Sahtú a révélé que, même si on a inclus de nombreux ensembles de données spatiales sur les connaissances traditionnelles liées à la région du Sahtú (c.-à-d. les documents de recherche d’études sur les récoltes, la culture, la faune et l’habitat), les données géoscientifiques actuelles sont manquantes et doivent être intégrées.

Objectifs : Les objectifs de ce projet sont les suivants : compiler et intégrer les données GEM actuelles (programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux) et les connaissances traditionnelles des Métis/Dénés du Sahtú dans l’Atlas du Sahtú en ligne; créer un nouvel outil de connaissances qui intègre les interprétations interculturelles de la géoscience et des connaissances traditionnelles; au moyen d’ateliers, promouvoir l’utilisation de l’outil dans la prise de décisions relatives au développement de ressources et à l’utilisation des terres; offrir une formation aux membres, enseignants et étudiants de la collectivité sur l’utilisation des données du programme GEM et des connaissances traditionnelles dans l’Atlas du Sahtú comme outil éducatif possible. Vingt-quatre ateliers et réunions ont eu lieu dans la région du Sahtú en mars 2016 afin de communiquer les améliorations apportées à l’Atlas en ligne, donnant ainsi aux membres de la collectivité la possibilité d’examiner la nouvelle information géoscientifique d’une façon qui convient mieux à leurs besoins, et ce, à leur propre rythme.

Avantages pour le Canada : Le projet favorise une sensibilisation accrue de même que plus de connaissances et d’habiletés en gestion des ressources au sein des collectivités du Sahtú et des organisations régionales et interrégionales de gestion des ressources. Le fait de lier l’information et les données géologiques du programme GEM aux connaissances traditionnelles essentielles permet d’améliorer l’application et d’accroître l’utilisation de l’outil chez les résidents du Nord, ce qui contribue à une meilleure utilisation de la terre et à une meilleure planification du développement. Ce projet a mené à l’acquisition de connaissances interculturelles et à l’établissement de relations plus solides entre les collectivités et les spécialistes géoscientifiques, ainsi qu’à la mobilisation active des résidents du Nord dans l’élaboration d’outils de cartographie numérique conviviaux.

Cartographie de la probabilité de développement minier et énergétique dans le territoire traditionnel du Conseil de Teslin Tlingit

Promoteur : Conseil de Teslin Tlingit

Contexte : Le Conseil de Teslin Tlingit (CTT) est une Première Nation autonome, dont le territoire traditionnel s’étend le long de la frontière entre le Yukon et la Colombie-Britannique. En tant qu’intendant, gestionnaire et législateur, le CTT a besoin de la meilleure information possible relative au territoire et des nombreuses valeurs qui la concerne afin de prendre des décisions responsables et productives relatives à l’exploitation et à l’utilisation durables de ressources renouvelables et non renouvelables. L’élaboration d’outils appropriés qui contribuent au processus de prise de décisions interne est une priorité pour le CTT, tout comme la création d’un modèle pour les gouvernements des Premières Nations à proximité et dans d’autres régions nordiques.

Objectifs : L’objectif de ce projet est d’élaborer une carte numérique des probabilités de développement minier et énergétique qui contribue à la prise de décisions relatives aux ressources et au territoire et l’appuie davantage. Ce produit numérique découle de la synthèse et de l’analyse de nombreuses couches de données énergétiques et minérales, notamment les données du programme GEM (programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux), ainsi que d’autres données spatiales qui influencent le potentiel minier. La connaissance locale contribue à l’obtention de toutes ces données. Une couche de la carte représentant la possibilité de production minière et énergétique peut être évaluée plus facilement que d’autres valeurs, comme les valeurs fauniques qui sont souvent dépeintes comme le potentiel de l’habitat. Certains des principaux avantages associés à la conception d’un tel outil sont les suivants : contribuer à la planification de l’utilisation des terres nordiques sur l’ensemble du territoire traditionnel à l’échelle régionale et à l’échelle locale au Yukon et en Colombie-Britannique; permettre un dialogue utile entre le CTT, l’industrie, et d’autres gouvernements en ce qui concerne le travail d’exploration et de développement minier durable et favoriser le développement économique responsable; contribuer à l’évaluation des effets cumulatifs sur l’ensemble du territoire traditionnel, et, de façon plus générale, au processus d’évaluation socioéconomique et environnementale des deux côtés de la frontière; appuyer l’évaluation des risques pour le CTT en ce qui concerne l’Accord définitif et les droits issus de traités, notamment le titre, qui demeure important au fil du temps. Lors de la conception de l’outil, il était rapidement évident qu’une base de données adaptable et consultable serait plus en mesure d’appuyer une saisie de données changeante, plutôt que l’élaboration de cartes statiques. Cette approche plus dynamique a fourni un cadre de travail plus général pour la planification de l’utilisation régionale de terres dans la région de la bande Teslin Tlingit, et a permis d’atteindre et de surpasser les objectifs de projet initiaux.

Avantages pour le Canada : Ce projet offre un outil permettant d’évaluer le potentiel minier et énergétique dans le Sud du Yukon et le Nord de la Colombie-Britannique relativement à de nombreuses autres valeurs, ce qui est nécessaire pour augmenter la certitude dans le secteur des ressources de l’industrie, des gouvernements provinciaux et territoriaux et des gouvernements des Premières Nations. Cet outil sera facile à reproduire pour d’autres régions du Nord qui se heurtent à un carrefour semblable du développement des ressources et des intérêts et valeurs autochtones. En créant un outil qui peut être mis en œuvre immédiatement et qui peut aussi être adapté, le CTT a offert aux Premières Nations du Nord une ressource accessible et dynamique.

Combler le fossé des données : Mobiliser les résidents du Nord au moyen d’outils informatiques pour le partage participatif de connaissances et la mobilisation des données GEM

Promoteur : Université Western

Contexte : L’Université Western a conçu un outil de mobilisation des données qui vise à faciliter la réalisation des analyses de pointe des mégadonnées et à les rendre accessibles aux utilisateurs non spécialistes. L’augmentation des ressources humaines dans le Nord, notamment en offrant un meilleur accès aux données, permet une participation plus importante dans l’exploration, l’utilisation et la protection du Nord du Canada, ce qui devrait permettre de produire des gains et des avantages socioéconomiques. Bien que cela soit jugé essentiel au développement économique dans le Nord, peu d’efforts ont été déployés pour intégrer la totalité de l’éthique et des connaissances traditionnelles autochtones aux données scientifiques de façon à permettre à ces deux types de connaissances de coexister et de se compléter.

Objectifs : Ce projet, qui sera dirigé par l’Université Western et réalisé en collaboration avec Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), est axé sur l’organisation d’un atelier de deux jours qui aborde la façon dont les analyses informatiques poussées peuvent être utilisées pour favoriser le partage participatif de connaissances et la mobilisation des données dans les collectivités du Nord (y compris un meilleur accès aux données du programme GEM [programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux] de base). L’objectif de ce projet est d’amorcer un dialogue ouvert avec ITK afin de lancer la mise en œuvre d’analyses informatiques poussées pour les données du programme GEM tout en découvrant simultanément la meilleure façon de produire ces données pour permettre la mobilisation de collectivités du Nord et le partage participatif de connaissances ainsi que la mobilisation des données. L’objectif final est de mobiliser simultanément les données du programme GEM et de les rendre accessibles aux intervenants du Nord, tout en favorisant le partage bidirectionnel de connaissances. Cette approche permet de diminuer les obstacles à l’adoption d’outils de mégadonnées, puisqu’elle les rend accessibles, compréhensibles et utiles pour le non-spécialiste.

Avantages pour le Canada : Ce projet est une collaboration unique entre le milieu universitaire, les résidents du Nord, l’industrie, les gouvernements territoriaux et RNCan, qui travaillent à l’élaboration d’un outil Web durable, mesurable, efficace, simple et novateur. L’élaboration d’un cadre de travail concret qui facilite le partage de connaissances novatrices et l’utilisation d’outils analytiques avancés pour la prestation de données permet de veiller à ce que les données soient présentées d’une façon accessible et pratique adaptée aux besoins des résidents du Nord. De plus, ce projet offre une formation sur les techniques informatiques modernes s’adressant aux résidents du Nord, ce qui contribue à la capacité géoscientifique canadienne et maximise l’utilisation des résultats de recherche appuyés par le programme GEM.