PROJET CANADA-CHINE SUR LES GLISSEMENTS DE TERRAIN

ACTIVITÉ DE GLISSEMENT DE TERRAIN RIPLEY

Durée

De 2013 à 2016

Contexte

Les chemins de fer contribuent à la croissance économique; par conséquent, il est nécessaire d’assurer le transport sécuritaire, fiable et sécurisé des ressources naturelles, des produits agricoles, des produits manufacturés et des personnes d’un océan à l’autre. À mesure que l’économie du Canada croît, un volume de plus en plus important d’importations et d’exportations doit être transporté par train d’un bout à l’autre du pays. Certaines parties du réseau de chemins de fer du Canada traversent des terrains qui sont susceptibles aux dangers de glissement de terrain. Afin d’assurer la sûreté et la sécurité publiques à long terme de notre système de chemins de fer, une diversité d’outils et de techniques est élaborée et utilisée par le secteur privé pour aider à surveiller certaines régions qui sont susceptibles aux problèmes associés à la stabilité des pentes. En particulier, la partie du couloir ferroviaire du Canadien National (CN) et du Canadien Pacifique (CP) qui passe dans la vallée de la rivière Thompson entre Ashcroft et le pont de Spence dans le sud de la Colombie-Britannique est un secteur de concentration. Au cours des dernières années, des scientifiques de la Commission géologique du Canada ont collaboré avec des représentants de la Chine, des universités, de Transports Canada, du CP et du CN dans le cadre d’une étude unique visant à mettre à l’essai et évaluer une série d’outils et de technologies utiles dans la surveillance des terrains susceptibles aux glissements.

Réalisations de projets

À l’aide de diverses techniques géophysiques à faible profondeur, y compris la résistivité électrique, la réfraction sismique, l’induction électromagnétique à fréquence fixe et le géoradar, la nature des matériaux des pentes mouvantes du site du glissement de terrain Ripley près d’Ashcroft est mieux comprise. La surveillance à court et à long terme des glissements de terrain comprend une série de techniques et de méthodes, y compris celles énumérées ci-après :

  • trois stations GPS permanentes installées, qui indiquent un mouvement de jusqu’à 55 mm par année;
  • cinq trous de sonde ont prélevé des carottes solides à une profondeur de 30 m;
  • des échantillons de trous de sonde pour une analyse de la texture, des limites d’Atterberg et des propriétés de résistance au cisaillement;
  • neuf réflecteurs en coin installés pour l’interférométrie RADARSAT-2 qui montrent le mouvement complet du glissement, mais que la majeure partie du mouvement se situe à l’extrémité sud (~68 mm par année);
  • ShapeAccelArray (SAA) installé;
  • Détection et télémétrie par ondes lumineuses optiques terrestres (LiDAR) appliquée;
  • cinq piézomètres à corde vibrante installés;
  • un géoradar montre la stratigraphie superficielle et les plans de cisaillement;
  • la réfraction et la réflexion sismiques montrent des relations stratigraphiques plus larges;
  • la technologie de surveillance à fibre optique répartie déployée pour la première fois au Canada;
  • D’autres recouvrements de données et des technologies additionnelles sont prévus à l’avenir.

Personne-ressource

David Anderson – Conseiller principal en politiques