La science et les tremblements de terre - Vidéo

mars 2010

Transcription

En Haïti, on est très, très proche d’une bordure de plaque tectonique, et les plaques tectoniques ont des mouvements relatifs les unes par rapport aux autres. Ce que ça veut dire, c’est qu’à ces endroits, il y a énormément de force géologique qui s'accumule. Donc, on a des contraintes géologiques le long de deux plaques.

Dans le cas d’un tremblement de terre de magnitude 7, ce n’est pas exactement deux plaques, mais c’est une grande faille, suivant laquelle pendant des centaines d'années les forces géologiques ce sont accumulés. Lorsque ces forces se sont accumulées sur une grande période de temps, elles vont audelà de la résistance de la faille, et puis ce qui arrive, c’est que directement à ce moment-là, se produit un glissement très fort. Si ce glissement est d’une amplitude relativement faible, à ce moment-là on a un séisme relativement petit sur l'échelle de Richter. Mais lorsque ce glissement se poursuit pendant plusieurs dizaines de secondes, et sur une longue surface de cette faille-là, à ce momentlà, les vibrations sont d’autant plus grandes.

Après un tremblement de terre de magnitude 7, comme celui de 12 janvier dernier, surtout quand il est près de la surface, on s’attend à ce qu’il y ait des répliques. Les répliques sismiques ce sont des petits chocs qui suivent un tremblement de terre majeur. Et la magnitude de ces répliques est variable. Elles peuvent être assez petites, elles peuvent être même assez fortes. Généralement, les plus fortes ont une magnitude d’environ 6, donc, assez considérable pour même causer d’autres dommages.

D’autre part, ce séisme-là était relativement près de la surface. Les zones habitées étaient très près du relâchement d’énergie. Ce qui fait que des dommages qui étaient déjà considérables ont été encore plus considérables, parce qu’on a vu justement les vibrations de ces répliques-là souvent faire tomber les édifices qui étaient déjà ébranlés par le choc principal.

Le séisme était très destructeur parce que, tout d’abord, c’est un séisme très puissant. On parle de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, ce qui est 1 000 fois plus fort en terme de relâchement d’énergie que l’explosion atomique sur Hiroshima, alors il y a énormément d’énergie qui était dégagée.

Donc, en résumé, la force de séisme, le fait qu’il était peu profond et aussi la construction mal adaptée pour faire face à des vibrations intenses.