Lutte biotechnologique contre les ravageurs forestiers - Vidéo

septembre 2010

Transcription

Narrateur : Les plus anciens êtres vivants terrestre, les insectes, ont apparus sur la terre il y a un peu moins de 4 cent millions d’années. On estime à plus de 6 millions le nombre d’espèces d’insectes qui fourmillent sur la planète mais très peu sont considérées comme nuisibles. Les insectes pollinisent les fleurs, fertilisent le sol, recyclent et nettoient les forêts et les prairies.

Cependant, en exerçant leurs rôles, les insectes infligent parfois des dommages aux arbres et aux produits du bois.

[image : très gros plan de Michel avec son nom ou son titre officiel dans le bas de l’écran]

Séquence avec Michel : « Il y a un certain nombre d’insectes ravageurs dans les forêts canadiennes qui causent des dommages très importants et des pertes économiques très importantes. Dans certains cas, on n’a pas vraiment d’outils. »

[popup: En 2007, des infestations de dendroctone du pin ponderosa ont ravagé plus de 9,2 millions d’hectares de forêts de pin en C.B]

Narrateur : Depuis quelques années, le Service Canadien des forêts se tourne vers la biotechnologie pour d’élaborer de nouveaux moyens de contrôle.

Séquence avec Michel : « On a accès à quelques produits antiparasitaires mais ça demeure très limité et il y a toujours la question : est-ce que les insectes pourraient développer de la résistance, par exemple, à ces produits là ou est-ce que pour une raison ou pour une autre, leur utilisation pourrait devenir inacceptable soit pour des raisons environnementale, ainsi de suite. Donc, un de nos objectifs est de développer des nouveaux produits antiparasitaires qui sont respectueux de l’environnement, mais très efficaces aussi. »

[popup : Entre 1982 et 1987, les insectes et les maladies ont détruit plus de 16 million de mètres cubes de bois par année au Québec]

Narrateur : Afin de concevoir des produits antiparasitaires efficaces, les experts entomologistes du SCF tels que Michel Cusson s’intéressent de près au comportement des insectes, à leur physiologie et au fonctionnement de leurs hormones.

Séquence avec Michel : « L’ensemble de nos travaux se situent dans le domaine de ce qu’on appelle « la génomique des insectes ». Donc un domaine qui est quand même assez vaste mais essentiellement où on tente d’identifier les gênes les plus importants chez les insectes »

Narrateur : En identifiant des gènes uniques chez certains insectes, il est possible de créer des pesticides qui ne causeront pas de dommages aux autres espèces, mais seulement aux insectes ciblés. Ainsi, certains gènes découverts par les entomologistes sont utiles pour améliorer l’efficacité de produits antiparasitaires.

Séquence avec Michel : « Certains de ces gènes là peuvent aussi être utilisés pour l’amélioration de l’efficacité d’insecticides microbiens qui existent. Il existe des insecticides à base de bactérie, de virus, de champignons. Dans certains cas ce sont des outils très utiles et très écologiquement désirables parce qu’ils sont très spécifiques. Ils n’ont pas d’impact sur d’autres organismes non-ciblés.

[popup : Au Canada, plus de 181 espèces d’insectes sont des espèces exotiques envahissantes]

Narrateur : Les recherches menées par Michel aideront à gérer des risques futurs causés par les espèces envahissantes et dégradantes.