Intégration de l’énergie éolienne au réseau électrique

Par : Chantal Hunter
mars 2014

Un projet de démonstration dans les Maritimes utilise des systèmes de contrôle de pointe pour mieux intégrer l’énergie éolienne au réseau électrique.
Image d’éoliennes au large des côtes de l'Î.-P.-É.

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Éoliennes au large des côtes de l'Î.-P.-É.

L’énergie éolienne est une source d’énergie renouvelable en plein essor dans le monde entier. Toutefois, la nature intermittente du vent signifie que d’autres sources d’énergie, telles que les combustibles fossiles, sont nécessaires pour équilibrer la charge des systèmes.

Grâce au financement du Fonds pour l’énergie propre de Ressources naturelles Canada (RNCan), un projet de démonstration dirigé par Énergie NB Power connu sous le nom de PowerShift Atlantic est en cours. Il utilise un concept appelé centrale virtuelle pour équilibrer la variabilité de l’approvisionnement en électricité provenant des éoliennes situées en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard avec des sources existantes.

Centrale virtuelle

« Le but du projet PowerShift Atlantic est de déterminer si le contrôle intelligent de la charge peut soutenir l’intégration de l’énergie éolienne à un coût économique raisonnable », indique Rob Brandon, directeur adjoint de programme du Bureau de recherche et de développement énergétiques de RNCan.

La centrale virtuelle, laquelle est en fait un programme informatique, contrôle les charges électriques choisies pour les bâtiments, tout en intégrant la production éolienne comme source d’énergie. La tâche consiste à maximiser l’utilisation de l’énergie éolienne et de continuer à satisfaire aux attentes en matière d’électricité des clients.

Schéma illustrant la connectivité de bout en bout de la centrale virtuelle.

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Schéma illustrant la connectivité de bout en bout de la centrale virtuelle.

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Centrale électrique virtuelle PowerShift Atlantic – Comment ça fonctionne!

La solution PowerShift Atlantic (PSA) exige la participation de quatre acteurs principaux. Vous voyez, de gauche à droite, l’exploitant du réseau (System Operator – SO), la centrale virtuelle (Virtual Power Plant – VPP), les agrégateurs (Aggregators) et les clients (Customers). Ce diagramme illustre la connectivité de bout en bout, en commençant par l’exploitant du réseau qui envoie et reçoit de l’information au moyen de la centrale virtuelle. Ensuite, celle-ci échange de l’information avec les agrégateurs sur la portion de charge qui doit être transférée en fonction de la demande de l’exploitant du réseau de même que les prévisions et capacités de l’agrégateur. Puis les agrégateurs communiquent avec les divers clients résidentiels et commerciaux au moyen d’une série de solutions matérielles et logicielles intelligentes installées dans les divers sites des clients résidentiels et commerciaux.

Un choix naturel

Il était opportun pour la région de mieux intégrer la contribution des vents étant donné l’excellente capacité de production éolienne des Maritimes. Actuellement, les services publics régionaux fournissent 9 p. 100 de l’approvisionnement en électricité provenant du vent.

Le partenariat comprend RNCan et plusieurs entités des secteurs public et privé, notamment Énergie NB Power, Saint John Energy, Maritime Electric, Nova Scotia Power, Exploitant du réseau du Nouveau-Brunswick, l’Université du Nouveau-Brunswick et les gouvernements du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le projet PowerShift Atlantic étant entièrement opérationnel depuis octobre 2013, on s’attend à ce que près de 2 000 clients dans les Maritimes y participent au cours de sa durée. S’il s’avère avantageux sur le plan économique, le projet de démonstration pourrait être élargi et éventuellement faire partie des opérations courantes.

Résultats prometteurs

Les chercheurs étudient également le développement futur du modèle de la centrale virtuelle qui pourrait faire en sorte de réduire la demande en période de pointe. Cette étude pourrait retarder la nécessité d’accroître la capacité de production compte tenu de l’augmentation de la charge électrique. L’approche de la centrale virtuelle pourrait également comprendre une gamme plus vaste de charges électriques pour les clients des secteurs commercial et industriel.

« PowerShift Atlantic attire déjà l’attention des entreprises de services publics canadiennes et internationales étant donné qu’il s’agit du plus important projet de démonstration actuellement en cours du contrôle intelligent de la charge pour l’apport éolien », déclare Michel Losier, gestionnaire du projet PowerShift Atlantic.

Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site Web du Ressources de l'énergie.  

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