Un siècle de technologie à la Forêt expérimentale de Petawawa (Vlogue de la scientifique principale)

Afin de célébrer le 100e anniversaire de la Forêt expérimentale de Petawawa, nous examinons comment les technologies de recherche forestière ont évolué au fil du temps et comment les données recueillies dans cette forêt peuvent s’appliquer aux problèmes actuels et à la gestion durable des forêts.

Transcription

Donna :

Ont est ici aujourd’hui à la Forêt expértimentale de Petawawa pour célébrer leurs 100e anniversaire. Cent ans de recherche en foresterie appliqué ou l’ont captures et ont collectes des données sur la forêt, l’établissement de la forêt, en utilisant de différentes technologies qui ont évolués au travers des temps. Ont vas discuter aujourd’hui avec trois collaborateurs de la Forêt expérimentale de Petawawa et ont vas parlers de comment les différentes technologies ont aider à receuillir des données sur la pratique de la gestion des forêts et qui vont aider à supporter une pratique responsable de la forêt

Donna :

Nous nous trouvons dans la placette d’échantillonnage permanente no 1. Pendant le trajet, j’ai posé la question à savoir si le no 1 signifie que cette placette a été la première il y a 100 ans. Alors pourriez-vous m’en dire un peu plus sur l’histoire de la Forêt expérimentale de Petawawa et de cette placette d’échantillonnage permanente?

Murray Woods :

Vous savez, c’est tellement intéressant d’avoir des placettes datant de très longtemps, comme l’a mentionné Donna. Si vous pouvez vous imaginer, en 1918, un peuplement de pins blancs après un incendie, d’un diamètre d’environ cette dimension, les tiges, et au cours du siècle qui s’est écoulé, il y a eu sept récoltes dans cette placette. Alors on voit à quel point il peut être avantageux d’éliminer certains des arbres les plus petits, les moins prometteurs, et de laisser les plus gros arbres former la prochaine couverture. Nous nous retrouvons avec de plus gros diamètres et nous nous efforçons de favoriser la régénération du pin blanc. Donc, nous avons une feuille de route répertoriant les mesures de chaque arbre au fil du siècle, nous mesurons les arbres tous les cinq ans et tous les dix ans pour avoir un aperçu de la façon dont poussent les arbres, de leur taux de croissance, des causes de mortalité et de l’évolution de la composition du peuplement au fil du temps. Nous utilisons ces données à des fins de modélisation.

Donna Kirkwood :

Je sais que vous n’y étiez pas il y a 100 ans, mais peut-être pourriez-vous nous donner un aperçu de ce que l’on échantillonnait il y a un siècle, des techniques que l’on employait à l’époque, de la façon dont on s’y prenait pour mesurer et de l’objectif des mesures effectuées?

Murray Woods :

Il y a certaines choses qui ont assez peu changé par rapport à ce que nous faisons aujourd’hui. On mesurait le diamètre et la hauteur des arbres, alors on montait dans chaque arbre et on prenait les mesures du diamètre à l’aide d’un ruban ou d’un pied à coulisse et c’était la principale façon de mesurer les caractéristiques de l’arbre.

Donna Kirkwood :

Alors j’imagine qu’au fil des ans, la Forêt expérimentale de Petawawa a évolué de quelques parcelles à un nombre grandissant de placettes… Avez-vous de l’information sur cette évolution et sur les différentes placettes échantillons, sur la façon dont elles ont évolué et sur les raisons de cette évolution?

Murray Woods :

La régénération du pin blanc, l’historique des incendies, l’élaboration d’un système d’indice forêt météo pour la prédiction des incendies forestiers, évidemment la régénération, notamment en termes de régénération artificielle, la détermination de la densité de plantation appropriée pour des espèces comme le pin rouge, l’épinette et le pin gris, les travaux de génétique, des placettes ont été établies pour toutes ces recherches, alors il y en a toute une gamme, on parle d’environ 500 placettes d’échantillonnage ici, alors nous avons de nombreuses années de mesures d’arbres individuels qui peuvent nous servir pour la modélisation maintenant, mais nous pouvons aussi songer à reprendre des mesures maintenant qu’on doit composer avec les problèmes causés par les changements climatiques, pour en évaluer les répercussions sur les taux de croissance.

Donna Kirkwood :

Lise nous parlait des partenariats ici, qui sont très importants. Murray, en se présentant, disait qu’à l’origine, il travaillait au sein du gouvernement provincial, mais qu’il travaillait maintenant pour RNCan, alors il y a une excellente collaboration entre le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral. Passons maintenant à Scott, qui fait partie d’un autre type de partenaire avec qui on travaille ici, à Petawawa, soit les utilisateurs des données et des renseignements qui sont recueillis ici, alors peut-être quelques mots au sujet de l’importance de la Forêt expérimentale de Petawawa?

Scott McPherson :

Je fais de la planification de l’aménagement forestier et il y a des choses vraiment importantes que je dois être en mesure de faire, comme décrire ma forêt dans son état actuel, d’où la nécessité absolue d’un bon inventaire. Il faut être en mesure de faire état de la façon dont cette forêt a changé au fil du temps et d’en déceler les changements au fil du temps, d’où l’importance, encore une fois, de ces éléments d’inventaire qui nous donnent la description de la forêt au fil du temps et des perturbations qu’elle a subies, incendies, récoltes et régénération. Mais le principal défi est d’arriver à prédire la façon dont cette forêt sera aménagée dans 100 ans. En fait, notre planification s’étend sur un échéancier de 150 ans, alors encore une fois, c’est extrêmement important de bâtir des modèles et de faire des projections reposant sur la façon dont les choses ont évolué au fil du temps par le passé.

Donna Kirkwood :

Alors, Bastien, j’aimerais bien que vous nous en disiez un peu plus au sujet de ce sur quoi vous travaillez, et nous parlions de l’utilité des techniques les plus récentes pour en apprendre toujours davantage sur les forêts et les arbres afin d’alimenter les pratiques d’aménagement durable. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre travail?

Bastien Vandendaele :

Je travaille sur un gros projet, le projet AWARE, déployé à l’échelle du Canada. Nous avons des partenariats avec des gouvernements, des membres de l’industrie de l’alimentation et des universités et c’est très intéressant d’avoir accès à toutes les données recueillies ici, à Petawawa. Ce que nous essayons de faire, moi et l’équipe de 15 étudiants qui prennent part à ce projet, c’est de recourir à la technologie de télédétection pour améliorer les inventaires forestiers, alors je me penche sur la technologie LiDAR.

Donna Kirkwood :

LiDAR, comme géologue, j’ai travaillé avec des données LiDAR. En fait, il s’agit d’un capteur aéroporté qui projette de la lumière vers le sol pour ensuite la recapter et qui, ce faisant, mesure la hauteur de différents objets. Il y a le LiDAR aéroporté et je crois que ceci est aussi un type d’instrument semblable, un LiDAR?

Bastien Vandendaele :

Oui. Je peux vous montrer, c’est une version du LiDAR appelée Kaarta Contour, et c’est une marque de système de balayage LiDAR. C’est assez simple, il vous suffit de le déposer, de créer un nouveau projet et lorsque le projet est terminé, on n’a qu’à marcher dans la forêt. Je peux prendre une photo, tout simplement, pour indiquer que notre balayage commence ici, et puis on dépose l’instrument. On voit ici le LiDAR qui entre. L’idée est la suivante : le capteur va se déplacer et procéder à une acquisition à 360 degrés et à une acquisition à 190 degrés comme cela. On est maintenant en mode 3D, on commence à projeter un signal lumineux continu et le miroir rotatif se déplace en nous livrant un million de renseignements.

Donna Kirkwood :

Alors autrement dit, nous allons créer un jeu vidéo de la forêt?

Bastien Vandendaele :

On peut dire cela, oui. Un jeu vidéo en 3D, mais en fait, il serait plus précis de parler d’une acquisition 3D. Vous allez tout voir : les chaises, les arbres et peut-être aussi les gens.