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Petits réacteurs modulaires et activités minières : Foire aux questions

Questions clés

  1. Qu’est-ce qu’un petit réacteur modulaire?
  2. Quelle est la participation du gouvernement fédéral?
  3. Quels sont les avantages économiques par rapport à d’autres sources d’énergie?
  4. Quels sont les échéanciers et les voies de déploiement?
  5. Quels sont les différents modèles opérationnels envisagés pour le déploiement?
  6. Quelles sont les considérations en matière d’exploitation?
  7. Comment les déchets nucléaires seraient-ils gérés?
  8. Que font le gouvernement et l’industrie pour obtenir l’acceptabilité sociale en vue de favoriser le développement de l’énergie nucléaire?

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec la Division de l'énergie nucléaire de Ressources naturelles Canada.

Qu’est-ce qu’un petit réacteur modulaire?

  • Les petits réacteurs modulaires (PRM) forment une catégorie de réacteurs nucléaires de plus petite dimension, d’une moins grande puissance énergétique, construits à plus faible coût et comportant des caractéristiques de sécurité améliorées.
  • Les PRM sont dits modulaires parce qu’ils seront construits le plus possible en usine, pouvant être mis à l’échelle pour convenir à des profils de demande particuliers. La capacité électrique des PRM varie, pouvant aller de 3 mégawatts électriques (MWé) par module (ou encore moins pour les micro réacteurs modulaires) convenant mieux aux applications éloignées ou industrielles, jusqu’à 300 MWé pour les réacteurs raccordés au réseau électrique.
  • Cette technologie est prometteuse pour aider les sociétés minières et les collectivités hors réseau, éloignées et du Nord à effectuer la transition vers l’élimination du diesel. Les PRM pourraient également être intégrés à des systèmes énergétiques hybrides afin d’offrir un meilleur suivi de charge pour favoriser l’intégration de plus de sources d’énergie renouvelables intermittentes et faciliter la transition du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone.
  • Les PRM peuvent aussi servir à répondre à des besoins d’énergie thermique, comme des applications de chauffage industriel, de chauffage centralisé, de dessalement, d’extraction de pétrole ou de production d’hydrogène sans gaz à effet de serre (GES).
  • En plus de contribuer à améliorer la compétitivité des activités minières au Canada, les PRM affichent le potentiel de fournir une énergie sûre et sans GES à des régions depuis toujours mal desservies, ouvrant ainsi des possibilités futures pour l’exploration de gisements minéraux et l’investissement dans les projets miniers.
  • Pour plus de renseignements, consultez la feuille de route des PRM.

Quelle est la participation du gouvernement fédéral?

État de préparation en matière de politiques

  • Afin de s’assurer d’être prêt sur le plan stratégique pour ce nouveau secteur d’innovation technologique à la croissance rapide, Ressources naturelles Canada a introduit le projet de feuille de route des PRM du Canada, un dialogue pancanadien sur les PRM avec les provinces, les territoires, les services publics et divers intervenants de l’Alberta, de la Saskatchewan, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut afin de donner forme à une vision de la prochaine vague d’innovation nucléaire au Canada. La feuille de route :
    • a déterminé que la production combinée de chaleur et d’électricité par réseau et hors réseau pour l’industrie lourde, comme les mines, le traitement des minéraux et l’extraction des ressources, figurait parmi les trois principaux champs d’application des PRM au Canada;
    • a formulé plus de 50 recommandations de mesures à l’intention des gouvernements, de l’industrie et d’autres intervenants pour que le Canada puisse saisir cette occasion que représentent les PRM. L’une des recommandations suggérait que les sociétés minières étudient le rôle des PRM au sein de leurs activités, notamment en explorant les modèles et partenariats d’affaires potentiels avec le secteur nucléaire;
    • a ciblé 24 mines hors réseau au Canada, en activité ou à l’état de projet, qui pourraient convenir au déploiement d’un PRM.
  • Le Plan canadien pour les minéraux et les métaux (PCMM) souligne les PRM qui offrent aux sociétés minières la possibilité de réduire leur empreinte environnementale et leurs coûts, et de construire une infrastructure qui pourrait aussi être profitable aux collectivités environnantes.
    • Le PCMM a signalé la nécessité d’étudier la faisabilité et le marché potentiel des PRM pour l’exploitation minière comme source fiable d’énergie pouvant favoriser la réduction des GES et des coûts.
  • Ressources naturelles Canada a mobilisé les intervenants afin de faciliter les interactions entre les fournisseurs de PRM et les sociétés minières concernées.

Approches réglementaires

  • La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), l’organisme de réglementation nucléaire indépendant du Canada, réglemente l’utilisation de l’énergie et des matériaux nucléaires dans le but de protéger la santé, la sûreté, la sécurité et l’environnement. Cette institution fédérale rend directement compte au Parlement par l’entremise du ministre des Ressources naturelles.
  • La CCSN offre un service facultatif d’examen de la conception du fournisseur préalable à l’autorisation pour la technologie du réacteur que propose le fournisseur. Une évaluation permet de déceler d’éventuels obstacles à l’autorisation de la conception sur le plan réglementaire ou technique et d’adopter un plan de résolution pour tout problème de conception relevé pendant l’examen, particulièrement ceux qui pourraient entraîner des modifications importantes à la conception ou à l’analyse de la sûreté. L’examen de la conception du fournisseur préalable à l’autorisation a pour but d’accroître la certitude réglementaire tout en assurant la sécurité publique.
    • À l'heure actuelle, une douzaine de fournisseurs ont conclu des ententes de service avec la CCSN et les examens de la conception de fournisseur suivent leur cours selon diverses phases.
  • Pour en apprendre davantage, consultez le site Web de la CCSN sur les PRM.

Soutien à la recherche et au développement

  • Par l’entremise d’Énergie atomique du Canada limitée (EACL), le gouvernement fédéral finance le Plan de travail fédéral sur les activités de science et technologie nucléaires (le Plan de travail), qui porte sur l’exécution de travaux en science et technologie nucléaires pour appuyer les rôles, responsabilités et priorités essentiels du gouvernement fédéral tout en maintenant les capacités et expertises nécessaires aux Laboratoires nucléaires canadiens (LNC).
    • Le Plan de travail représente un investissement annuel de 76 millions de dollars sur une période de 10 ans, de 2015 à 2025.
  • Le gouvernement fédéral investit également 1,2 milliard de dollars sur 10 ans afin de revitaliser ses laboratoires nucléaires pour que le Canada demeure à la fine pointe de la R-D et pour soutenir l’innovation des PRM au pays.
  • Pour plus de renseignements, consultez le site Web des Laboratoires nucléaires canadiens.

Quels sont les avantages économiques par rapport à d’autres sources d’énergie?

Pour plus de renseignements, consultez la feuille de route des PRM du Canada et le rapport du groupe de travail sur l’économie et les finances (en anglais seulement).

Avantage par rapport au diesel

  • La feuille de route des PRM du Canada a décelé un fort potentiel pour les PRM dans le secteur minier, estimant de 20 à 60 p. 100 l’avantage du coût moyen actualisé de l’électricité par rapport au diesel.
    • Ces économies découlent de la modélisation d’un réacteur d’une capacité de 20 MWé convenant à une mine d’envergure moyenne, avec un coût d’investissement variant en fonction d’un taux d’actualisation de 6 à 9 p. 100.
    • Les coûts actualisés de l’électricité pour les PRM sont fortement sensibles au coût du capital, du développement, et aux facteurs de fonctionnement et entretien (F et E) sans égard à l’échelle.
    • Les PRM pouvant produire à la fois de la chaleur et de l’électricité pour les collectivités environnantes affichent le potentiel d’améliorer les aspects économiques liés au diesel, et de favoriser la compétitivité des activités minières au Canada.
  • Une source fiable d’énergie produite par les mines autosuffisantes pourrait aussi permettre de procéder à davantage de concassage et de broyage sur place, ce qui représente souvent plus de la moitié de la demande d’électricité des mines.
  • L’énergie hors réseau pourrait servir à produire de l’hydrogène pour alimenter les véhicules miniers.
    • Le passage du secteur minier à la technologie à base d’hydrogène pourrait réduire jusqu’à 25 p. 100 les émissions de GES dans une mine souterraine.

Coûts d’immobilisations initiaux

  • Les coûts particuliers varient en fonction de la taille, de la technologie, de l’emplacement et d’autres facteurs.
  • Selon le modèle opérationnel, les coûts d’immobilisations initiaux peuvent être assumés par l’exploitant nucléaire ou la société minière.
  • Les unités « premières en leur genre » qui conviennent à l’exploitation minière devraient coûter entre 200 et 350 millions de dollars pour une PRM d’une capacité de 20 MWé, et les coûts devraient baisser par la suite au fil du développement de la chaîne d’approvisionnement.
  • Dans la feuille de route des PRM du Canada, le groupe de travail sur l’économie et les finances a procédé à une estimation du coût actualisé de l’électricité pour les mines hors réseau, en posant les hypothèses suivantes :
    • coût du capital (médian) de 13 565 $/KW (approximativement 270 M$ pour un système de 20 MWé);
    • coût du combustible (médian) de 64 M$, en tenant compte du remplacement du combustible tous les 10 ans.
  • Lorsque la technologie atteindra sa pleine maturité, les coûts initiaux pour les PRM par unité d’énergie seront, dans bien des cas, inférieurs par rapport aux estimations effectuées récemment pour un gros réacteur.

Considérations liées aux combustibles

  • Certains PRM peuvent être conçus en fonction d’un long cycle de ravitaillement, de l’ordre de 10 ans et plus. Ces longs cycles :
    • améliorent la sécurité d’approvisionnement en réduisant au minimum les interruptions d’approvisionnement pour assurer un rendement fiable pendant les opérations courantes et lors d’imprévus;
    • pourraient réduire les coûts liés à la logistique et les défis associés au transport du diesel sur les chantiers miniers autosuffisants;
    • pourraient aussi réduire l’exposition au risque de volatilité associé au prix du diesel;
    • améliorent la résistance à la prolifération, puisque cela réduira le nombre d’expéditions de nouveau combustible et de combustible utilisé.

Des fonds devront être prévus pour le déclassement et l’élimination du combustible utilisé et d’autres déchets de faible et moyenne activité générés par l’exploitation d’un PRM.

Quels sont les échéanciers et les voies de déploiement?

Technologie

  • Les PRM ciblant les applications hors réseau en sont au stade de la pré-commercialisation, mais les échéanciers progressent rapidement. Un projet de démonstration d’un très petit réacteur modulaire (TPRM) hors réseau en vue d’une application éventuelle dans les mines éloignées devrait être réalisé entre juin et décembre 2020.
    • L’échelle de production d’énergie pour le projet de démonstration des unités de TPRM devrait se situer entre 5 et 20 MWé.
    • Considérant les coûts inhérents et les risques associés au déploiement de technologies premières en leur genre, les projets de démonstration commerciale sont essentiels pour prouver aux utilisateurs éventuels l’état de préparation opérationnelle des PRM et atténuer les défis éventuels liés à l’intégration de nouvelles technologies dans les opérations.
  • Certains fournisseurs qui ont des conceptions convenant au marché minier participent à un processus « d’invitation pour la démonstration » d’un PRM dans un site de l’EACL et exploité par les LNC.
    • Les LNC visent l’exploitation des premières unités de démonstration d’ici 2026. Les PRM pourraient être vendus sur le marché peu après.
    • Trois fournisseurs dont les conceptions sont prévues pour les PRM hors réseau participent au processus des LNC.
      • Deux d’entre eux ont réussi la phase de qualification préalable.
      • Le troisième a été soumis à la phase d’examen préalable et il négocie présentement avec les LNC et EACL pour déterminer l’emplacement où sera construite l’unité pour le projet de démonstration. Ce fournisseur a entrepris une évaluation environnementale en vue de son projet de démonstration en juillet 2019.
  • Une société minière peut choisir de travailler directement en partenariat avec un fournisseur de PRM pour développer et déployer un PRM sur un site commercial avant le projet de démonstration, ce qui lui offre un avantage concurrentiel.
    • Certaines sociétés minières ont commencé à financer des études de faisabilité en vue du déploiement éventuel d’un PRM.
  • La CCSN offre un service appelé examen de la conception du fournisseur préalable à l’autorisation.
    • Ce service permet de déceler d’éventuels obstacles à l’autorisation de la conception sur le plan réglementaire ou technique et d’adopter un plan de résolution pour tout problème de conception relevé pendant l’examen, particulièrement ceux qui pourraient entraîner des modifications importantes à la conception ou à l’analyse de la sûreté. L’examen de la conception du fournisseur préalable à l’autorisation a pour but d’accroître la certitude réglementaire tout en assurant la sécurité publique.
    • Le service rend plus efficace le processus de délivrance de permis et renforce la qualité des demandes, puisque le processus d’examen de la conception du fournisseur préalable à l’autorisation peut être mené de manière indépendante du processus de délivrance de permis pour un site en particulier.
    • Une douzaine de fournisseurs ont présenté des demandes à la CCSN et les examens de la conception de fournisseur suivent leur cours selon diverses phases.

Octroi de permis pour un site

  • Selon la CCSN, les délais pour la délivrance d’un permis de PRM pourraient être de 7 à 9 ans pour un réacteur « premier en son genre » (PESG) et de 5 à 7 ans pour un réacteur « énième en son genre » (EESG).
    • Les délais réglementaires devraient être plus courts pour les PRM plus simples et plus petits.
    • La qualité des demandes présentées pourrait avoir une incidence appréciable sur les délais.
    • La CCSN examine les possibilités de simplification et de réduction des délais, le cas échéant.
  • Un délai supplémentaire pourrait être nécessaire :
    • pour que le demandeur prépare l’évaluation du site, l’évaluation d’impact environnemental, pour qu’il consulte et mobilise les intervenants et les Autochtones, ou pour la préparation de sa demande;
    • si la CCSN demande des renseignements supplémentaires pour mener à bien son examen;
    • si d’autres provinces ou territoires participent au processus et mènent une évaluation environnementale.
  • La Loi sur l’évaluation d’impact tient compte d’une approche fondée sur les risques, notamment les risques pour la sécurité et l’environnement, et de la contribution positive à une production d’énergie à faibles émissions de carbone. En vertu de la Loi :
    • les PRM ayant une capacité cumulative inférieure à 200 MW(énième) sont exclus de la liste des projets;
    • les PRM ayant une capacité cumulative inférieure à 900 MW(énième) situés sur un site inclus dans les limites d’une installation nucléaire existante de catégorie IA sont exclus de la liste des projets;
    • les PRM ayant une capacité cumulative supérieure à 900 MW(énième) sont inclus de la liste des projets.
  • Concernant les projets de PRM où la Loi sur l’évaluation d’impact ne s’applique pas, les lois provinciales ou territoriales visant l’évaluation environnementale pourraient s’appliquer. La CCSN procède à un examen environnemental intégré à son processus de délivrance de permis.

Si une société minière entreprend une évaluation environnementale exhaustive avant d’établir son exploitation, elle pourrait être en mesure de réduire les coûts différentiels si elle prévoit installer un PRM dès l’étape de planification de la mine.

Quels sont les différents modèles opérationnels envisagés pour le déploiement?

Deux grands modèles ont été retenus pour le déploiement des PRM, bien que des variantes de ces cadres généraux puissent être possibles. Peu importe le modèle de propriété, il y aura peu d’incidence sur le processus d’obtention des permis, et le permis indiquera clairement les responsabilités pour la construction, l’exploitation, la gestion des déchets et le déclassement éventuel du réacteur, en toute sécurité.

  • Modèle 1. La société minière achète la chaleur et l’énergie produites par un propriétaire-exploitant d’un PRM
    • Description du modèle
      • Un exploitant nucléaire déjà établi est le propriétaire-exploitant du PRM, et il vend la chaleur et l’énergie à une société minière. Le propriétaire-exploitant du PRM possède l’expérience requise pour la gestion des réacteurs nucléaires et comprend les exigences de la CCSN pour assurer un fonctionnement sûr et sécuritaire, et pour gérer les déchets nucléaires.
    • Considérations
      • L’exploitant nucléaire possède et exploite le PRM, gère la reddition de comptes à la CCSN et est responsable de la gestion des déchets. L’exploitant est tenu de concevoir un plan pour les déchets de faible et moyenne activité, et il collabore avec la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) du Canada concernant les aspects associés à l’élimination à long terme des déchets nucléaires.
      • L’exploitant de la mine se concentre sur les activités minières, achète la chaleur et l’énergie à l’exploitant du PRM en vertu d’une entente d’achat d’énergie qui assure la stabilité des coûts au fil du temps.
  • Modèle 2. La société minière achète un PRM d’un fournisseur et exploite le PRM qui devient un actif de la mine.
    • Description du modèle
      • La propriété directe d’un PRM peut offrir un avantage concurrentiel à une société minière qui cherche à améliorer la compétitivité économique de ses activités, surtout si elle envisage une approche de gestion de flotte au sein de son portefeuille de mines.
      • La société minière gère les déchets nucléaires et collabore avec la SGDN pour concevoir un plan de gestion des déchets nucléaires.
    • Considérations
      • Les sociétés minières possèdent souvent une expérience des processus d’exploitation, de l’équipement et des systèmes complexes. Un PRM représente un autre système à exploiter, et cela pourrait bien s’inscrire dans la capacité opérationnelle de l’exploitant de la mine.
      • Le propriétaire du PRM doit obtenir un permis de la CCSN, et il incombe au demandeur du permis de démontrer qu’il est prêt et capable de gérer l’actif nucléaire, et le flux de déchets que produit le PRM. Le premier déploiement pourrait exiger des documents supplémentaires et le renforcement des capacités pour répondre aux exigences de la CCSN.
      • La société minière, en tant que propriétaire-exploitant du PRM, est tenue de collaborer directement avec la SGDN pour concevoir un plan de gestion des déchets nucléaires et déterminer les coûts à long terme. Le propriétaire du PRM a également la responsabilité de concevoir un plan pour la gestion des déchets non combustibles, de la fin de vie utile et pour le déclassement.
      • Les sociétés minières qui possèdent un PRM doivent s’assurer de la présence d’un nombre suffisant de travailleurs qualifiés pour effectuer en toute sécurité les activités autorisées en vertu du permis. Le type et le nombre de membres du personnel sont déterminés dans le cadre du processus de délivrance de permis de la CCSN.
  • Il pourrait exister des variantes sur le plan de la structure des arrangements commerciaux conclus entre le fournisseur du PRM, l’exploitant nucléaire et la société minière, y compris des dispositions à l’égard de la sous-traitance, de la location du PRM ou d’autres arrangements.

Quelles sont les considérations en matière d’exploitation?

Avantages sur le plan de la logistique

  • Les PRM peuvent être conçus en fonction d’un long cycle de ravitaillement, certains de l’ordre de 10 ans et plus.
  • Les PRM réduisent les coûts logistiques et les défis liés au transport et à la manutention du carburant diesel vers les sites miniers éloignés et hors réseau.

Personnel

  • Il pourrait être nécessaire de recruter des membres du personnel ayant des qualifications différentes ou supplémentaires pour l’exploitation d’un PRM dans une installation minière.
    • Les PRM seraient classés comme une installation de catégorie I, ce qui exige la présence d’un nombre suffisant de travailleurs qualifiés pour effectuer en toute sécurité les activités autorisées en vertu du permis.
    • Selon le modèle opérationnel, ces membres du personnel pourraient être employés par l’exploitant nucléaire ou la société minière.
  • Le type et le nombre de travailleurs qualifiés sont déterminés conformément à la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires et ses règlements, et aux exigences du permis.

Sécurité

  • Les PRM offrent des caractéristiques améliorées de sûreté et de sécurité, y compris des mesures de sûreté passives qui permettent à l’unité de s’éteindre naturellement en cas d’urgence.
  • Les PRM relèvent de lois et de règlements tenant compte du risque pour assurer la sûreté et la sécurité des Canadiens.
  • La sécurité est un élément requis du processus de délivrance de permis de la CCSN pour exploiter un PRM.
  • Le Règlement sur la sécurité nucléaire admet généralement une certaine marge de manœuvre dans l’utilisation d’autres approches tout en garantissant que le niveau de sécurité demeure proportionné aux activités proposées.
  • Le long cycle de ravitaillement des PRM se traduit par une réduction des besoins de manutention et de transport des matériaux nucléaires.

Comment les déchets nucléaires seraient-ils gérés?

  • Tous les déchets radioactifs au Canada font l’objet d’une gestion sûre dans des installations de stockage autorisées par la CCSN.
    • Les déchets des PRM relèvent des mêmes lois et règlements qui régissent les déchets produits par l’énergie nucléaire classique.
  • Les déchets nucléaires relèvent de la responsabilité du propriétaire du PRM. Selon le modèle opérationnel, le propriétaire du PRM pourrait être un exploitant nucléaire chevronné ou une société minière. Le plan de gestion des déchets fait partie intégrante du permis délivré par la CCSN.
    • Pour les nouvelles technologies, la SGDN prévoit des frais de service à des coûts justes et raisonnables pour déterminer les besoins de gestion à long terme des déchets et les coûts inhérents aux combustibles utilisés.
    • Dans le cas du déploiement d’une nouvelle technologie, la SGDN s’engage à collaborer avec les propriétaires des combustibles utilisés pour établir un mécanisme de financement approprié pour le stockage de ces déchets.
    • Les propriétaires des déchets doivent également gérer les autres types de déchets, comme les déchets de faible et moyenne activité, conformément à la Politique-cadre en matière de déchets radioactifs du gouvernement du Canada.
  • La feuille de route des PRM du Canada indique qu’il n’existe pas de lacune législative ou réglementaire en ce qui a trait aux déchets nucléaires des PRM au Canada puisque le cadre est bien établi.
    • Le Canada dispose d’un plan visant la gestion sécuritaire à long terme des déchets de combustibles nucléaires, mis en œuvre par la SGDN, qui prévoit l’élimination à long terme dans des dépôts en formations géologiques profondes.
    • Ce plan comprend les déchets des combustibles utilisés par de nouvelles technologies de réacteurs, comme les PRM. La Loi sur les déchets de combustible nucléaire exige que la SGDN offre ses services aux nouveaux propriétaires de déchets nucléaires pour la gestion à long terme à des coûts justes et raisonnables.
  • Les PRM, et particulièrement les TPRM à l’échelle des mines, peuvent être conçus pour faciliter la portabilité, de sorte qu’ils puissent être transportés à l’extérieur du site pour leur élimination en toute sécurité dans une installation autorisée.
    • Il pourrait parfois être nécessaire de les stocker provisoirement sur le site pour répondre aux exigences en matière de manutention et de transport.
  • Pour plus de renseignements sur le plan canadien de gestion du combustible nucléaire irradié, consultez le site Web de la Société de gestion des déchets nucléaires.

Que font le gouvernement et l’industrie pour obtenir l’acceptabilité sociale en vue de favoriser le développement de l’énergie nucléaire?

Concernant l’énergie nucléaire dans la marche du Canada vers un avenir fondé sur l’énergie propre

  • Le gouvernement du Canada s’est employé à mettre en valeur le rôle de l’énergie nucléaire, et des PRM, en tant que source fiable d’énergie pouvant contribuer à réaliser ses objectifs de lutte contre les changements climatiques.
  • En mai 2019, le Canada a été l’hôte de la 10e réunion annuelle du Groupe ministériel sur l’énergie (Clean Energy Ministrial ou CEM) pendant laquelle l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié un rapport important sur l’énergie nucléaire qui faisait valoir l’importance d’investir dans ce type d’énergie pour réaliser les cibles mondiales en matière de changements climatiques.
  • Les provinces reconnaissent également le potentiel des PRM. En décembre 2019, les premiers ministres de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan ont signé une entente de collaboration pour le développement et le déploiement des PRM au Canada.

Concernant la sûreté, la sécurité et la gestion des déchets

  • Le gouvernement du Canada continue à rappeler que l’énergie nucléaire est sûre et fiable. Notre organisme national de réglementation nucléaire, la CCSN, est reconnu mondialement et fait l’objet d’un examen international par des pairs; le pays dispose d’un cadre de gestion des déchets nucléaires bien établi et d’un plan pour un dépôt en formations géologiques profondes des déchets nucléaires du Canada géré par la SGDN.

Concernant la mobilisation des collectivités, des Autochtones et du public

  • La feuille de route des PRM du Canada a créé un groupe de travail sur la mobilisation des Autochtones et du public qui a organisé des ateliers au Nouveau-Brunswick, à Iqaluit et en Alberta afin de comprendre les points de vue et de recueillir les commentaires sur les PRM, et d’établir les approches les plus appropriées pour les prochaines activités de sensibilisation.
    • Ce n’est qu’une première étape, et tout projet devra comprendre un volet de mobilisation efficace dès le début du processus afin d’établir des relations solides et de convaincre que l’énergie nucléaire est une source d’énergie propre, sûre et fiable.
    • Les membres du comité directeur de la feuille de route des PRM ont indiqué que cette première étape sera l’occasion pour eux d’aller à la rencontre des groupes et collectivités intéressés, notamment les Premières Nations et les Métis en Ontario, et de favoriser les échanges constructifs quant au potentiel des PRM dans le bouquet des énergies propres du Canada.
  • Au cours des 10 dernières années, la SGDN a fait la preuve que son processus permet un engagement communautaire réel. Lors de l’élaboration du processus de sélection de sites pour un dépôt géologique en profondeur (DGP), la SGDN a sollicité l’avis du public et des spécialistes. Vingt deux (22) collectivités se sont proposées volontairement pour héberger un DGP, et le processus de sélection du site repose à la fois sur les évaluations techniques et la mobilisation de la collectivité. Deux collectivités demeurent en lice, et la SGDN prévoit arrêter son choix d’un site d’ici 2023.
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