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Comment les perturbations façonnent-elles les forêts du Canada?

Au cours des dix dernières années, les incendies de forêt et les infestations d’insectes ont touché en moyenne 17,6 millions d’hectares de forêt chaque année au Canada, tandis que 0,74 million d’hectares ont été récoltés chaque année. Au cours de cette décennie, au moins 16 % des terres forestières du Canada ont été perturbées, ce qui témoigne de leur importance dans le façonnement des paysages forestiers du pays.

Changements climatiques et aménagement forestier durable

Il est de plus en plus évident que la plupart des perturbations naturelles sont déjà amplifiées par les changements climatiques. Par exemple, les changements climatiques augmentent le risque de sécheresse. Ainsi, les arbres subissent du stress, ce qui les rend vulnérables aux insectes et aux maladies. La conséquence supplémentaire est que les arbres tués par ces ravageurs peuvent augmenter le risque de feux et modifier le comportement ou l’intensité des feux.

Des pratiques innovantes en matière d’aménagement des forêts et des terres sont nécessaires pour contrecarrer les nombreuses interactions possibles entre divers types de perturbations et, potentiellement, les changements climatiques. Ces pratiques contribueront à maintenir des forêts résilientes et saines qui continueront à fournir les divers biens et services que les forêts procurent et dont les Canadiens dépendent.

Indicateurs clés de durabilité

Explorez le rapport pour trouver des informations sur les principaux indicateurs de durabilité :

  • Insectes forestiers : tendances quant à la superficie forestière touchée par les insectes au Canada. La surveillance continue de la superficie forestière défoliée et endommagée par les insectes joue un rôle critique dans la détermination des répercussions de ces dommages sur l’approvisionnement en bois, sur les risques d’incendie, sur l’utilisation des forêts à des fins récréatives et sur les autres valeurs forestières.
  • Maladies des arbres forestiers : informations sur le suivi des maladies des arbres. Il s’agit d’un indicateur important qui nous aide à mieux comprendre les conséquences économiques, sociales et écologiques indésirables, notamment l’échec de la régénération, la perte de volume et la mortalité à grande échelle des arbres (veuillez télécharger le rapport annuel pour de plus amples détails).
  • Feux de forêt : données annuelles sur la superficie totale brûlée et le nombre de feux au cours des dix dernières années. Il est important de comprendre le rôle des feux de forêt au Canada ainsi que leurs répercussions : d’une part, ils font partie de notre écosystème forestier et contribuent à conserver la santé et la diversité des forêts, mais, d’autre part, ils peuvent entraîner des pertes économiques considérables et poser des préoccupations liées à la santé et la sécurité publique.
  • Émissions et absorptions de carbone par les forêts : estimation des émissions annuelles nettes de carbone par les forêts aménagées du Canada. Il est important de surveiller les émissions de carbone, puisque le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4) contribuent de manière importante au réchauffement planétaire.
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(PDF, 103 Mo)

Insectes forestiers

Superficie forestière qui contient des arbres défoliés ou tués par cinq types de scolytes au Canada, de 2009 à 2019

Résumé du graphique

Ce graphique illustre l’évolution, de 2009 à 2019, de la superficie forestière (en hectares) défoliée par cinq insectes forestiers. Ces insectes sont : Lymantria dispar (ancien nom commun : spongieuse), la tordeuse des bourgeons de l’épinette, la tordeuse du pin gris, le dendroctone du pin ponderosa et le dendroctone de l’épinette.

La superficie touchée par Lymantria dispar était inférieure à 1 000 hectares de 2009 à 2011, mais a ensuite bondi à plus de 23 000 hectares en 2014. En 2015 et 2016, la superficie touchée par Lymantria dispar a diminué, passant à moins de 1 000 hectares, mais a connu une tendance à la hausse depuis 2017. En 2019, la superficie touchée a atteint un sommet décennal de 43 000 hectares.

La superficie touchée par la tordeuse des bourgeons de l’épinette a augmenté régulièrement, passant de 831 000 hectares en 2009 à 5,2 millions d’hectares en 2015. En 2016, la superficie touchée a chuté à 4,9 millions d’hectares, puis est passée à près de 6 millions d’hectares en 2018. En 2019, la superficie touchée par la tordeuse des bourgeons de l’épinette était d’environ 5,5 millions d’hectares.

En 2009, la superficie touchée par la tordeuse du pin gris était d’environ 206 000 hectares. De 2010 à 2015, la superficie touchée par la tordeuse du pin gris se situait entre un sommet de 92 000 hectares en 2013 et un creux d’environ 25 000 hectares en 2015. La tordeuse du pin gris poursuit une tendance à la hausse depuis 2015, avec près de 2,1 millions d’hectares touchés en 2019.

Au cours des dix dernières années, la superficie touchée par le dendroctone du pin ponderosa a poursuivi sa tendance à la baisse, passant d’un sommet de près de 9 millions d’hectares en 2009 à seulement 357 000 d’hectares en 2019.

De 2009 à 2010, la superficie touchée par le dendroctone de l’épinette est passée de 64 000 à 66 000 hectares, mais a ensuite diminué pour atteindre son plus bas niveau décennal de 26 000 hectares en 2013. Depuis 2014, plus de 336 000 hectares ont été touchés par le dendroctone de l’épinette. De 2015 à 2019, la superficie touchée par le dendroctone de l’épinette est passée de 242 000 à 518 000 hectares.

Données du graphiques

Tableau illustrant la superficie (en hectares) touchée par cinq espèces d’insectes forestiers : Lymantria dispar (ancien nom commun : spongieuse), la tordeuse des bourgeons de l’épinette, la tordeuse du pin gris, le dendroctone du pin ponderosa et le dendroctone de l’épinette pour chaque année de 2009 à 2019.

Année Lymantria dispar Tordeuse des bourgeons de l’épinette Tordeuse du pin gris Dendroctone du pin ponderosa Dendroctone de l’épinette
2009 385 831 937 205 701 8 953 441 63 863
2010 0 1 510 074 44 968 6 251 586 66 267
2011 0 1 492 829 27 765 4 624 907 61 774
2012 8 128 1 792 062 61 018 3 016 228 43 195
2013 8 452 2 777 998 92 176 2 973 935 26 601
2014 23 335 3 583 700 26 356 2 208 687 336 396
2015 757 5 235 854 24 634 1 447 954 242 344
2016 0 4 970 951 206 849 376 669 291 972
2017 10 858 5 519 287 748 880 332 259 506 881
2018 14 939 5 992 899 1 187 801 318 796 343 758
2019 43 159 5 537 800 2 071 977 357 049 518 440

Feux de forêt

Superficie forestière brûlée et nombre de feux de forêt au Canada, de 2010 à 2020

Résumé du graphique

Entre 2010 et 2020, la superficie brûlée annuellement a été très variable. L’année où la superficie brûlée a été la plus importante est 2014, avec plus de 4,5 millions d’hectares. L’année où la superficie brûlée a été la plus faible est 2020, soit seulement 227 000 hectares brûlés.

Entre 2010 et 2020, le nombre de feux de forêt a varié. En 2020, on a compté environ 4 000 feux, soit le plus petit nombre annuel observé ces dix dernières années. Le plus grand nombre de feux de végétation au cours des dix dernières années (environ 8 000) se sont produits en 2012.

Données du graphique

Tableau indiquant la superficie brûlée (en hectares) ainsi que le nombre de feux de forêt pour chaque année, de 2010 à 2020.

Année Superficie brûlée Nombre de feux
2010 3 177 963 7 312
2011 2 397 419 4 674
2012 1 811 679 7 910
2013 4 268 422 6 246
2014 4 545 657 5 016
2015 3 908 379 7 029
2016 1 319 574 5 259
2017 3 589 424 5 654
2018 2 328 851 7 111
2019 1 786 215 4 062
2020 227 477 3 935

Émissions et absorptions de carbone dans les forêts

Émissions nettes de carbone dans les forêts aménagées du Canada : Toutes superficies, de 1990 à 2019

Résumé du graphique

Les émissions nettes de carbone dans les forêts aménagées du Canada ont été de 165 millions de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone (Mt éq. CO2) en 2019, activités humaines et perturbations naturelles prises en compte. La tendance des émissions nettes de carbone de 1990 à 2019 va dans le sens d’émissions annuelles plus importantes, mais avec une forte variabilité annuelle. Les forêts aménagées du Canada correspondaient à un puits net de carbone, en absorbant le carbone de l’atmosphère, de 1990 à 2001, à l’exception de 1995 et 1998, où les forêts aménagées ont émis du carbone. De 2002 à 2019, en tenant compte des activités humaines et des perturbations naturelles, les forêts aménagées du Canada ont émis du carbone chaque année. Les trois années durant lesquelles les émissions les plus importantes ont été enregistrées comprennent 2 015 (261 Mt éq. CO2), 2017 (226 Mt éq. CO2) et 2018 (258 Mt éq. CO2).

Le graphique montre également la superficie annuelle touchée par des activités forestières dans les forêts aménagées du Canada pour chaque année de 1990 à 2019. La superficie touchée demeure d’environ 1,1 million d’hectares par année, avec de plus grandes superficies perturbées de 1999 à 2006, et de petites superficies perturbées de 2007 à 2009. On observe une nette tendance à la baisse, de la plus grande superficie touchée en 2004 (1,3 million d’hectares) à la plus petite en 2009 (0,8 million d’hectares). En 2019, 1,1 million d’hectares ont été touchés.

Le graphique montre également la superficie annuelle perturbée par les insectes et les feux de forêt dans les forêts aménagées du Canada de 1990 à 2019. La superficie touchée par ces deux causes est très variable d’une année à l’autre. Il n’y a pas de tendance claire dans la superficie touchée par les insectes, qui a varié d’un minimum d’environ 1,0 million d’hectares en 1992 à un maximum de 12,8 millions d’hectares en 2003. L’activité des feux de forêt varie d’un minimum de 93 000 hectares en 2000 à 2,3 millions d’hectares en 1995, et montre une tendance à une augmentation lente, même avec une forte variabilité annuelle. En 2019, les insectes ont perturbé 9,1 millions d’hectares, tandis que les feux de forêt ont perturbé 1 million d’hectares de forêts aménagées du Canada.

Le graphique montre également la superficie annuelle touchée par des récoltes de bois de chauffage dans les forêts aménagées du Canada pour chaque année de 1990 à 2019. De 1990 à 2001, la superficie touchée était inférieure à 300 000 hectares, avec un sommet de 297 000 hectares en 1993 et un creux de 177 000 hectares en 2001. En 2002, la superficie touchée est passée à 207 000 hectares et a poursuivi une tendance à la hausse, quoique variable. En 2019, la superficie touchée par des récoltes de bois de chauffage dans les forêts aménagées du Canada était d’environ 558 000 hectares.

Données du graphique

Tableau présentant les émissions ou les absorptions de gaz à effet de serre (GES) (en millions de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone par année) dans les forêts aménagées du Canada pour chaque année, de 1990 à 2019. Un chiffre positif indique une émission nette de dioxyde de carbone, tandis qu’un chiffre négatif indique une absorption nette. Le tableau présente également la superficie forestière perturbée, en hectares, pour chaque année entre 1990 et 2019 par quatre causes : 1) les activités forestières, 2) les feux, 3) les insectes et 4) la récolte de bois de chauffage.

Année Zone d’activités forestières Superficie brûlée Superficie perturbée par des insectes Superficie de récolte de bois de chauffage Émissions nettes de GES
1990 964 690 278 644 4 138 128 249 577 -92,0
1991 907 492 583 301 1 742 496 231 659 -67,4
1992 1 003 799 107 860 1 056 544 274 585 -106,5
1993 1 010 841 686 300 1 109 644 297 579 -47,0
1994 1 047 057 568 968 1 955 173 291 772 -36,1
1995 1 100 417 2 273 569 1 746 900 250 464 161,6
1996 1 066 134 638 703 1 699 188 260 336 -24,8
1997 1 127 390 173 480 1 941 352 264 570 -74,6
1998 1 085 193 1 607 547 2 542 736 231 812 126,5
1999 1 230 303 644 371 3 587 462 245 342 -3,9
2000 1 263 434 93 145 3 568 543 207 654 -55,3
2001 1 199 592 202 897 7 617 376 176 885 -41,8
2002 1 275 024 1 445 684 9 792 327 207 269 125,8
2003 1 240 196 767 614 12 843 832 218 005 72,9
2004 1 381 524 947 406 7 119 060 286 051 156,3
2005 1 369 546 639 617 9 597 723 243 297 74,5
2006 1 239 119 662 462 12 057 322 255 459 91,4
2007 1 090 746 736 598 10 522 089 317 672 91,9
2008 974 803 390 212 8 270 690 336 057 37,8
2009 862 958 379 874 5 479 462 343 417 48,7
2010 1 033 348 982 154 5 547 428 332 961 127,1
2011 1 107 676 1 108 888 4 768 939 335 407 149,1
2012 1 102 786 928 260 4 310 305 356 464 109,7
2013 1 068 006 480 146 5 073 900 428 072 48,3
2014 1 069 190 1 281 563 7 327 265 467 715 165,8
2015 1 116 646 2 048 949 7 994 021 475 786 261,4
2016 1 138 454 766 144 8 139 877 464 560 104,1
2017 1 119 142 1 475 403 8 113 997 408 162 226,0
2018 1 095 915 1 424 062 8 283 068 468 501 258,3
2019 1 159 748 1 071 774 9 133 005 557 987 165,4

Émissions nettes de carbone dans les forêts aménagées du Canada : Superficie touchée par des activités humaines, de 1990 à 2019

Résumé du graphique

Les activités d’aménagement forestier au Canada ont constitué un puits net de GES de 1990 à 2003. Toutefois, la taille du puits a diminué lentement, passant de 70 Mt éq. CO2 en 1990 à 20 Mt éq. CO2 en 2003. En 2005, les activités d’aménagement forestier au Canada sont devenues une source de 14,5 Mt éq. CO2, mais sont ensuite redevenues un puits de 16,8 Mt éq. CO2 en 2009. Depuis 2010, les activités d’aménagement forestier sont à la fois une source et un puits de GES, mais restent dans une plage étroite. Au cours des dix dernières années, la source la plus importante s’est produite en 2019 avec 8,6 Mt éq. CO2, et le puits le plus important s’est produit en 2012 avec 3,7 Mt éq. CO2.

Le graphique montre également la superficie annuelle touchée par des activités forestières dans les forêts aménagées du Canada pour chaque année de 1990 à 2019. La superficie touchée demeure d’environ 1,1 million d’hectares par année, avec de plus grandes superficies perturbées de 1999 à 2006, et de petites superficies perturbées de 2007 à 2009. On observe une nette tendance à la baisse, de la plus grande superficie touchée en 2004 (1,3 million d’hectares) à la plus petite en 2009 (0,8 million d’hectares). En 2019, 1,1 million d’hectares ont été touchés.

Le graphique montre également la superficie annuelle touchée par des insectes associés à un faible taux de mortalité dans les forêts aménagées du Canada pour chaque année de 1990 à 2019. La superficie touchée est très variable. En 1990, la superficie touchée était d’environ 3,0 millions d’hectares, mais elle a ensuite chuté pour tomber à une moyenne de 1,0 million d’hectares de 1991 à 2000. Il semble y avoir une certaine indication d’une tendance à la hausse, car la superficie touchée par les insectes à faible mortalité dans les forêts aménagées du Canada est restée supérieure à 3,0 millions d’hectares chaque année, à l’exception de 2012, où environ 2,8 millions d’hectares ont été touchés. En 2019, environ 7,2 millions d’hectares ont été touchés, ce qui constitue la valeur la plus élevée enregistrée depuis 1990.

Le graphique montre également la superficie annuelle touchée par des récoltes de bois de chauffage dans les forêts aménagées du Canada pour chaque année de 1990 à 2019. De 1990 à 2001, la superficie touchée était inférieure à 300 000 hectares, avec un sommet de 297 000 hectares en 1993 et un creux de 177 000 hectares en 2001. En 2002, la superficie touchée est passée à 207 000 hectares et a poursuivi une tendance à la hausse, quoique variable. En 2019, la superficie touchée par des récoltes de bois de chauffage dans les forêts aménagées du Canada était d’environ 558 000 hectares.

Données du graphique

Le tableau présente les émissions ou les absorptions de GES (en millions de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone par année) dans les forêts aménagées du Canada, causées par des activités d’aménagement forestier pour chaque année, de 1990 à 2019. Un chiffre positif indique une émission nette de dioxyde de carbone pour l’année en question, tandis qu’un chiffre négatif indique une absorption nette. Le tableau présente également la superficie forestière perturbée, en hectares, pour chaque année entre 1990 et 2019 par trois causes : 1) les activités forestières, 2) les insectes associés à un faible taux de mortalité et 3) la récolte de bois de chauffage.

Année Zone d’activités forestières Superficie perturbée par des insectes associés à un faible taux de mortalité Superficie de récolte de bois de chauffage Émissions nettes de GES
1990 964 690 3 069 390 249 577 -70,3
1991 907 492 1 006 934 231 659 -73,8
1992 1 003 799 465 752 274 585 -61,4
1993 1 010 841 629 989 297 579 -53,3
1994 1 047 057 1 375 410 291 772 -50,3
1995 1 100 417 1 336 556 250 464 -33,2
1996 1 066 134 1 038 826 260 336 -39,2
1997 1 127 390 1 196 553 264 570 -39,6
1998 1 085 193 1 431 713 231 812 -50,7
1999 1 230 303 1 484 683 245 342 -35,2
2000 1 263 434 541 398 207 654 -20,0
2001 1 199 592 3 342 451 176 885 -35,8
2002 1 275 024 4 752 742 207 269 -17,4
2003 1 240 196 6 225 740 218 005 -20,1
2004 1 381 524 4 766 443 286 051 8,6
2005 1 369 546 4 573 016 243 297 14,5
2006 1 239 119 5 213 518 255 459 2,9
2007 1 090 746 3 965 267 317 672 -1,2
2008 974 803 3 153 139 336 057 -6,0
2009 862 958 3 180 315 343 417 -16,9
2010 1 033 348 3 880 788 332 961 -0,1
2011 1 107 676 3 445 793 335 407 0,3
2012 1 102 786 2 818 282 356 464 -3,7
2013 1 068 006 3 457 364 428 072 -0,1
2014 1 069 190 4 256 463 467 715 -0,7
2015 1 116 646 5 453 308 475 786 5,5
2016 1 138 454 5 921 652 464 560 0,8
2017 1 119 142 5 552 738 408 162 0,6
2018 1 095 915 5 969 589 468 501 7,5
2019 1 159 748 7 227 223 557 987 8,6

Émissions nettes de carbone dans les forêts aménagées du Canada : Superficie touchée par des perturbations naturelles, de 1990 à 2019

Résumé du graphique

Depuis 1990, les émissions annuelles nettes de GHG causées par des perturbations naturelles dans les forêts aménagées du Canada ont été étroitement liées à la superficie annuelle brûlée. Comme la superficie forestière brûlée par les feux de forêt varie considérablement d’une année à l’autre, la tendance des émissions de carbone varie également, avec d’importantes variations à la hausse ou à la baisse sur une période d’un an ou deux. Les émissions les plus faibles ont été enregistrées en 1992, avec une absorption nette de carbone de 45 Mt éq. CO2, tandis que les émissions les plus élevées ont été enregistrées en 2015, avec des émissions nettes de 256 Mt éq. CO2. Toutefois, le graphique présente une tendance générale à l’augmentation des émissions de carbone causée par les perturbations naturelles au fil du temps.

Le graphique montre également la superficie annuelle perturbée par les insectes associés à un taux de mortalité élevé et les feux de forêt dans les forêts aménagées du Canada de 1990 à 2019. La superficie touchée par ces deux causes est très variable d’une année à l’autre. Il n’y a pas de tendance claire dans la superficie perturbée par les insectes, qui a varié d’un minimum de 410 000 hectares en 1995 à un maximum de 6,8 millions d’hectares en 2006. La superficie touchée par les feux de forêt a varié d’un minimum de 93 000 hectares en 2000 à 2,3 millions d’hectares en 1995, et montre une tendance à une augmentation lente, même avec une forte variabilité annuelle. En 2019, les insectes associés à un taux de mortalité élevé ont perturbé 1,9 million d’hectares, tandis que les feux de forêt ont perturbé environ 1 million d’hectares de forêts aménagées du Canada.

Données du graphique

Le tableau présente les émissions ou les absorptions de GES (en millions de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone par année) dans les forêts aménagées du Canada, causées par les perturbations naturelles pour chaque année, de 1990 à 2019. Un chiffre positif indique une émission nette de dioxyde de carbone, tandis qu’un chiffre négatif indique une absorption nette. Le tableau présente également la superficie forestière (en hectares) perturbée par les feux et les insectes associés à un taux de mortalité élevé pour chaque année, de 1990 à 2019.

Année Superficie brûlée Superficie perturbée par des insectes associés à un taux de mortalité élevé Émissions nettes de GES (Mt éq. CO2 par année)
1990 278 644 1 068 738 -21,6
1991 583 301 735 562 6,4
1992 107 860 590 792 -45,1
1993 686 300 479 655 6,4
1994 568 968 579 763 14,2
1995 2 273 569 410 345 194,8
1996 638 703 660 362 14,4
1997 173 480 744 799 -35,0
1998 1 607 547 1 111 024 177,2
1999 644 371 2 102 778 31,3
2000 93 145 3 027 145 -35,3
2001 202 897 4 274 924 -6,0
2002 1 445 684 5 039 584 143,2
2003 767 614 6 618 091 93,0
2004 947 406 2 352 617 147,7
2005 639 617 5 024 708 60,1
2006 662 462 6 843 804 88,6
2007 736 598 6 556 822 93,1
2008 390 212 5 117 551 43,7
2009 379 874 2 299 147 65,6
2010 982 154 1 666 640 127,3
2011 1 108 888 1 323 147 148,8
2012 928 260 1 492 024 113,5
2013 480 146 1 616 535 48,4
2014 1 281 563 3 070 802 166,5
2015 2 048 949 2 540 713 255,9
2016 766 144 2 218 225 103,3
2017 1 475 403 2 561 259 225,4
2018 1 424 062 2 313 480 250,8
2019 1 071 774 1 905 782 156,8
Sources et renseignements

Voir la section Sources et renseignements du rapport téléchargeable pour connaître les sources détaillées.

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