Language selection

Recherche

Indicateur : Émissions de carbone du secteur forestier

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) totales provenant de l’utilisation des carburants fossiles par le secteur forestier canadien sont en baisse depuis les dix dernières années. La consommation énergétique a également diminué, mais est demeurée relativement stable au cours des dernières années. Les émissions de GES sont exprimées en équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2).

  • D’importantes technologies en matière d’efficacité énergétique et de réduction des émissions ont contribué à l’atteinte d’une réduction de l’ordre de 40 % des émissions de GES provenant de carburants fossiles dans le secteur forestier entre 2007 et 2017.
  • L’utilisation accrue de résidus de bois et de ses sous-produits a permis à la bioénergie d’atteindre 53 % de la consommation énergétique totale dans le secteur en 2017.

La capacité du secteur forestier de produire sa propre électricité, principalement à partir de bioénergie, a réduit sa dépendance à l’égard des combustibles fossiles. Entre 2007 et 2017, le secteur forestier a réduit sa consommation énergétique de 24 % et ses émissions de GES totales provenant de carburants fossiles (émissions directes et émissions indirectes liées à l’achat d’électricité) de 40 %.

Émissions de gaz à effet de serre des combustibles fossiles et utilisation totale de l’énergie dans le secteur forestier canadien, de 2007 à 2017

{Text}

Résumé du graphique

L’utilisation totale d’énergie dans le secteur forestier a diminué de façon constante, passant de 850 pétajoules (PJ) en 2007 à 621 PJ en 2012; elle a ensuite augmenté jusqu’en 2015, année où elle a atteint 684 PJ. En 2016 et 2017, le secteur forestier a utilisé 637 et 650 PJ d’énergie, respectivement.

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur forestier ont diminué, passant de 22,3 millions de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone (Mt éq. CO2) en 2007 à 13,5 Mt éq. CO2 en 2012. Après une hausse à 14,2 Mt éq. CO2 en 2013, les émissions du secteur sont demeurées stables, soit entre 13,0 et 13,6 Mt éq. CO2 par année, y compris en 2017, où 13,1 Mt éq. CO2 ont été émises.

Données du graphique
Le tableau présente : (1) l’utilisation annuelle totale de l’énergie (en pétajoule) par l’industrie forestière; et (2) les quantités d’émission de gaz à effet de serre (en million de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone) provenant des combustibles fossiles, qui ont été émises annuellement de 2007 à 2017 par l’industrie forestière.
Année Utilisation totale de l’énergie Émissions de GES
2007 850 22,0
2008 752 18,8
2009 695 16,2
2010 676 15,6
2011 637 14,3
2012 621 13,5
2013 656 14,2
2014 674 13,5
2015 684 13,6
2016 637 13,0
2017 650 13,1

Pourquoi cet indicateur est-il important?

  • Contrairement à la plupart des autres sources d’énergie renouvelable, la bioénergie produit des émissions directes de GES. Toutefois, la différence par rapport aux combustibles fossiles est que ces émissions font partie du cycle naturel du carbone, où l’absorption du carbone se produit parallèlement aux émissions.
  • La bioénergie fait partie d’un ensemble de solutions proposées par le secteur forestier, qui comprennent également l’utilisation accrue du bois dans le secteur de la construction et l’amélioration de l’aménagement forestier. Les avantages liés à l’atténuation des changements climatiques découlent de l’utilisation de bois local provenant de sources durables pour la bioénergie, la priorité étant accordée aux résidus d’exploitation forestière et aux résidus industriels, qui sont associés à des émissions plus faibles sur la base du cycle de vie comparativement à l’utilisation de combustibles fossiles.
  • Le sous-secteur canadien de la bioénergie forestière a connu une forte croissance au cours des deux dernières décennies. En 2017, le nombre d’installations de biochauffage dans les communautés a atteint 351, contre 66 en 2011 et seulement 5 en 2000. La production de granules de bois au Canada est également passée de 0,4 million de tonnes en 2005 à 3,0 millions de tonnes en 2017. Elle représente donc un débouché précieux pour de grandes quantités de résidus produits par les scieries partout au pays.
  • Le secteur forestier fait la transition vers une utilisation accrue de la biomasse pour répondre à ses propres besoins énergétiques tout en continuant de progresser en tant que fournisseur de biomasse forestière pour la production d’énergie dans d’autres secteurs. Dans ce contexte, il devient de plus en plus important de suivre la consommation énergétique et les émissions du secteur.

Quelles sont les perspectives?

  • Pour atteindre les objectifs que le Canada s’est fixés à long terme en matière de réduction des émissions de GES, il faudra mettre en place un vaste ensemble de solutions, y compris des solutions climatiques naturelles qui tiennent compte du cycle naturel du carbone, y compris l’utilisation de produits du bois fabriqués de manière durable. En retour, cela nécessite des chaînes de valeur dans le secteur forestier qui reposent sur des politiques écologiques et indirectes d’utilisation du bois, y compris l’augmentation de l’utilisation appropriée de la bioénergie produite à partir de forêts aménagées de manière durable.
  • Le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, en association avec le Cadre de la bioéconomie forestière pour le Canada, a préparé le terrain afin de permettre au secteur forestier de jouer un rôle clé dans l’atténuation des changements climatiques et le développement économique régional. La stratégie canadienne à long terme de développement à faibles émissions de GES visant l’horizon du milieu du siècle indique qu’il est possible de réduire les émissions et d’augmenter les absorptions de façon considérable d’ici 2050. Nous pouvons obtenir ces améliorations en modifiant notre façon d’aménager les forêts, en favorisant une plus grande utilisation intérieure des produits du bois à longue durée de vie, en utilisant davantage la bioénergie provenant des résidus de bois et en misant sur le boisement.
 

Quels sont les cadres de rapport que soutient cet indicateur?

  • Le Processus de Montréal : 5.c
Un homme versant des granulés de bois dans un poêle à granules.
Les granules de bois de chauffage représentent un débouché précieux pour de grandes quantités de résidus produits par les scieries partout au pays.
 
Sources et renseignements
Référence photographique
  • Granulés de bois. Photo de Urbazon/iStock sur Getty Images.
 

Table des matières — Rapport sur l'état des forêts au Canada

Signaler un problème sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute demande, contactez-nous.

Date de modification :