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Indicateur : Régénération forestière

En 2018, au moins 427 millions des semis ont été plantés sur 350 000 hectares (ha) de terres forestières provinciales au Canada. De plus, 6 000 ha de forêt supplémentaires ont été créés par ensemencement.

  • En 2018, la superficie régénérée artificiellement a diminué de 8 %, et le nombre de semis plantés a diminué de 5 %.
  • Les baisses sont probablement liées à la diminution progressive de la superficie exploitée à partir de 2015, principalement en Colombie-Britannique.
  • Une régénération réussie est nécessaire à la suite de l’exploitation forestière sur des terres publiques.
  • Le type de forêt, le système sylvicole et la composition requise de la nouvelle forêt déterminent la méthode de régénération (naturelle ou artificielle).
  • La régénération artificielle (plantation ou ensemencement) a été appliquée à environ 55 % de la superficie récoltée au cours des 20 dernières années.

Superficie régénérée artificiellement et nombre de semis plantés sur les terres publiques provinciales et territoriales au Canada de 2008 à 2018

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Résumé du graphique

Entre 2008 et 2012, le nombre de semis plantés annuellement au Canada a diminué, passant de 613 millions en 2008 à 487 millions en 2012.  De 2012 à 2015, le nombre de semis plantés a augmenté, atteignant 572 millions. Puis, au cours des trois dernières années, leur nombre a de nouveau diminué à chacune des années pour atteindre 428 millions en 2018.

Pour chaque année, entre 2008 et 2018, environ 95 % de la superficie totale régénérée artificiellement a été renouvelée par plantation, contre 5 % par ensemencement.  La superficie régénérée artificiellement a culminé à 449 000 hectares en 2008 pour redescendre à 360 000 hectares en 2012. Entre 2013 et 2016, cette superficie oscillait entre 432 000 et 408 000 hectares par année. En 2018, 356 000 hectares ont été régénérés artificiellement, une baisse par rapport aux 385 000 hectares de l’année précédente.

Données du graphique
Le tableau indique la superficie (en hectares) régénérée artificiellement ainsi que le nombre de semis plantés sur les terres publiques provinciales et territoriales au Canada, de 2008 à 2018
Année Superficie plantée Superficie ensemencée Semis plantés
2008 428 396 20 623 613 157 157
2009 376 132 15 938 537 238 824
2010 348 154 12 063 487 360 562
2011 359 175 11 202 508 301 732
2012 348 973 10 541 487 373 190
2013 420 167 11 638 553 958 916
2014 413 103 17 268 549 892 774
2015 393 423 19 743 572 668 151
2016 381 728 25 960 485 954 418
2017 368 059 17 292 450 211 312
2018 350 278 6 003 427 502 228

Pourquoi cet indicateur est-il important?

  • Les activités de régénération permettent d’assurer la croissance de la nouvelle forêt dans la superficie exploitée, de sorte qu’elle devienne de nouveau apte à produire du bois d’œuvre et à maintenir les services rendus par l’écosystème, comme le stockage du carbone, la régulation de la qualité de l’eau et les habitats fauniques.
  • La façon dont les forêts sont régénérées peut influencer leur composition au fil du temps.

Quelles sont les perspectives?

  • La régénération est obligatoire sur toutes les terres publiques au Canada; ainsi, il faudra continuer à régénérer la quasi-totalité des terres exploitées.
  • La superficie régénérée chaque année est principalement liée à la capacité de récolte récente. Celle-ci varie en fonction des marchés des produits forestiers tout en demeurant dans les limites permises par les principes d’aménagement forestier durable.
  • La possibilité de coupe en Colombie-Britannique devrait diminuer continuellement jusqu’à sa stabilisation en 2025, principalement en raison de la mortalité causée par l’épidémie de dendroctone du pin ponderosa. Par conséquent, les taux de renouvellement devraient suivre une tendance similaire. La Colombie-Britannique étant la plus grande région forestière du Canada, une baisse des taux de renouvellement dans la province aura une incidence directe sur les totaux nationaux.

Quels sont les cadres de rapport que soutient cet indicateur?

  • Le Processus de Montréal : 2.c
 
Sources et renseignements
  • Gouvernement de la Colombie-Britannique. Trends in timber harvest in B.C. (consulté le 5 avril 2020). [en anglais seulement].
  • Base de données nationale sur les forêts. Régénération, Tableau 6.2. Superficie ensemencée directement par juridiction, tenure et méthode d’application. (consulté le 28 mai 2020).
  • Base de données nationale sur les forêts. Régénération, Tableau 6.2.1. Nombre de semis plantés par juridiction, tenure et groupe d’espèces. (consulté le 28 mai 2020).
  • Base de données nationale sur les forêts. Régénération, Tableau 6.2.2. Superficie plantée par juridiction, tenure et groupe d’espèces. (consulté le 28 mai 2020).
  • Remarques :
    • Les données concernent les forêts sur des terres provinciales et territoriales d’un bout à l’autre du Canada. Les terres fédérales et privées sont exclues.
    • Les données sur la superficie ensemencée pour les années 2015, 2016, 2017 et 2018 sont indiquées comme « non disponibles » dans la Base de données nationale sur les forêts pour la province du Québec. Par conséquent, le total national indiqué ici ne comprend pas la superficie ensemencée dans la province du Québec pour ces années. Les années antérieures à 2015 comprennent des données pour le Québec.
    • Les données sur la superficie plantée pour les années 2017 et 2018 sont indiquées comme « non disponibles » dans la Base de données nationale sur les forêts pour la province du Québec. Par conséquent, le total national indiqué ici ne comprend pas la superficie plantée dans la province du Québec pour ces années. Les années antérieures à 2017 comprennent des données pour le Québec.
    • Les données concernant le nombre de semis plantés pour les années 2016, 2017 et 2018 sont indiquées comme « non disponibles » dans la Base de données nationale sur les forêts pour la province du Québec. Par conséquent, le total national indiqué ici ne comprend pas les semis plantés dans la province du Québec pour ces années. Les années antérieures à 2016 comprennent des données pour le Québec.
    • La régénération naturelle se révèle souvent la méthode la plus efficace de régénération des zones exploitées. Dans un premier scénario, il y a déjà beaucoup de régénération sous couvert (p. ex., l’épinette noire de plaine) et beaucoup de semences (p. ex., les feuillus tolérants). Selon un deuxième scénario, il y a présence d’espèces désirées qui peuvent repousser à partir des réseaux de racine établis (p. ex., le peuplier faux-tremble). La superficie forestière qui se régénère naturellement n’est pas documentée par province; on l’estime donc en calculant la différence entre la superficie totale récoltée et la superficie régénérée artificiellement.
    • Sur un site donné, quand la régénération naturelle ne satisfait ni à la quantité ni à la composition en espèces souhaitée conformément aux objectifs de gestion durable des forêts, on recourt à la régénération artificielle.

 

Table des matières — Rapport sur l'état des forêts au Canada

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