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La « deuxième vie » des arbres contribue à un avenir sobre en carbone

Qu’il s’agisse d’une épinette sur pied ou d’un plafond voûté, les ressources forestières canadiennes jouent un rôle important dans la gestion des émissions et des absorptions du carbone.

Lorsqu’elles pensent aux forêts canadiennes, la plupart des personnes imaginent des peuplements de conifères et d’érables couleur feu à perte de vue absorbant le dioxyde de carbone (CO2) de l’air et l’emmagasinant dans leur bois. En réalité, le stockage du carbone ne se produit pas uniquement dans les arbres en croissance. Une fois qu’un arbre est récolté, sa deuxième vie en tant que produit forestier commence. Puisque les produits fabriqués à partir de la biomasse forestière continuent d’emmagasiner le carbone, tant les arbres vivants que les produits forestiers dérivés de ceux-ci permettent de contribuer à un avenir sobre en carbone pour le Canada.

Le stockage du carbone se produit lorsque le CO2 dans l’air est « capturé » et emmagasiné dans un élément, tel que le bois d’un arbre. Le bois devient alors un « puits de carbone ».

Une pile de panneaux de bois lamellés-croisés.
Panneaux de bois lamellés-croisés.

Stockage du carbone dans les produits forestiers durables

L’usage stratégique des ressources forestières signifie que le carbone peut être emmagasiné à l’intérieur de produits forestiers pendant des décennies. Par exemple, des poutres en bois de construction de dimensions courantes (2 x 4) sont utilisées dans 90 % des nouvelles maisons unifamiliales en Amérique du Nord. Le bois lamellé-croisé (en anglais seulement), qui comprend de trois à sept couches de bois d’œuvre collées ensemble afin de créer des panneaux structuraux d’une résistance et d’une stabilité exceptionnelles, constitue également un élément essentiel des constructions de grands bâtiments en bois. Ces produits forestiers stockent le carbone pour la durée de leur vie. En combinant un aménagement durable des forêts et un usage stratégique des produits forestiers, le carbone est emmagasiné pour une période aussi longue que possible.

Qu’est-ce que la bioéconomie?

Dans le cadre de la bioéconomie, des ressources de biomasse renouvelables et obtenues par des méthodes durables permettent d’offrir au public une gamme élargie de produits industriels et destinés à la consommation. Les ressources de biomasse proviennent des arbres, des produits agricoles et des résidus organiques issus des procédés de récolte ou de transformation du bois d’œuvre. Ces produits peuvent comprendre des additifs alimentaires, des textiles, des matériaux de construction, des pièces automobiles, des bioplastiques, des produits biochimiques et du carburant pour les véhicules et les avions.

Trouver une utilité pour chaque partie de l’arbre

Les entreprises canadiennes du secteur forestier s’efforcent de trouver une utilité pour toutes les parties des arbres. Elles contribuent ainsi à la croissance de la bioéconomie du Canada. Par exemple, les scieries produisent des résidus sous forme de copeaux de bois ou de sciure. Ces résidus sont utiles et peuvent être transformés en panneaux, en produits de papier ou en pastilles de bois destinés à un usage national ou une exportation internationale. En fait, l’industrie forestière est un chef de file dans l’établissement de nouvelles manières d’utiliser la biomasse forestière afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’ajouter de la valeur à l’économie canadienne. Ces mesures ont contribué à réduire de 38 % les émissions de GES provenant de l’industrie forestière entre 2006 et 2016.

Grâce à l’utilisation de produits du bois novateurs et durables ainsi qu’aux activités d’aménagement forestier, le secteur forestier canadien pourrait réduire les émissions de CO2 de 50 millions de tonnes par année d’ici 2050. C’est ainsi que les arbres du Canada contribuent à un avenir écologique, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des forêts.

Des mains qui tiennent des granules de pois devant des copeaux de bois.
Les sciures et les copeaux de bois des scieries peuvent être utilisés pour fabriquer des panneaux, du papier ou des granules de bois.

Remplacement des ressources non renouvelables

Les produits provenant des forêts aménagées de manière durable contribuent également à un avenir sobre en carbone en offrant une alternative aux matériaux de construction non renouvelables à forte intensité carbonique. Par exemple, le bois lamellé-collé (en anglais seulement) est un produit du bois structurel qui peut réduire le besoin en matière de matériaux de construction classiques comme l’acier ou le béton. Les communautés éloignées peuvent utiliser la biomasse forestière locale provenant des zones d’exploitation à proximité ou des activités d’éclaircie des forêts réalisées pour réduire les risques de feux afin de produire du chauffage et de l’électricité, et ainsi réduire la quantité de combustibles fossiles importés dans la communauté par le passé.

Bâtiment en bois de grande hauteur.
Bâtiment en bois de 13 étages dans l’éco-quartier Pointe-aux-Lièvres de la ville de Québec.
Sources
Références photographiques
  • Photo de panneaux de bois lamellés-croisés. Ressources naturelles Canada – Service canadien des forêts.
  • Photo d’origine fournie par Stephane Groleau.
  • Photo de granules de bois fournie par Pacific BioEnergy Prince George LP.

Cet article est tiré du rapport annuel 2019 de l'État des forêts au Canada. Téléchargez la version PDF de notre base de données des publications.

Table des matières — Rapport sur l'état des forêts au Canada

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