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7 faits sur les perturbations naturelles et le déboisement

Les perturbations naturelles comme les feux irréprimés, les insectes et les maladies sont souvent considérées par erreur comme les causes du déboisement. En fait, au Canada, les forêts – en particulier les forêts de la zone boréale – dépendent des perturbations pour se renouveler et se revitaliser. Bien que les perturbations naturelles donnent effectivement lieu à une perte temporaire de couvert forestier, à long terme, elles aident les forêts à rester en santé et favorisent la diversité des essences forestières, des plantes et des animaux qui s’y trouvent. Voici 7 raisons de croire que les perturbations naturelles ne causent pas le déboisement.

La forêt au printemps avec un arbre mort. Les perturbations naturelles comme les feux de forêt, les infestations d’insectes et les maladies font partie du cycle de vie naturel des forêts.

1. Les perturbations naturelles font partie intégrante des forêts du Canada

Les forces naturelles telles les feux irréprimés, les insectes, les maladies, les sécheresses et les inondations sont à l’œuvre dans les forêts du Canada depuis des milliers d’années. Une forêt est une communauté vivante d’organismes en évolution constante, et les perturbations naturelles constituent les plus gros catalyseurs du changement. Elles façonnent la structure, l’âge, les types et la diversité des arbres, des autres végétaux et des animaux qui peuplent nos forêts. Ces cycles naturels de renouvellement aident à garder les forêts en santé.

Chaque année, les perturbations naturelles provoquent dans les forêts canadiennes une perte d’arbres considérablement plus élevée que les activités humaines tels l’exploitation forestière ou le développement urbain. Par exemple, en 2014, les feux ont rasé 4,6 million d’hectares de terres forestières alors que seuls 700 000 hectares ont été récoltés.

2. Les perturbations naturelles ne causent pas le déboisement

Le déboisement signifie qu’un paysage forestier est détruit et converti en permanence à un autre usage. Par exemple, des terres forestières peuvent être transformées en terres agricoles ou des arbres peuvent être coupés pour l'aménagement de routes ou la construction d’autres infrastructures en appui du développement industriel ou urbain et de l’exploitation de ressources. Le déboisement constitue une perte permanente de couvert forestier.

Les perturbations naturelles causent une perte temporaire de couvert forestier, mais ils ne contribuent pas au déboisement parce que les arbres vont se regénérer. Les terres forestières temporairement dépourvues d’arbres sont encore considérées comme étant des forêts, étant donné que les arbres vont repousser au fil du temps.

3. Le déboisement n’est pas à la hausse au Canada

Le Canada surveille le déboisement de près et fait rapport régulièrement de cet important enjeu. Le déboisement au pays est à la baisse depuis 20 ans, et il se fait à l’heure actuelle à un taux de seulement 0,02 %. Apprenez-en davantage sur le faible taux de déboisement au Canada.

Les perturbations naturelles comme les feux, les maladies et les sécheresses se produisent en cycles qui peuvent être plus courts dans certaines régions forestières et plus longs dans d’autres. Ces cycles signifient que les perturbations peuvent être plus fréquentes certaines années et moins fréquentes d’autres années. Cela fait partie intégrante du cycle de vie naturel des forêts. Comme la perte de couvert forestier découlant de forces naturelles est temporaire, elle n’a pas d’effet sur le taux de déboisement.

4. Les perturbations naturelles causent une plus grande perte temporaire de couvert forestier que la récolte d’arbres

Bien que les perturbations naturelles et la récolte du bois donnent lieu à la perte temporaire d’une certaine partie du couvert forestier, les forces naturelles perturbent une superficie des forêts du Canada bien plus grande que la récolte du bois. En moyenne, au cours des 25 dernières années, les feux et les infestations d’insectes ont ravagé environ 21 fois plus la forêt que la récolte du bois.

Il est important de se rappeler que ces pertes de couvert forestier sont seulement temporaires. Presque toute la zone forestière perturbée par des forces naturelles et l’exploitation se reboisera. En fait, les lois et politiques provinciales exigent que les superficies des terres publiques qui sont exploitées soient régénérées, soit au moyen de la succession naturelle ou en ayant recours à la plantation d’arbres et à l’ensemencement. Environ 94 % des forêts du Canada sont situées sur des terres publiques. En savoir plus sur l’aménagement forestier durable.

5. Les forêts boréales nécessitent des perturbations naturelles pour demeurer en santé

Les perturbations naturelles se produisent dans tous les types de forêts, mais se déclarent plus souvent dans les forêts boréales que dans les forêts tempérées du Canada. De fait, les forêts boréales dépendent de ces perturbations pour les aider à se renouveler.

Les feux irréprimés en particulier aident les forêts boréales à se revitaliser, à façonner le paysage forestier et à favoriser la biodiversité à long terme. Les feux stimulent la nouvelle croissance et certaines essences adaptées au feu, comme le pin gris, dépendent des feux de forêt pour se reproduire. En savoir plus sur les feux dans la forêt boréale.

Les grandes infestations d’insectes et les maladies font aussi partie intégrante du cycle naturel et aident à renouveler les forêts, en libérant les éléments nutritifs stockés dans la végétation vivante et morte. Alors que certains types d’arbres meurent, d’autres essences peuvent pousser, ce qui favorise la diversité forestière.

6. La gestion durable des forêts inclut la gestion des perturbations naturelles

Bien que les feux de forêt constituent un élément naturel de l’écosystème forestier et qu’ils soient importants pour le garder en santé et maintenir sa diversité, ils peuvent aussi menacer des collectivités et détruire des ressources forestières précieuses. Pour cette raison, la lutte contre les feux est une composante essentielle de la gestion des forêts au Canada. Les organismes de gestion des forêts visent à limiter les dommages et les coûts potentiels associés aux feux de forêt. De fait, les instances gouvernementales et l’industrie engagent environ un demi-milliard de dollars chaque année dans la protection des forêts contre le feu. En savoir plus au sujet des moyens que le Canada utilise dans la lutte contre les feux irréprimés.

7. Le Canada surveille les incidences environnementales des perturbations naturelles

Les perturbations naturelles peuvent avoir un effet important sur l’environnement, notamment le bilan du carbone. Le Canada les surveille très étroitement afin d’orienter la planification de la gestion et de satisfaire aux exigences de production de rapports sur les changements climatiques. Nous produisons aussi des rapports publics sur les feux de forêt et les insectes à titre de deux critères clés dans notre rapport annuel L’État des forêts au Canada. En surveillant les perturbations naturelles tels les feux et les ravageurs, les aménagistes forestiers peuvent mieux comprendre leurs effets et prendre des mesures pour atténuer les changements que les perturbations naturelles causent dans l’environnement. En savoir davantage au sujet de l’aménagement forestier durable.

En savoir plus au sujet des perturbations naturelles dans les forêts du Canada

Voir comment les feux, les insectes et d’autres perturbations façonnent les forêts du Canada.

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