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Comprendre la réaction des oiseaux aux perturbations dans les forêts

Des scientifiques étudient les oiseaux dans la vaste forêt boréale du Canada. La grande superficie de la forêt boréale et la variété de milieux qu’elle renferme en font un habitat de choix pour bon nombre d’oiseaux.

Mésange à tête brune. Photo : Kirk Zufelt
Mésange à tête brune.
Photo : Kirk Zufelt

Les oiseaux font partie intégrante de la beauté impérissable des forêts du Canada. Ils sont aussi un baromètre de l’évolution du milieu. Leurs réactions aux perturbations de la forêt peuvent donner des indications sur l’état dans lequel se trouvent d’autres espèces moins visibles ou plus difficiles à étudier. La recherche au Service canadien des forêts a pour but d’éclairer les décisions de gestion qui concernent l’habitat des oiseaux.

Tendances des populations

Les tendances générales à long terme des populations de la plupart des espèces d’oiseaux de la forêt boréale sont stables ou à la hausse. Cependant, les populations de certaines espèces courantes d’oiseaux sont en déclin partout dans le monde, y compris dans la forêt boréale du Canada — par exemple, le quiscale rouilleux (Euphagus carolinus), la paruline du Canada (Wilsonia canadensis) et la paruline à gorge grise (Oporornis agilis).

Les populations aviaires varient de façon naturelle et les causes des variations sont complexes et difficilement attribuables à un seul facteur. Les fluctuations des populations pourraient être causées par des facteurs naturels (temps, incendies, cycles d’invasions d’insectes) et humains (changements climatiques, suppression des incendies, aménagement des forêts, perte de forêts, activités industrielles).

Les déclins observés chez certaines espèces d’oiseaux boréaux sont probablement liés à divers changements environnementaux et à la perte/dégradation de l’habitat qui pourrait être en train de se produire dans les aires de reproduction, les aires d’hivernage ou les haltes migratoires. La recherche laisse croire que la dégradation de l’habitat d’hivernage est l’un des plus importants facteurs qui agissent sur bon nombre d’espèces d’oiseaux migrateurs. Beaucoup de couvert forestier d’origine ont été perdu dans certains pays dans lesquels des oiseaux qui se reproduisent au Canada passent l’hiver.

Impacts de la récolte forestière

Dans la forêt boréale du Canada, l’incidence de l’exploitation forestière sur les populations d’oiseaux est compliquée, et elle varie selon les espèces, la région, le type de forêt, les coupes prescrites, le temps qui s’est écoulé après la récolte, et ainsi de suite. L’exploitation forestière peut entraîner des changements dans la composition, la diversité et l’abondance des oiseaux de la forêt boréale. Ces changements peuvent être positifs, neutres ou négatifs, en fonction des espèces et du type d’habitat utilisé par ces espèces.

Par exemple, les espèces pionnières comme la paruline triste (Oporornis philadelphia), la paruline à flancs marron (Dendroica pensylvanica) et le bruant à gorge blanche (Zonotrichia albicollis) tirent avantage de l’exploitation forestière, carelles préfèrent les jeunes forêts. Cependant, certaines espècestributaires de la forêt comme le grimpereau brun (Certhia americana), la mésange à tête brune (Poecile hudsonica) et la paruline couronnée (Seiurus aurocapilla)sont sensibles à la perte de vieilles forêts.

D’autres espèces, commeles pics (picidés), ont besoin d’arbres morts ou dépérissants pournicher et s’alimenter, tandis que d’autres nichent dans les cavitéscréées par les pics. D’autres encore, telles que les rapaces et les moucherolles, se perchent sur des arbres debout vivants ou morts dans les superficies coupées à blanc ou brûlées pour chasser. Le fait de protéger les forêts contre les incendiespeut réduire dans le paysage la disponibilité de ces types de caractéristiques d’habitat.

Des travaux de recherche ont démontré que les régimes de récolte qui imitent des perturbations naturelles sont généralement bénéfiques aux oiseaux et à d’autres espèces fauniques et favorisent en général la biodiversité des forêts. Par conséquent, les provinces et territoires du Canada exigent ou s’apprêtent à exiger des pratiques d’exploitation qui visent à imiter les perturbations naturelles. Ils mettent également en œuvre des pratiques de gestion écosystémique afin de protéger les milieux sauvages. Plusieurs provinces ont également mis sur pied des plans d’action visant à accroître leurs connaissances en matière de biodiversité de la forêt par des inventaires, des études et des activités de surveillance environnementale. De plus, l’industrie collabore avec des organisations non gouvernementales environnementales pour élaborer des projets de recherche et de conservation de la forêt boréale.

Pour en savoir davantage
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