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Menaces pesant sur les ressources hydriques en milieu forestier

Perturbations forestières

Lorsque les forêts sont perturbées à petite échelle (sur moins de dix kilomètres carrés), les effets sur les ressources en eau sont assez bien connus. La disparition partielle ou totale d'une petite forêt, que ce soit par suite de perturbations naturelles (comme un feu ou une infestation d'insectes) ou en raison de l'exploitation forestière, provoque une réduction immédiate de l'évapotranspiration. L'humidité du sol s'accroit, le ruissellement augmente.

Lac et forêt à la tombé du jour

Cependant, à mesure que la forêt se régénère, l'évapotranspiration augmente : habituellement, l'humidité du sol et le ruissellement reviennent aux niveaux antérieurs à la perturbation en trois à cinq ans. À plus long terme, il se peut que le taux d'évapotranspiration dans la forêt en pleine croissance soit plus élevé et réduise ainsi l'humidité du sol et le ruissellement.

Les petites perturbations qui surviennent dans les forêts ont également des répercussions sur le cycle des éléments dans les sols forestiers. À court terme, elles peuvent accélérer la migration de certains éléments (comme l'azote et les composés phosphoreux) vers les eaux de surface et modifier ainsi les écosystèmes aquatiques.

Ce qui est moins bien connu, c'est la façon dont de nombreuses petites perturbations peuvent influer sur la qualité et la quantité de l'eau dans les grands systèmes fluviaux. Les incidences sur la biodiversité et la productivité aquatiques sont également mal connues.

Changements climatiques

Le réchauffement planétaire pourrait avoir des répercussions sur le cycle de l'eau. Les effets les plus probables sont les suivants :

  • modification de la fréquence et de l'intensité des précipitations; variation de la répartition annuelle des périodes de précipitation; enneigement plus faible et fonte des neiges plus précoce au printemps;
  • augmentation de la fréquence et de la durée des périodes de sécheresse;
  • augmentation de l'évaporation en raison des températures plus élevées.

Toute modification du cycle de l'eau pourrait à son tour influer sur la répartition des espèces, augmenter les dommages causés par les phénomènes météorologiques extrêmes (tempêtes de verglas, inondations, tempêtes de vent, sécheresses, etc.) et exercer des pressions accrues sur les forêts déjà affaiblies par les insectes, les maladies et la pollution atmosphérique. Les changements climatiques pourraient également modifier les processus physiques, chimiques et biologiques qui se déroulent dans le sol.

Ensemble, ces changements pourraient avoir un effet important sur l'eau — en qualité et en quantité — qui circule dans le milieu forestier.

Pollution atmosphérique

L'utilisation des combustibles fossiles et la fusion des minerais libèrent beaucoup de polluants dans l'atmosphère. Ces substances polluantes peuvent se concentrer dans les végétaux et les animaux, et menacer leur santé. La pollution atmosphérique peut également provoquer des précipitations acides. Les pluies acides se forment lorsque les oxydes d'azote et de soufre se combinent avec l'eau dans l'atmosphère, et tombent sous forme de pluie, de neige, de neige fondante ou d'autres précipitations. Les pluies acides affectent directement les écosystèmes aquatiques lorsqu'elles tombent sur les lacs et les cours d'eau. Elles affectent aussi les forêts.

Certains milieux et sols forestiers peuvent neutraliser les acides et prévenir les dommages qui leur sont associés, mais de vastes régions de l'Est du Canada sont particulièrement vulnérables à l'acidification. Les pluies acides dissolvent les nutriments essentiels des sols forestiers et mobilisent les métaux toxiques, comme l'aluminium. L'acidité élevée et les métaux toxiques peuvent alors poser un risque pour les écosystèmes terrestres et aquatiques.


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