Accumulation de combustible et modèles de feux

Transcription

Sylvie Gauthier : Je suis Sylvie Gauthier, je suis chercheure en écologie forestière et des feux au Service canadien des forêts et je travaille au Centre de foresterie des Laurentides à Québec.

Ici sur la Côte-Nord, j’ai commencé à conduire des travaux sur l’historique des feux il y a une dizaine d’années. On s’est aperçu notamment qu’il y avait plus de vieilles forêts que ce qu’on pensait initialement. Ce que je fais plus spécifiquement dans le contexte des placettes permanentes qu’on a établies ici, c’est de regarder un peu comment le combustible qui s’accumule au sol s’accumule au cours du temps dans les vieilles forêts et dans les forêts qui vont être soumises à des perturbations par la tordeuse du bourgeon de l’épinette.

Et ce qui m’intéresse plus particulièrement, c’est de voir comment le combustible qui sert à allumer les feux s’accumule ou non dans les vieilles forêts et on veut aussi voir une épidémie de tordeuses qui commence à s’installer dans le territoire, on veut essayer de voir et comprendre quel est l’impact de cette épidémie là sur les risques de feux futurs par l’accumulation du combustible.

Ce qu’on voit sur la Côte-Nord, c’est que les feux sont pas une perturbation qui est la perturbation majeure, les feux sont relativement rares, mais, dans un contexte de changements climatiques, il est possible que le risque de feu s’accroisse, c’est ce qu’on veut tenter de mieux prévoir.

Les résultats de nos travaux sont utilisés d’une part pour mieux comprendre comment l’écosystème forestier fonctionne. Par la suite, on utilise cette information là pour modifier nos pratiques d’aménagement pour améliorer les pratiques en fonction de l’écosystème dans lequel on se situe et plus spécifiquement pour les feux mais c’est un peu d’essayer de prévenir ou de mieux réagir quand les feux de forêt vont arriver.