Parcelles de suivi à long terme

Transcription

Louis De Grandpré : Bonjour, mon nom est Louis De Grandpré, je suis chercheur scientifique au Service canadien des forêts au Centre de foresterie des Laurentides et je travaille sur la dynamique et l'écologie forestière dans la forêt boréale.

On établit ces placettes permanentes-là pour d’une part étudier la dynamique qui se passe dans les vieilles forêts parce qu’on connaît peu les processus écologiques qui conduisent au développement de ces forêts là. Par exemple, les processus associés à la mortalité des arbres, à la régénération, les débris ligneux qui s’accumulent au niveau du sol puis la diversité qui est associée à ces forêts là.

Donc, on établit des placettes permanentes pour suivre ces processus là à long terme afin de mieux les comprendre. Puis l'autre chose qu’on veut étudier aussi, c’est de regarder les forêts qui ont été aménagées il y a à peu près une soixantaine d’années puis des forêts qui ont été aménagées plus récemment, puis de les comparer à des forêts qui ont brûlé à des époques à peu près équivalentes pour voir comment ces processus là se développent dans ces forêts là, puis est ce qu’on retrouve les mêmes espèces ou y a-t-il des problèmes qui sont à prévoir dans les forêts qui ont été aménagées donc pour éventuellement être en mesure de modifier nos pratiques d’aménagement pour se rapprocher davantage de ce que fait la nature.

On étudie beaucoup la forêt boréale en comparant des sites ont brûlé par exemple à des époques différentes, mais on n’a peu d’information sur vraiment ce qui se passe d’année en année dans ces forêts là. Puis ce qu’on remarque, c’est que dans les vieilles forêts, il y a énormément de changements qui surviennent sur des courtes périodes de temps. Puis on ne connaît pas ces éléments là. Donc, c’est pour acquérir la connaissance, qui pourra éventuellement servir dans des modèles afin de mieux prédire l'évolution de ces forêts là, puis on pourrait même aussi s’en servir pour mieux aménager ces forêts là dans le futur. Donc, prescrire des traitements qui sont un peu différents de ce qu’on fait normalement. Donc en ayant une meilleure connaissance de la dynamique qui se passe dans ces forêts là, des processus écologiques, on va être capable de mieux prédire puis de mieux prescrire les traitements sylvicoles appropriés. Pour maintenir la diversité, qui est associée à ces forêts là entre autres.