Aires protégées

Transcription

Brenda McAfee : Je m’appelle Brenda McAfee. Je suis une conseillère scientifique pour le Service canadien des forêts et je me spécialise en biodiversité.

Une aire protégée est une zone terrestre ou marine identifiée, réservée et gérée dans le but de protéger la nature. À vrai dire, la nature comprend la biodiversité, les plantes, les animaux, les microorganismes, la fonction écologique des aires et leur valeur culturelle.

En général, on crée des aires protégées pour disposer de zones représentatives de tous les divers types d’écosystèmes.

En 1885, le parc national Banff est devenu la première aire protégée du Canada. Le groupe qui construisait la voie ferrée transcontinentale a découvert une source d’eau chaude au milieu d’un paysage tout à fait unique et il s’est dit qu’elle devrait être protégée pour les générations futures.

Depuis lors, un réseau d’aires protégées a été établi à l’échelle du pays. Ce réseau s’étend actuellement sur plus de 100 millions d’hectares, comprend plus de 8 500 aires protégées et englobe presque 10 % de la superficie du Canada.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, communément appelée l’UICN, a créé six différents types de catégories de gestion pour les aires protégées.

Plus de 95 % des aires protégées du Canada sont classées dans les catégories de 1 à 4, ce qui veut dire qu’elles sont protégées intégralement. Donc, l’exploitation forestière et minière ou toute autre forme de mise en valeur sont interdites dans ces aires.

Les aires des catégories 5 et 6 sont le siège d’une grande activité, soit de l’aménagement durable qui met principalement l’accent sur la conservation.

Les aires protégées sont souvent évaluées en fonction du pourcentage de superficie qu’elles occupent.

Or, ce à quoi nous devrions nous intéresser quand il s’agit des aires protégées et de nos succès par rapport à l’atteinte des objectifs de conservation, c’est la qualité des aires protégées plutôt que leur nombre.

Au Canada, les aires protégées sont généralement créées par les provinces et les territoires, mais il y a aussi des aires protégées sur les terres fédérales. C’est le cas notamment des parcs nationaux et des refuges d’oiseaux migrateurs. En outre, on constate que les collectivités participent de plus en plus à la création d’aires protégées, parce qu’elles veulent préserver des éléments importants, culturels ou spirituels qui leur sont propres.

Maintenant que nous adoptons la gestion intégrée du paysage ou l’approche écosystémique pour aménager les terres, la conservation et le développement vont de pair. L’industrie forestière a réagi en s’engageant à fond et elle a développé des pratiques novatrices pour conserver la biodiversité tout en poursuivant la récolte de bois.

L’aménagement forestier durable vise à fournir la gamme complète d’avantages que nous pouvons tirer de la forêt, aujourd’hui et dans l’avenir, pour répondre aux besoins économiques, sociaux et environnementaux. Étant donné les bienfaits économiques et la gamme de services que les Canadiens et les Canadiennes tirent de la forêt, nous privilégions, comme moyens de protéger les forêts du Canada et leurs nombreux avantages, l’établissement, dans l’ensemble du pays, d’un réseau d’aires protégées bien structuré et d’une intendance attentive des zones à l’extérieur des aires protégées qui tient compte de ces avantages.