Le bois est-il récolté de façon durable?

Le régime d’aménagement forestier durable au Canada fait en sorte que nos forêts demeurent saines et que l’industrie forestière continue d’offrir de nombreux avantages aux Canadiens.

Tous les paliers gouvernementaux du Canada reconnaissent l’importance de maintenir les forêts en santé et de contribuer au bien-être et à la richesse des Canadiens, de Powell River (Colombie-Britannique) à Corner Brook (Terre-Neuve-et-Labrador). Par exemple, les gouvernements de la Colombie-Britannique et du Canada, par l’entremise du Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone, ont cofondé le Forest Carbon Initiative de la Colombie-Britannique, qui permettra de restaurer les forêts touchées par les feux et par les infestations du dendroctone du pin ponderosa. Cette initiative vise à augmenter le potentiel de stockage du carbone des forêts publiques de la Colombie-Britannique par la mise sur pied d’une variété d’activités dont la restauration, la fertilisation, l’augmentation de la densité de plantation et l’amélioration de l’utilisation.

La récolte du bois au Canada est durable grâce à l’application de lois et de mesures de surveillance et de gestion rigoureuses, et grâce à l’exigence selon laquelle toute forêt récoltée appartenant à l’État soit régénérée.

 

La plupart des forêts canadiennes appartiennent à l’État

Graphique illustrant un semis à côté d’un arbre mature indiquant que, selon la loi, toutes les terres publiques ouvertes à la récolte commerciale du bois doivent être régénérées

Environ 90 % des forêts du Canada sont situées sur des terres provinciales et territoriales publiques. L’aménagement forestier sur ces terres relève donc des gouvernements provinciaux et territoriaux. Ces derniers déterminent la possibilité annuelle de coupe (PAC), soit 1) la capacité de récolte permise annuellement dans une superficie donnée de terres publiques et 2) à l’âge minimum du peuplement forestier au moment de la récolte. Cette manière de gérer le niveau de récolte aide à assurer une durabilité à long terme.

La récolte n’est donc pas synonyme de déboisement

Que la régénération se fasse naturellement ou artificiellement, les forêts repoussent. La régénération permet aux forêts canadiennes de continuer à produire de la fibre de bois à usage commercial, à offrir des possibilités d’activités récréatives et à préserver les services rendus par les écosystèmes comme le stockage du carbone, la régulation de la qualité et de la quantité de l’eau et la création d’habitats fauniques.

La régénération est nécessaire après la récolte

Toutes les terres provinciales et territoriales ouvertes à la récolte commerciale du bois doivent être régénérées, que ce soit naturellement ou artificiellement par plantation ou ensemencement, ou par une combinaison de tous ces moyens. Chaque province et territoire possède ses propres normes et règlements en matière de régénération, qui portent sur des facteurs tels que la composition en espèces, la densité, le coefficient de distribution et la distribution des types forestiers dans le paysage.

Les avantages de la régénération naturelle incluent un besoin minime d’intervention humaine et des coûts en général moins élevés que la régénération artificielle. Cependant, la plantation et l’ensemencement procurent plus de contrôle sur les espèces qui s’établiront. On y recourt fréquemment pour garantir le respect des plans provinciaux et territoriaux en matière de régénération et d’aménagement. Plus de la moitié de la superficie récoltée au Canada est régénérée par plantation et ensemencement.

En 2016, environ 155 millions de mètres cubes (m3) de bois rond industriel ont été récoltés au Canada. Cela représente environ 0,3 % du volume total de bois sur pied des forêts canadiennes, soit 47 milliards de m3

Près de la moitié (43 %) du volume total de bois rond industriel récolté sur les terres provinciales de la Couronne ont provenu de la Colombie-Britannique, suivie du Québec et de l’Alberta.

Sources et renseignements