Le bois est-il récolté de façon durable?

Le régime d’aménagement forestier durable au Canada permet de veiller à la bonne santé des forêts canadiennes et de s’assurer qu’elles continuent d’être bénéfiques aux Canadiens. Les dispositions législatives ainsi que les mesures de surveillance et de gestion rigoureuses qui encadrent la récolte de bois au Canada garantissent son caractère durable.

La plupart des forêts canadiennes appartiennent à l’État

En ce qui concerne la superficie, environ 90 % des forêts du Canada sont situées sur des terres publiques. La gestion forestière sur ces terres relève des gouvernements provinciaux et territoriaux.

Diagramme à secteurs indiquant le pourcentage de la propriété des forêts au Canada : gouvernements provinciaux (77 %), gouvernements territoriaux (13 %), propriété privée (6 %), propriété autochtone (2 %), gouvernement fédéral (2 %) et autre (1 %).
 

En 2015, environ 161 millions de mètres cubes (m3) de bois rond industriel ont été récoltés au Canada. Cela représente environ 0,3 % du volume total de bois sur pied des forêts canadiennes, soit 47 milliards de m3.

La Colombie-Britannique contribue à près de la moitié (42 %) de la récolte de bois rond industriel au Canada. Elle est suivie à ce chapitre par l’Alberta et le Québec.

L’outil clé du caractère durable de l’aménagement forestier : la planification

La planification de l’aménagement forestier est l’un des principaux outils employés pour s’assurer que les forêts du Canada appartenant à l’État demeurent durables sur les plans social, économique et environnemental. Les entreprises forestières qui exercent leurs activités sur des terres publiques doivent, en vertu de la loi, élaborer un plan d’aménagement forestier avec la collaboration du public. Ces plans doivent ensuite être approuvés par un gouvernement provincial ou territorial avant que toute récolte puisse débuter sur une terre publique. Les plans d’aménagement forestier englobent les plans d’accès, de récolte, de régénération et d’autres normes à respecter. La surveillance permanente des pratiques forestières assure le respect des plans.

Les provinces et les territoires réglementent les capacités de récolte au moyen de plans d’aménagement forestier

Pour assurer la durabilité des forêts à long terme, les gouvernements provinciaux et territoriaux réglementent les capacités de récolte au moyen de plans d’aménagement forestier. Ces plans permettent de fixer une « possibilité annuelle de coupe » (PAC), soit la capacité qu’il est permis de récolter annuellement dans une superficie donnée et sur une période définie (de 5 à 10 ans dans la plupart des cas).

La régénération est nécessaire après la coupe

Toutes les terres publiques ouvertes à la récolte commerciale du bois doivent être régénérées, soit naturellement, soit artificiellement par plantation ou par ensemencement, enfin soit par une combinaison de ces trois moyens. Chaque province et territoire possède ses propres normes et règlements en matière de régénération, que l’on applique en fonction de facteurs tels que la composition en espèces, la densité et la productivité. Ces normes figurent également dans les plans d’aménagement forestier.

La régénération naturelle offre de nombreux avantages. Par exemple, elle requiert peu d’intervention humaine et ses coûts sont généralement inférieurs à ceux de la régénération artificielle (plantation ou ensemencement). Cependant, il faut parfois recourir aux méthodes artificielles pour accélérer le processus de régénération, ce qui permet de veiller à ce que les normes du gouvernement en matière de régénération soient respectées.

Sources
 
Les indicateurs présentés dans cette section