Comment les perturbations façonnent-elles les forêts du Canada

Feux, insectes et maladies attaquent constamment les forêts du Canada. Ils renouvellent des paysages forestiers entiers et, avec le temps, déterminent la composition, la structure et la diversité des habitats de la forêt.

Ces perturbations naturelles et d’autres, comme la sécheresse, les inondations et les tempêtes de vent, varient en gravité, en étendue et en fréquence, et leur importance relative dépend de la région et du moment. Il en résulte que les forêts du Canada, par leur transformation constante, confère au paysage forestier global sa nature dynamique.

Les perturbations naturelles, qui sont les moteurs de changement dans les forêts du Canada, subissent elles-mêmes les effets des changements climatiques.

On s’attend, par exemple, à ce que les changements climatiques provoquent plus de sécheresses dans certaines zones forestières, ce qui les rendra plus vulnérables aux insectes, aux maladies et aux feux.

Les perturbations naturelles permettent le renouvellement de la forêt

Les perturbations naturelles, notamment les feux, les infestations d’insectes et les maladies, constituent une part importante du cycle naturel des forêts, en particulier la forêt boréale du Canada.

Le feu est un agent essentiel de changement et de renouvellement dans la zone boréale, car il expose le parterre forestier à la lumière, et libère non seulement les éléments nutritifs, mais aussi les graines des cônes de certaines espèces. (Voir Pourquoi les forêts du Canada ont besoin des feux?.)

Il arrive que les maladies et les épidémies d’insectes à grande échelle déciment les peuplements forestiers. Ces dévastations entraînent la libération des éléments nutritifs des arbres en décomposition et réduisent la concurrence entre les arbres qui ont survécu ou qui viennent de s’établir, ce qui permet à la forêt de se renouveler et de recommencer son cycle de succession. Toutefois, les forêts ne sont pas aussi bien adaptées aux maladies exotiques et aux insectes introduits par la mondialisation du commerce, de sorte que ces maladies et ces épidémies peuvent avoir des effets plus négatifs que positifs.

Graphique montrant la zone forestière de 347 069 000 hectares du Canada et la superficie proportionnelle touchée par les perturbations : 17 631 825 hectares endommagés par les insectes; 1 405 655 hectares brûlés par le feu; 779 577 hectares récoltés.

Les perturbations peuvent avoir des effets négatifs

Même si les perturbations naturelles sont essentielles à la santé et au renouvellement des forêts, elles peuvent avoir un effet négatif sur les gens, les collectivités et les entreprises qui se trouvent à proximité de ces forêts, du moins à court terme. En plus de menacer la sécurité des êtres humains, les biens et les infrastructures, les perturbations naturelles peuvent endommager et réduire le volume de bois, et ainsi avoir une incidence sur le bien-être socioéconomique des collectivités et des citoyens. (Voir Apprendre à vivre avec les feux de forêts.)

Les perturbations se répercutent sur le cycle du carbone

Les forêts jouent un rôle important dans le cycle du carbone, car elles absorbent le carbone quand elles croissent et le relâchent quand elles meurent et se décomposent ou quand elles brûlent. De nombreux facteurs complexes, notamment l’impact des perturbations naturelles et en particulier du feu, déterminent si les forêts absorbent plus de carbone ou en libèrent plus d’une année à l’autre.

Sources
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