Indicateur : Insectes forestiers

En 2016, 15,5 millions d’hectares (ha) de forêt ont été endommagés par des insectes au Canada.

  • Ceci constitue une réduction de la superficie affectée de 1,5 % par rapport à l’année précédente.
  • La progression de l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette a ralenti au Québec.
  • À l’échelle nationale, la superficie de territoire infesté par la livrée des forêts a diminué; par contre, celle de l’Ontario augmente chaque année, ayant passé de seulement 28 000 ha en 2012 à 1,1 million d’hectares en 2016.
  • La zone touchée par le dendroctone du pin ponderosa est toujours en régression.
  • L’épidémie de la tordeuse occidentale de l’épinette dans les forêts de Douglas de la Colombie-Britannique est maintenant terminée.
  • Les insectes sont une des principales sources de perturbation des forêts canadiennes.
  • Les épidémies de certaines espèces clés, comme la tordeuse des bourgeons de l’épinette et la livrée des forêts, sont cycliques.
  • Les scolytes ont tendance à émerger d’une combinaison particulière de conditions forestières et climatiques.

Superficie forestière qui contient des arbres défoliés par quatre insectes au Canada, de 2006 à 2016

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Données du graphique
Le tableau présente la superficie forestière perturbée (en hectare) par la tordeuse occidentale de l’épinette, le dendroctone du pin ponderosa, la livrée des forêts et la tordeuse des bourgeons de l’épinette entre 2006 et 2016.
Année Tordeuse occidentale de l'épinette Dendroctone du pin ponderosa Livrée des forêts Tordeuse des bourgeons de l'épinette
2006 776 907 9 243 408 5 564 624 1 105 221
2007 865 023 10 051 919 2 210 536 1 350 369
2008 804 711 7 841 993 1 568 128 876 115
2009 796 904 8 953 441 154 243 831 937
2010 503 014 6 251 586 220 651 1 510 074
2011 623 426 4 624 907 594 647 1 492 829
2012 456 745 3 016 228 729 874 1 792 062
2013 128 037 2 973 935 7 464 898 2 777 998
2014 44 608 2 208 687 5 907 787 3 583 700
2015 9 135 1 447 954 4 841 071 5 235 854
2016 3 426 376 669 4 013 393 4 970 951

Pourquoi cet indicateur est-il important?

  • Les épidémies d’insectes arrivent seulement au deuxième rang, après les feux de forêt, des perturbations ayant le plus d’impact sur les forêts canadiennes.
  • Le suivi de plusieurs espèces est important, car elles ont souvent des effets synergiques ou interreliés. Certaines espèces défolient ou affaiblissent les arbres, alors que d’autres tendent à attaquer les arbres déjà affaiblis ou à les tuer.
  • Comme les taux de croissance des populations d’insectes sont directement liés aux températures ambiantes, ils constituent d’importants indicateurs des changements climatiques, tant à l’échelle locale qu’à celle du continent.

Quelles sont les perspectives?

  • Le ralentissement de l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette au Québec se révèle une situation positive, bien que l’épidémie pourrait s’étendre aux vastes forêts d’épinettes et de sapins des régions de l’Atlantique. 
  • Le dendroctone du pin ponderosa continue de se propager en Alberta et sa progression vers l’est, en Saskatchewan et plus loin encore, demeure préoccupante.
  • L’étendue et la gravité de l’infestation de dendroctone de l’épinette en Colombie-Britannique demeurent hautement incertaines. Son évolution dépendra du stress hydrique cumulé dans certaines forêts d’épinettes.

À quels cadres de production de rapports cet indicateur contribue-t-il?

Sources et renseignements
  • BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations. 2016. 2016 summary of forest health conditions in British Columbia. [10.2 Mo PDF - disponible en anglais seulement].
  • Base de données nationale sur les forêts. Insectes forestiers, Tableau 4.1, Superficie de défoliation modérée à grave (y compris la mortalité des arbres attribuable aux scolytes) par insectes. (document consulté le 3 juillet 2018)
    • La superficie touchée par les insectes défoliateurs n’inclut que les zones avec mortalité des arbres et de la défoliation allant de modérée à grave. La défoliation ne mène pas toujours à la mort des arbres. Par exemple, des groupes d’arbres souffrant de défoliation modérée se rétablissent souvent, et il est possible que leur croissance n’en soit pas touchée de façon importante.
    • La défoliation est cartographiée en fonction des espèces d’insectes, et une zone donnée peut être touchée par plusieurs espèces à la fois. Il peut s’ensuivre une comptabilisation en double ou en triple des zones touchées par plusieurs espèces d’insectes, ce qui accroît l’étendue de la superficie défoliée totale.
    • La variation du pourcentage de superficie touchée comparée à l’année de référence précédente (2015) découle de l’utilisation de données qui ont été corrigées après la publication du rapport de 2017; la valeur de la superficie totale défoliée par les insectes en 2015 était 15,7 millions d’hectares.