Indicateur : Maladies des arbres forestiers

Les maladies des arbres peuvent nuire à la productivité des peuplements, surtout par leur impact sur le taux de croissance ou sur la mortalité dans le couvert forestier.

  • L’environnement joue un rôle essentiel dans le processus des maladies, étant donné que les conditions ambiantes peuvent influer directement sur les maladies et sur la capacité des organismes pathogènes de se propager et d’infecter l’hôte, ainsi que sur la vulnérabilité de l’hôte à ces organismes.
  • En plus des pathogènes forestiers indigènes, certains pathogènes exotiques se sont établis au Canada. L’un d’eux, le Cronartium ribicola, l’agent qui cause la rouille vésiculeuse du pin blanc, a créé un impact majeur sur les pins à cinq aiguilles au Canada depuis son introduction au début du 20e siècle.

Parmi les maladies des arbres, on compte un large éventail d’infections causées par des bactéries, virus et autres microorganismes (auxquels on donne collectivement le nom de pathogènes), ainsi que des anomalies et des perturbations de la structure normale d’un arbre et de sa croissance.

Les symptômes des maladies des arbres découlent de relations complexes entre des arbres vulnérables, des conditions d’environnement et des organismes pathogènes. Ils peuvent toucher toutes les parties de l’arbre : racines, tiges et feuillage.

Les arbres éprouvés par de mauvaises conditions ambiantes sont plus sensibles aux pathogènes, car ils ont plus de mal à se défendre.

Pourquoi cet indicateur est-il important?

  • Les maladies ont de multiples incidences sur la perte en volume de bois, sur la diminution de la qualité du bois, et sur la mortalité des arbres.
  • Dans le contexte forestier commercial, où le principal objectif est d’obtenir des produits forestiers d’excellente qualité, l’impact des maladies est considéré comme négatif.
  • Dans une forêt aménagée pour la biodiversité et la conservation, les maladies peuvent être considérées comme un agent du cycle nutritif et de la création d’habitats.

Quelles sont les perspectives?

  • Les changements climatiques auront des effets tant sur les hôtes que sur les organismes pathogènes. Toutefois, il est difficile de prévoir comment évoluera l’interaction entre l’hôte et le pathogène. Les gestionnaires devront surveiller attentivement la forêt et réagir rapidement aux changements observés chez les pathogènes de la forêt.
  • On s’attend à ce que le pathogène Armillaria ostoyae (pourridié agaric), qui cause une maladie qui s’attaque aux racines, fasse augmenter la mortalité parmi les arbres déjà aux prises avec la sécheresse qui résulte des changements climatiques.
  • La réglementation élaborée en réaction à l’introduction de maladies dans le passé constitue un élément important de la stratégie visant à réduire d’éventuels dommages causés par les organismes exotiques nuisibles.
Photo : Un pin tordu latifolié tué par le pourridié-agaric
Un pin tordu latifolié tué par le pourridié-agaric.
 
Sources