Indicateur : Émissions de carbone de l'industrie forestière

L’industrie forestière canadienne a diminué de façon constante son utilisation d’énergie au cours des dix dernières années. Dans la même période, la réduction nette des émissions de gaz à effet de serre (émissions de GES, exprimées en équivalent dioxyde de carbone ou éq. CO2 ) a été encore plus forte.

  • La capacité du secteur forestier de produire sa propre électricité, principalement à partir de bioénergie, a réduit sa dépendance aux combustibles fossiles.
  • La bioénergie continue d’augmenter sa part dans le profil énergétique de l’industrie forestière. Ainsi, en 2014, cette part s’élevait à 56 % de l’énergie utilisée, en hausse par rapport au taux de 2000 (49 %) et à celui de 1990 (43 %).
  • Entre 2004 et 2014, l’industrie forestière a réduit son utilisation d’énergie de 35 % et ses émissions de GES de 49 %.

Le Canada mesure annuellement ses émissions à l’échelle nationale dans tous les secteurs d’activité et compare les résultats aux cibles fixées en matière de réduction de gaz à effet de serre (GES).

L’industrie forestière a réduit son utilisation d’énergie en améliorant son efficacité, et ses émissions de GES en modifiant son profil énergétique. La diminution de la production et le déclin de l’industrie des pâtes et papiers ont renforcé la tendance.

Émissions de gaz à effet de serre (GES) des combustibles fossiles et utilisation totale d'énergie
dans l'industrie forestière canadienne, de 2004 à 2014
Le graphique montre : (1) l’utilisation totale de l’énergie (en pétajoule) par l’industrie forestière par année entre 2004 et 2014 et (2) les quantités d’émission de gaz à effet de serre provenant des combustibles fossiles qui ont été émises annuellement entre 2004 et 2014 (en million de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone) par l’industrie forestière.
Données du graphique
Le tableau présente : (1) l’utilisation totale de l’énergie (en pétajoule) par l’industrie forestière par année entre 2004 et 2014 et (2) les quantités d’émission de gaz à effet de serre provenant des combustibles fossiles qui ont été émises annuellement entre 2004 et 2014 (en million de tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone) par l’industrie forestière.
Année Utilisation totale de l'énergie (pétajoule) Émissions de GES (million de tonnes)
2004 999,46 27,72
2005 958,35 24,97
2006 877,12 22,34
2007 850,13 22,01
2008 751,81 18,75
2009 694,55 16,24
2010 676,11 15,62
2011 636,66 14,26
2012 620,71 13,41
2013 649,28 13,83
2014 652,50 14,16

Pourquoi cet indicateur est-il important?

  • Les scientifiques s’accordent pour dire qu’il existe un lien étroit entre les changements climatiques et les activités qui génèrent, par combustion d’origine fossile, des émissions de dioxyde de carbone, de méthane, d’oxyde d’azote et d’autres GES.
  • En surveillant les émissions de GES de l’industrie forestière, on peut déterminer dans quelle mesure elles ont été réduites au fil du temps.

Quelles sont les perspectives?

  • Les technologies qui réduisent l’utilisation d’énergie et les émissions de GES présentent d’importants avantages sur le plan environnemental. Elles réduisent également la facture de consommation d’énergie des fabricants. On prévoit que les investissements dans de telles technologies continueront de croître.
  • La reprise de l’activité économique risque d’atténuer les réductions totales d’émissions de GES. Par conséquent, les émissions de GES et l’utilisation totale d’énergie continueront vraisemblablement de diminuer, mais plus lentement.
Sources
Remarques
  • Secteur industriel – industries agrégées
    • Tableau 8 : Consommation d’énergie secondaire et émissions de GES des pâtes et papiers
    • Tableau 15 : Consommation d’énergie secondaire et émissions de GES de l’exploitation forestière
  • Secteur industriel – Industries désagrégées
    • Tableau 28 : Consommation d’énergie secondaire et émissions de GES des produits du bois
    • Tableau 34 : Consommation d’énergie secondaire et émissions de GES de l’industrie des produits en papier transformé
  • La méthode d’évaluation de la quantité d’énergie primaire attribuée au bois et utilisée sous forme de liqueurs résiduaires dans le sous-secteur de la fabrication de pâtes et papiers a été mise à jour en 2015, ce qui a occasionné des changements dans les séries de données entre 1995 et 2002. De plus, entre 1990 et 2010, les résidus de bois et la liqueur résiduaire ont été inclus de façon erronée dans d’autres combustibles lorsqu’on a évalué la production d’électricité dans le Bulletin sur la disponibilité et écoulement d’énergie au Canada. Cette erreur portant sur les points des données de 2011, 2012 et de 2013 a été corrigée, mais ne l’est pas sur les points des données des années antérieures. Ces changements ont directement infl sur les estimations sur l’énergie industrielle et la production d’électricité, et ils ont infl indirectement sur les émissions estimatives. Il est donc possible que les données chronologiques de la période allant de 2011 à 2013 ne concordent pas parfaitement avec les données des années antérieures.