Comment l’industrie forestière évolue-t-elle?

L’industrie forestière du Canada se transforme, car la demande mondiale de produits forestiers classiques diminue alors que la demande de nouveaux produits est en pleine croissance.

Le marché du papier journal ainsi que du papier d’impression et d’écriture continue de régresser; les consommateurs abandonnant l’imprimé pour le numérique. De plus, le dernier différend commercial canado-américain sur le bois d’œuvre résineux provoque de l’incertitude sur les marchés.

Parallèlement, de nouvelles applications portant sur des produits déjà offerts et la mise au point de nouveaux produits aident le secteur forestier à s’adapter à l’évolution des besoins des marchés, à augmenter son rendement financier et à concrétiser son engagement en faveur de l’aménagement forestier durable.

Par exemple, des systèmes de bâtiment de nouvelle génération permettent au Canada d’élargir l’offre de ses produits classiques de bois de charpente. De nouveaux matériaux à base de bois et de nouveaux systèmes de conception des bâtiments stimulent la demande de produits du bois pour la construction, tant dans les marchés actuels que ceux qui émergent.

Les bioproduits, y compris les produits biochimiques, les biomatériaux et la bioénergie, sont fabriqués à partir de la biomasse, comme les résidus de fibre ligneuse et les sous- produits issus de la fabrication de produits forestiers.

Parmi les produits forestiers, la catégorie des bioproduits connaît une forte croissance. Ainsi, les produits biochimiques entrent dans la fabrication des produits pharmaceutiques, des plastiques biodégradables, des produits de soins personnels et des produits chimiques industriels.

Les nouveaux marchés et les nouveaux défis restructurent le secteur

Dans le secteur forestier comme ailleurs, la croissance des multinationales et des échanges commerciaux a mené à plus d’intégration à l’échelle mondiale. Parce que de nombreuses entreprises canadiennes ont acquis des actifs aux États-Unis au cours des dernières années, la structure du secteur forestier s’en est trouvée modifiée. Auparavant composé d’entreprises canadiennes évoluant dans les marchés nord-américains, le secteur est maintenant fait d’entreprises nord-américaines qui évoluent dans les marchés mondiaux.

Des avancées technologiques améliorent la performance environnementale et l’efficacité énergétique

Les investissements dans de nouvelles technologies est un autre facteur de transformation. Par exemple, entre 2004 et 2014, l’industrie forestière canadienne a réduit son utilisation totale d’énergie de 35 % et ses émissions directes de carbone de 49 % par la production de bioénergie à partir de résidus, par l’amélioration de l’efficacité énergétique et par la réduction de l’utilisation d’énergie. Des recherches en cours visent l’intégration des bioraffineries dans les usines de pâtes, de sorte qu’elles puissent utiliser les résidus des processus de fabrication des pâtes qui entreront dans la fabrication de nouveaux bioproduits.

 
Sources
Remarques
  • ecteur industriel – industries agrégées
    • Tableau 8 : Consommation d’énergie secondaire et émissions de GES des pâtes et papiers
    • Tableau 15 : Consommation d’énergie secondaire et émissions de GES de l’exploitation forestière
  • Secteur industriel – Industries désagrégées
    • Tableau 28 : Consommation d’énergie secondaire et émissions de GES des produits du bois
    • Tableau 34 : Consommation d’énergie secondaire et émissions de GES de l’industrie des produits en papier transformé
  • La méthode d’évaluation de la quantité d’énergie primaire attribuée au bois et utilisée sous forme de liqueurs résiduaires dans le sous-secteur de la fabrication de pâtes et papiers a été mise à jour en 2015, ce qui a occasionné des changements dans les séries de données entre 1995 et 2002. De plus, entre 1990 et 2010, les résidus de bois et la liqueur résiduaire ont été inclus de façon erronée dans d’autres combustibles lorsqu’on a évalué la production d’électricité dans le Bulletin sur la disponibilité et écoulement d’énergie au Canada. Cette erreur portant sur les points des données de 2011, 2012 et de 2013 a été corrigée, mais ne l’est pas sur les points des données des années antérieures. Ces changements ont directement influé sur les estimations sur l’énergie industrielle et la production d’électricité, et ils ont influé indirectement sur les émissions estimatives. Il est donc possible que les données chronologiques de la période allant de 2011 à 2013 ne concordent pas parfaitement avec les données des années antérieures.
  • Pour obtenir de plus amples renseignements concernant le Programme Investissements dans la transformation de l’industrie forestière du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada, voir : http://www.nrcan. gc.ca/forests/federal-programs/13139.
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