Indicateur : Collectivités

Les forêts canadiennes procurent d’innombrables avantages économiques, récréatifs, culturels et environnementaux à tous les Canadiens, qu’ils se trouvent en milieu rural ou urbain.

  • Environ 31 % des Canadiens, soit 11 millions de personnes, habitent dans des régions forestières ou à proximité de celles-ci.
  • Le secteur forestier constitue la principale source de revenus dans les 105 sous-divisions de recensement au Canada.
  • Selon l’Enquête sur la population active de Statistique Canada, le secteur forestier employait environ 9 700 Autochtones en 2017.

La proximité des forêts, les revenus dans le secteur forestier et l’emploi des Autochtones ne sont que quelques exemples d’indicateurs qui, considérés ensemble, illustrent l’influence des forêts dans la vie des Canadiens et de leurs collectivités.

L’emploi des Autochtones dans le secteur forestier canadien : Résultats du Recensement de 2016

  • Le Programme du recensement du Canada dresse un portrait statistique du pays tous les cinq ans. Selon le Recensement de 2016, le secteur forestier employait 11 565 Autochtones, ce qui représente 6,2 % de tous les emplois du secteur.
  • Les données du recensement indiquent que l’emploi des Autochtones dans le secteur forestier est concentré dans les activités forestières et la fabrication de produits en bois.
  • Il convient de noter que l’Enquête sur la population active et le Recensement comportent des méthodes d’échantillonnage différentes. Ils produisent donc des résultats différents. Le Recensement est notamment plus exhaustif que l’Enquête.

Pourquoi cet indicateur est-il important?

  • Dans les collectivités où une grande partie des travailleurs et des revenus dépendent du secteur forestier, la prospérité socioéconomique est largement tributaire de la vitalité économique de ce secteur.
  • Les résidents des régions forestières profitent également de divers services écosystémiques (air pur, eau propre, protection contre l’érosion, habitats fauniques) et des possibilités de pratiquer des activités récréatives de plein air. Ces avantages favorisent la santé humaine en réduisant le stress et en améliorant le bien-être physique, mental et spirituel.

Quelles sont les perspectives?

  • La participation des Autochtones à l’industrie forestière du Canada devrait augmenter. De nombreux projets instaurés par des Autochtones ont été annoncés en 2017 et de nouveaux programmes du gouvernement du Canada, comme le programme « Énergie propre pour les collectivités rurales et éloignées », offrent des occasions supplémentaires de participation autochtones dans le secteur des ressources naturelles, y compris la foresterie.
  • Le secteur forestier continuera à contribuer au bien-être et aux revenus des Canadiens en milieux ruraux et urbains. Le redressement et la diversification du secteur procureront de nouvelles occasions de développement aux Canadiens en milieu rural. On s’attend aussi à ce que l’application de mesures forestières visant la lutte aux changements climatiques jouera un rôle important dans la transition du pays vers une économie à faibles émissions de carbone.

À quels cadres de production de rapports cet indicateur contribue-t-il?

Des chevaux et leurs cavaliers passent au galop devant des billes de bois récoltées.
Deux chevaux filent à côté de billes de bois empilées dans la forêt Larose, non loin à l’est d’Ottawa, en Ontario. Les routes et les chemins destinés à l’exploitation forestière dans la forêt Larose sont transformés en sentiers récréatifs qui accueilleront dix types d’usagers différents, dont des cavaliers, des motoneigistes, des cyclistes de montagne et des conducteurs d’attelage de chiens.
Sources et renseignements
  • Les calculs du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada sont basés sur 1) les données du Recensement de la population de 2016 de Statistique Canada et 2) les fichiers de formes de la carte de la zone boréale d’Amérique du Nord du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada.
    • L’expression « à proximité » (lorsqu’on fait référence à la population canadienne vivant dans des zones forestières ou à proximité de celles-ci) ne renvoie pas à une distance établie de manière précise, mais se trouve définie à partir d’analyses. Les données des zones forestières sont superposées aux aires de diffusion (AD) de Statistique Canada; si une partie d’une AD comprend des terres forestières, l’ensemble de la population de cette AD est considéré comme vivant dans une zone forestière ou à proximité de celle-ci.
      • Selon Statistique Canada, une aire de diffusion est définie comme une « petite région composée d’un ou de plusieurs îlots avoisinants et regroupant de 400 à 700 personnes ». Une AD est une « unité géographique relativement stable » et « la plus petite région géographique normalisée pour laquelle toutes les données du recensement sont diffusées ». L’ensemble du Canada est divisé en aires de diffusion.
    • Les analyses fondées sur les SIG reposent sur l’utilisation des couches BOREAL et B_ALPINE.
  • Statistique Canada. Enquête sur la population active 2017 et Recensement de la population de 2016 (extractions spéciales respectives, 7 juin 2018 et 20 avril 2018)
    • Le Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada a effectué ses calculs sur l’emploi des Autochtones à partir des données de l’Enquête sur la population active 2017 et du Recensement de la population de 2016 de Statistique Canada.
    • Veuillez prendre note que l’Enquête sur la population active est menée annuellement et que le Recensement de la population est effectué tous les cinq ans. Ainsi, les valeurs indiquées en matière d’emploi peuvent varier.
    • La baisse de cet indicateur peut indiquer soit des événements malchanceux (p. ex., en cas de fermeture d’une scierie, le revenu tiré du secteur forestier diminue), soit l’accroissement dans la diversité de l’économie (p. ex. le revenu issu du secteur forestier ne change pas, mais le revenu provenant d’autres sources augmente). C’est pourquoi la tendance à la hausse ou à la baisse dans le nombre de subdivisions de recensement où le secteur forestier est un important moteur économique est difficile à interpréter en l’absence d’autres données.
    • Aux fins d’évaluation de cet indicateur, une « zone forestière » est définie comme une zone où le couvert forestier est de plus de 60 %.
    • L’indicateur des collectivités établies au sein du secteur forestier est basé sur les subdivisions de recensement de Statistique Canada. Le mot « subdivision » est un « terme générique qui désigne les municipalités (telles qu’elles sont définies par les lois provinciales/territoriales) ou les territoires considérés comme étant des équivalents municipaux à des fins statistiques (p. ex., les réserves indiennes, les établissements indiens et les territoires non organisés) ». Puisqu’il n’existe pas de définition normalisée du terme « collectivité » sur laquelle les provinces et les territoires peuvent s’appuyer, l’adoption de la subdivision de recensement permet d’assurer la cohérence des rapports au fil du temps.
    • Données sur l’emploi tirées du Recensement de la population de 2016 de Statistique Canada : cette valeur correspond au nombre de personnes « occupées » et non au nombre de personnes faisant partie de la « population active », laquelle comprend les « chômeurs ». Le terme « Autochtone » désigne les personnes appartenant aux Premières Nations (Indiens de l’Amérique du Nord), aux Métis ou aux Inuks (Inuit) ou ceux qui sont inscrits ou visés par un traité (c’est-à-dire ceux qui sont inscrits en vertu de la Loi sur les Indiens) ou ceux qui sont membres d’une Première Nation ou d’une bande indienne.
    • Le secteur forestier est considéré, dans une subdivision de recensement donnée, comme un moteur économique important s’il fournit 20 % ou plus du total des revenus du marché (c.-à-d. les revenus totaux à l’exclusion des transferts gouvernementaux). Cela diffère de la définition précédente, qui portait sur la dépendance à l’égard de la forêt et selon laquelle plus de 50 % du revenu, y compris le revenu provenant des transferts, était directement attribuable au secteur forestier.
Référence photographique
  • Photo de deux personnes en randonnée à cheval dans la forêt Larose, par Madison Farrow-Beck.