Indicateur : Collectivités

Le secteur forestier occupe une part importante dans la vie de nombreux Canadiens. Il procure non seulement des emplois et des revenus, mais aussi des avantages récréatifs, culturels, traditionnels et spirituels.

  • Environ 33 % de la population canadienne vit dans des régions forestières ou à proximité de celles-ci.
  • Le secteur forestier constitue une importante source de revenus dans 171 subdivisions de recensement du Canada.Note de bas de page*
  • En 2016, le secteur forestier employait environ 9 700 Autochtones, ce qui en fait un des plus gros employeurs de travailleurs autochtones au pays.

La proximité des forêts, les revenus dans le secteur forestier et les emplois autochtones dans ce secteur ne sont que quelques exemples des indicateurs qui, considérés ensemble, montrent comment les forêts influencent la vie des Canadiens et leur collectivité.

Photo de deux personnes pratiquant le vélo de montagne roulant sur un trottoir de bois dans une forêt.

Pourquoi cet indicateur est-il important?

  • Dans les collectivités où une grande partie des travailleurs et des revenus dépendent du secteur forestier, la prospérité socioéconomique est largement tributaire de la vitalité économique du secteur.
  • Les résidents des régions forestières profitent également de divers services écosystémiques (air pur, eau propre, protection contre l’érosion, habitats fauniques) et des possibilités de pratiquer des activités récréatives de plein air. Ces avantages favorisent la santé humaine en réduisant le stress et en améliorant le bien-être physique, mental et spirituel.

Quelles sont les perspectives?

  • Les régions qui dépendent beaucoup du secteur forestier ont souffert de son ralentissement économique au cours de la dernière décennie, mais l’industrie est en train de se rétablir.
  • De nouvelles possibilités variées se présentent partout au Canada, notamment pour la mise au point de produits non traditionnels comme des matières bioénergétiques, des bioplastiques et des produits chimiques verts.
  • Dans les prochaines décennies, le secteur forestier devrait continuer à revêtir une importance considérable pour de nombreux Canadiens, non seulement ceux qui vivent dans des collectivités forestières, éloignées ou autochtones, mais aussi ceux qui vivent en milieu urbain, car le secteur jouera un plus grand rôle dans la transition du Canada vers une économie verte à faibles émissions de carbone.
Sources
  • Canadian Institute of Forestry. 2003. Policy paper: Forest-based communities. Voice of Forest Practitioners, Mattawa, ON.
  • Les calculs du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada sont basés sur les données de l’Enquête 2011 de Statistique Canada sur la population et la population active et de l’Enquête nationale sur les ménages de 2011.
Notes
  • Les données démographiques du Recensement de la population de 2016 n’étaient pas disponibles au moment de la publication du rapport. Par conséquent, dans le cas de deux des indicateurs, il faudra attendre la mise à jour qui paraîtra dans la prochaine édition de L’État des forêts au Canada.
  • La baisse de cet indicateur peut indiquer soit des événements malchanceux (p. ex. en cas de fermeture d’une scierie, le revenu tiré du secteur forestier diminue), soit l’accroissement dans la diversité de l’économie (p. ex. le revenu issu du secteur forestier ne change pas, mais le revenu provenant d’autres sources augmente). C’est pourquoi la tendance à la hausse ou à la baisse dans le nombre de subdivisions de recensement où le secteur forestier est un important moteur économique est difficile à interpréter en l’absence d’autres données.
  • Aux fins d’évaluation de cet indicateur, une « zone forestière » est une zone où le couvert forestier est de plus de 60 %.
  • Tous les indicateurs des collectivités sont basés sur les subdivisions de recensement de Statistique Canada. Une subdivision de recensement est définie comme « une municipalité ou une région jugée équivalente à des fins statistiques (p. ex. une réserve indienne ou un territoire non organisé). Vu que le terme « collectivité » ne fait l’objet d’aucune définition normalisée dans l’ensemble des provinces et territoires, adopter la « subdivision de recensement » assure la cohérence des rapports dans le temps.
  • Le secteur forestier est considéré, dans une subdivision de recensement donnée, comme un moteur économique important s’il fournit 20 % et plus du total des revenus, à l’exclusion des revenus de transferts. Cela diffère de la définition précédente qui portait sur la dépendance à l’égard de la forêt et selon laquelle plus de 50 % du revenu, y compris le revenu provenant des transferts, était directement attribuable au secteur forestier.