Message du ministre des Ressources naturelles

Faites connaissance avec quelques-uns des Visages de la foresterie présentés dans le rapport sur L’État des forêts au Canada cette année, où nous soulignons les façons novatrices de travailler dans nos forêts et de les étudier. Le rapport présente un bûcheron de quatrième génération, un champion de la construction en bois massif, un chercheur qui étudie la reproduction du caribou et plusieurs entrepreneurs à l’avant-garde de la bioéconomie mondiale.

La foresterie est en train d’ouvrir la voie au secteur florissant de la bioéconomie, aidant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à faire passer le Canada à une économie sobre en carbone. Par exemple, l’entreprise montréalaise Anomera convertit la biomasse forestière en ingrédients cosmétiques biodégradables comme solution de rechange aux microplastiques nocifs, ouvrant ainsi l’accès à l’industrie cosmétique, dont le chiffre d’affaires atteint plusieurs milliards de dollars.

La foresterie offre également de plus en plus de possibilités aux collectivités rurales et autochtones, par exemple la Première Nation Pacheedaht de la Colombie-Britannique. Dans le rapport, vous pourrez lire comment elle a récemment conclu des partenariats clés au sein de l’industrie forestière pour gérer ses terres forestières ancestrales tout en créant des emplois.   

De plus en plus diversifiée et résiliente, l’industrie forestière a surmonté des difficultés ces derniers temps. En effet, des incendies de forêt dévastateurs en Colombie-Britannique et en Ontario témoignent de l’impact des changements climatiques sur notre pays. Et l’imposition de tarifs punitifs sur nos produits forestiers fait ressortir la nécessité de diversifier nos relations commerciales.

Aujourd’hui, les produits forestiers non traditionnels ont pris de l’importance dans l’industrie et entraînent de nouvelles possibilités en matière de développement de technologies propres. Par exemple, Lambos Tsaousidis – un autre de nos Visages de la foresterie – est un entrepreneur torontois qui utilise du bois récupéré de source locale pour la fabrication artisanale de planchers, de meubles et d’armoires.

Effectivement, la popularité des matériaux de construction issus de ressources renouvelables comme le bois augmente dans le monde entier. Il y a beaucoup de raisons à cela. L’utilisation de bois récolté de façon durable peut réduire l’empreinte carbone d’un bâtiment tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre grâce au stockage du carbone dans le bois lui-même. Cela augmente ensuite notre compétitivité sur la scène internationale, notamment sur les marchés émergents comme celui de l’Asie.

Historiquement, la foresterie est l’une des industries de fabrication les plus importantes du Canada. Elle compte pour 7,2 % de toutes les exportations, apporte environ 24,6 milliards de dollars à l’économie et représente environ 200 000 emplois partout au pays.

Mais, puisqu’on s’attend à ce que la valeur du marché de la bioéconomie atteigne jusqu’à 5 billions de dollars d’ici 2030, il est évident que les Visages de la foresterie eux-mêmes sont en train de changer. On y trouve encore des bûcherons, des opérateurs de scie, des biologistes et des planteurs d’arbres. Mais, de plus en plus, vous trouverez aussi des entreprises dirigées par des Autochtones, des biochimistes, des ingénieurs, des physiciens, des architectes et des programmeurs — à mesure que le secteur forestier se transforme pour refléter la diversité du Canada lui-même et le potentiel de nos forêts.

L’honorable Amarjeet Sohi,
Ministre des Ressources naturelles du Canada