Programme d’écologisation des pâtes et papiers : mission accomplie

Programme d'écologisation des pâtes et papiers : rapport sur les résultats. 2012.

En juin 2009, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il investissait 1 milliard de dollars pour l’amélioration de la performance environnementale des usines canadiennes de pâtes et papiers. Ce faisant, il contribuait à jeter les fondements d’un avenir plus durable et prospère pour le secteur.

Le Programme d’écologisation des pâtes et papiers a offert au secteur la possibilité unique d’améliorer sa performance environnementale à l’aide d’investissements « verts ». Par la même occasion, il a permis au secteur de renouveler sa position dans le marché mondial et de préparer le terrain pour que les usines et les collectivités en retirent des gains à long terme.

Le programme, ayant pris fin le 31 mars 2012, fut une réussite à tous les égards. Il a contribué à améliorer la durabilité environnementale et économique des usines canadiennes de pâtes et papiers et les a préparées à affronter une prochaine phase de transformation.

Le fonctionnement du programme

Selon les modalités du programme, des crédits ont été octroyés aux entreprises canadiennes de pâtes et papiers admissibles, au taux de 0,16 $ le litre de « liqueur noire » produite dans leurs usines entre le 1er janvier et le 4 mai 2009. Les entreprises pouvaient ensuite investir ces montants dans les usines canadiennes de pâtes et papiers où c’était le plus sensé sur les plans environnemental et économique.

Cette stratégie a permis d’attribuer les fonds à des usines rentables et concurrentielles, ainsi que de maximiser les avantages à long terme des investissements effectués dans le cadre du programme.

Les entreprises avaient jusqu’au 31 mars 2012 pour utiliser les crédits accordés et financer des projets d’investissement approuvés qui généreraient des avantages environnementaux mesurables, notamment pour améliorer l’efficacité énergétique, pour la production d’énergie renouvelable, pour la réduction des émissions et pour d’autres avantages similaires.

Au total, 24 entreprises ont reçu des crédits et 98 projets ont été approuvés dans 38 collectivités de l’ensemble du pays. Le financement par projet a varié d’environ 80 000 $ à plus de 100 millions de dollars (valeur moyenne de 9,7 millions de dollars).

Les projets entrepris ont varié de la modernisation des chaudières et des turbines à l’installation de moteurs éconergétiques et d’appareils de contrôle des émissions. Ils ont contribué à la diversification des produits, la création d’emplois et le renforcement des processus de consultation de la collectivité dans le cadre des activités de gestion des ressources. Le programme a contribué à soutenir plus de 14 000 emplois.

La liqueur noire est un sous-produit liquide de la réduction en pâte chimique. Elle est brûlée pour générer de la chaleur et de l’électricité renouvelables et recycler les produits chimiques dans certains procédés utilisés dans les usines de pâtes et papiers.

Les réalisations du programme

Selon les résultats environnementaux, économiques et sociaux des projets réalisés dans le cadre du Programme d’écologisation des pâtes et papiers, les investissements ont été bien ciblés, comme l’indique le sommaire ci-dessous.

Les projets réalisés dans le cadre du programme devraient apporter les avantages suivants aux usines :

  • accroître leur autonomie énergétique tout en augmentant leurs sources de revenus (la quantité d’électricité renouvelable générée par les projets est suffisante pour alimenter en continu 140 000 maisons);
  • économiser plus de 8,5 millions de GJ d’énergie par année grâce aux améliorations en matière d’économie d’énergie (cette quantité d’énergie est suffisante pour assurer le chauffage continu de toutes les maisons de la ville de Québec);
  • réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), de matières particulaires et de gaz odorants (de fait, les émissions de GES de toute l’industrie canadienne des pâtes et papiers diminueront de plus de 10 % par rapport aux émissions de 2009);
  • réduire les impacts de leurs activités sur l’environnement (p. ex. en réduisant la quantité d’eau utilisée, d’effluents rejetés et de déchets envoyés aux sites d’enfouissement).

Prêt pour la prochaine phase de la transformation

Tout indique que les investissements réalisés dans le secteur grâce au Programme d’écologisation des pâtes et papiers continueront de favoriser l’amélioration de la performance environnementale, ainsi que la durabilité des usines et des collectivités qui en dépendent dans l’ensemble du pays.

Ainsi mieux équipé et préparé, le secteur canadien des pâtes et papiers est prêt à entamer la prochaine phase de la transformation de l’industrie.

Exemples de projets qui ont des retombées

Amélioration en matière d’économie d’énergie : Un projet réalisé à l’usine de RockTenn à La Tuque (Québec) devrait réduire de 49 % (38,6 millions de litres) la consommation annuelle de combustibles fossiles.

Amélioration de la qualité de l’air : Le projet de réduction des odeurs de 11 millions de dollars réalisé à l’usine de pâtes de Canfor à Prince George (Colombie-Britannique) devrait réduire de 60 % l’intensité et la fréquence des rejets d’odeurs.

Réductions des émissions de gaz à effet de serre : À l’usine d’Atholville (Nouveau-Brunswick), des technologies innovatrices ont été installées pour la production et la captation du biogaz provenant des effluents d’usine. Le biogaz est ensuite brûlé pour la production de l’électricité qui remplace les combustibles fossiles. Les fonds attribués pour ce projet proviennent du Programme d’écologisation des pâtes et papiers et du Programme des technologies transformatrices de RNCan.

Nouveaux produits : Grâce au financement apporté par le Programme d’écologisation des pâtes et papiers, le Programme de projets pilotes de démonstration de technologies transformatrices et le gouvernement du Québec, une usine de démonstration de la cellulose nanocristalline (CNC) a été construite à Windsor (Québec). La CNC offre de grandes possibilités commerciales parce qu’elle augmente la résistance et la dureté des matériaux auxquels elle est ajoutée. La nouvelle entreprise, CelluForce, produira une tonne de CNC sèche par jour; il s’agira de la première installation du monde de cette envergure.