Gestion de l'eau - sables bitumineux

L'extraction du bitume des sables bitumineux se fait actuellement de 2 façons, toutes 2 nécessitant l'utilisation d'eau. Si les sables bitumineux sont près de la surface, ils sont simplement extraits (exploitation minière à ciel ouvert), puis mélangés à de l'eau; après quoi, on récupère le bitume qui remonte à la surface du mélange de sable et d'eau sous forme de mousse. Par contre, si les gisements de bitume se trouvent dans le sous-sol, on utilise des méthodes d'extraction par voie souterraine (extraction in situ) qui laissent les sables sur place; la technique d'extraction in situ la plus couramment utilisée est le drainage par gravité au moyen de la vapeur (DGMV). Pour ce faire, on injecte de la vapeur dans un puits horizontal de manière à chauffer le bitume qui peut alors s'écouler dans un second puits creusé sous le premier, d'où on pompe ensuite le bitume jusqu'à la surface.

CanmetÉNERGIE s'intéresse à 3 domaines particuliers concernant les sables bitumineux et l'eau :

  • Produits chimiques dans l'eau utilisés pour l'extraction de sables bitumineux — nous étudions le devenir des produits chimiques dans l'eau
  • Modélisation de la chimie de l'eau de procédé utilisée pour l'extraction de sables bitumineux — nous concevons des modèles informatiques pour prévoir les changements dans la composition chimique de l'eau utilisée pour l'extraction de sables bitumineux
  • Traitement de l'eau de procédé utilisée pour l'extraction de sables bitumineux — nous nous intéressons aux effets de l'utilisation de l'eau de procédé sur l'efficacité globale de l'exploitation des sables bitumineux

Processus d'extraction

Il faut de 7 à 10 m3 d'eau environ pour chaque m3 de bitume extrait des sables bitumineux. On récupère presque les 3/4 de cette eau des bassins de récupération (qui contiennent les résidus); on recycle ensuite cette eau de manière à la réutiliser dans le processus d’extraction. Le reste de l'eau est emprisonné dans la partie solide des résidus qui demeurent dans les bassins de récupération : il faut donc puiser d'autre eau pour contrebalancer cette perte.

Géré par CanmetÉNERGIE au centre de recherche de Devon (Alberta).