Énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES)

La protection de l’environnement et la stimulation de l’économie vont de pair. La lutte contre le changement climatique signifie qu’il faut réduire les émissions et améliorer notre résilience au climat tout en aidant le Canada à diversifier ses activités économiques et à créer des emplois bien rémunérés.

Faits saillants

  • En 2016, les sources non émettrices de GES produisent 81 % de l’électricité au Canada.
  • La consommation d’énergie a augmenté de 30 % entre 1990 et 2015.
  • L’efficacité énergétique a connu une amélioration de plus de 26.5 % de 1990 à 2015.
  • En 2017, les investissements dans les technologies énergétiques propres se chiffraient à plus de 3,3 milliard de dollars.

Apprenez-en plus sur l’incidence de l’énergie sur l’environnement

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre

Au Canada, de nombreux facteurs influencent le niveau des émissions de GES. À l’échelle mondiale, 78 % des émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines proviennent de la production et le consommation d'énergie. Cela comprend les activités telles que l'utilisation de l'essence pour le transport, la production d'électricité non-renouvelable, la production de gaz et de pétrole ainsi que le chauffage et la climatisation des bâtiments.

Au Canada, plus de 81% des émissions proviennent de l'énergie. Les Canadiens consomment plus d'énergie en raison des températures extrêmes, des vastes paysages et des populations dispersées.

Production d'énergie primaire par source
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Depuis l’an 2000, la croissance de l’économie canadienne et les émissions de GES semblent se distinguer. Entre 2000 et 2016, les émissions de GES au Canada ont diminué de 4 %. Cependant, la quantité de GES par unité de PIB et par personne, ont diminué de 23 % et de 18 %.

Depuis l’an 2000, la croissance de l’économie canadienne et les émissions de GES semblent se distinguer. Entre 2000 et 2016, les émissions de GES au Canada ont diminué de 4%. Cependant, la quantité de GES par unité de PIB et par personne, ont diminué de 23 % et de 18 % (grâce, en grande partie, aux règlements et aux pratiques et équipements plus efficaces).

Apprenez-en plus sur les émissions de gaz à effet de serre par secteur économique canadien.

Pleins feux sur les émissions de GES, le pétrole et le gaz

Les émissions de GES liées à la production de pétrole et de gaz ont augmenté de 32 % entre 2005 et 2016 en raison de l'augmentation de production de sable bitumineux, surtout l'extraction par in situ.

Production d'énergie primaire par source
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Les équivalents d’émissions de dioxyde de carbone par les secteurs pétrolier et gazier ont augmenté de 158 Mt en 2000 à 183 Mt en 2016. La part des sables bitumineux a visiblement crû durant cette période, de 16 % des émissions de pétrole et de gaz en 2000 à 39 % en 2016.

Le gouvernement du Canada s’est engagé à réduire les émissions de méthane des secteurs pétrolier et gazier de 40 à 45 % par rapport aux niveaux de 2012, et ce, d’ici 2025. Les nouvelles lois limitant les émissions de méthane par des sources non ponctuelles (comme les fuites et la ventilation) s’appliqueront aux secteurs pétrolier et gazier à partir de 2020.

Production d'énergie primaire par source
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L’intensité des émissions des sables bitumineux (en kgCO2 par baril) a diminué de 114 kgCO2 par baril en 2000 à 81 kgCO2 par baril en 2016.

En raison des améliorations technologiques et de l'efficacité opérationnelle, les émissions des sables bitumineux par baril ont diminué de 29 p. 100 entre 2000 et 2016.

Apprenez-en plus sur l’intensité des émissions de GES, par type de source, pour les secteurs industriels du pétrole et du gaz.

Pleins feux sur les émissions de GES et l’électricité

Bien qu’il ne représentait que 9 % de la production totale d’électricité, le charbon était responsable de 75 % des émissions de GES liées à l’électricité en 2016. Les émissions totales d'électricité ont diminué de 39 p. 100 entre 2000 et 2016 en raison de l'augmentation de production de sources non émettrices.

Production d'énergie primaire par source
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La quantité d’émissions de gaz à effet de serre (GES) découlant de la production d’électricité était presque 130 mégatonnes en 2001. Depuis, les émissions GES ont baissé à moins de 80 mégatonnes en 2016.

En 2016, les sources non émettrices de GES produisent 81 % de l’électricité au Canada. De ce pourcentage, l’hydroélectricité comptait pour 59 %, l’électricité d’origine nucléaire, 15 %, et les autres sources renouvelables, pour 7 %.

La production d’électricité renouvelable a augmenté de 17 % entre 2010 et 2016, alors que l’énergie éolienne et l’énergie solaire ont connu la plus forte croissance.

Les sources d’énergie renouvelable comptent pour deux tiers de la production totale d’électricité au Canada.

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La production nette d’électricité éolienne totalisait 1 552 GWh en 2005, pour augmenter à 30 462 GWh en 2016. La production nette d’électricité solaire totalisait 17 GWh en 2005, pour augmenter et atteindre 3 031 GWh en 2016.

Pleins feux sur les émissions de GES et les transports

De 2000 à 2016, les émissions de GES par le secteur des transports ont augmenté de 19 %. Les émissions produites par les utilitaires légers et les camions de marchandises ont continué d'augmenter. Ces hausses s'expliquent par l'augmentation des ventes (surtout des véhicules utilitaires légers et utilitaires sports). Les émissions liées aux marchandises ont augmenté en raison de nombreux facteurs y compris la préférence accrue des Canadiens pour les achats en ligne.

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Dans l’ensemble, les émissions de gaz à effet de serre (GES) attribuées au secteur des transports sont passées d’environ 146 mégatonnes d’équivalents de dioxyde de carbone en 2000 jusqu’à 174 mégatonnes en 2016. Les émissions de GES attribuées aux véhicules de promenade ont augmenté, passant de 81 mégatonnes en 2000 à 93 mégatonnes en 2016. Les camions de marchandises sont responsables de l’augmentation la plus importante, passant de 50 mégatonnes en 2000 jusqu’à 71 mégatonnes en 2016.

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La consommation d’énergie dans le secteur des transports en 2015 a totalisé 2 637 pétajoules. L’essence automobile représente 55 % de la totalité des carburants, suivie par le carburant diesel à 31 %, le carburant d’aviation à 10 %, l’éthanol à 3 % et le pétrole lourd à 1 %.

Le transport de passagers contribue à 52% des émissions totales, le transport de marchandises contribue à 44% et les transports autres que sur les routes contribuent à 4% du total.

En 2015, les améliorations apportées au secteur des transports sur le plan de l’efficacité énergétique ont entrainé des économies de l’ordre de 643 PJ et de près de 18 milliards de dollars pour les Canadiens.

L’utilisation totale d’énergie par le secteur des transports a augmenté de 16% entre 2000 et 2015.

Véhicules électriques au Canada

En 2015, l’électricité alimentait moins de 0,5 % de l’ensemble des transports. Dans le premier trimestre de 2018, les ventes des véhicules électriques représentaient 1,5 p. 100 du total des ventes de véhicules. Plus de 19 000 véhicules électriques ont été vendus en 2017, ce qui équivaut à une hausse de 56 % par rapport à 2016. Les ventes de véhicules électriques sont plus importantes au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.

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La vente de véhicules électriques au Canada est passée de 468 véhicules vendus en 2011 à 18 614 véhicules vendus en 2017.

Pour assurer la croissance continue des ventes de véhicules électriques et du recours à d’autres options de transport à faibles émissions de carbone, le gouvernement fédéral investit dans les infrastructures et les technologies propres; et il s’est engagé à verser 182,5 millions de dollars pour soutenir les infrastructures destinées aux véhicules électriques et aux carburants de remplacement ainsi que les projets de démonstration.

Consommation énergétique au Canada

Il est utile de jeter un coup d’œil à l’approvisionnement en énergie primaire totale (AEPT) pour comprendre les répercussions des sources d’énergie sur les émissions de GES. L’APETNote de bas de page 1 est calculé selon la formule suivante :

APET = Production + Importations - Exportations + Variation de stock

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L’approvisionnement total en énergie primaire en 2016 se chiffrait à 11 272 pétajoules. Le gaz naturel représente 33 % de l’approvisionnement total en énergie primaire, suivi du pétrole brut et des LGN pour 35 %, de l’hydroélectricité avec 12 %, de l’uranium pour 9 %, du charbon pour 6 % et d’autres sources renouvelables pour 5 %.

Les combustibles fossiles représentaient 74 % de l’AEPT du Canada en 2016.

Les sources d’énergie renouvelable représentaient 17,4 % de l’AEPT du Canada en 2016.

À titre comparitif, l’AEPT mondial est composé à :

  • 82 % de combustibles fossiles (pétrole 32 %, charbon 28 %, gaz naturel 22 %),
  • 13 % d’énergies renouvelables, et
  • 5 % nucléaire

* Commerce de l`électricité non inclus
**La catégorie « Autres renouvelables » comprend l’énergie solaire, le bois et les déchets de bois, les biocarburants et la géothermie

Énergie utilisée par secteur

ll existe deux types de consommation d’énergie, soit primaire et secondaire.

La consommation d’énergie primaire mesure les besoins totaux en énergie de tous les utilisateurs. En outre, elle comprend l’énergie requise pour transformer une forme d’énergie en une autre (p. ex., transformation du charbon en électricité), l’énergie utilisée pour acheminer l’énergie au consommateur (p. ex., pipelines) et l’énergie requise pour alimenter les processus de production industrielle. La consommation d’énergie primaire inclut la consommation d’énergie secondaire.

Les carburants ne sont pas tous utilisés comme énergie. Par exemple, les liquides de gaz d’hydrocarbures au Canada sont aussi utilisés comme matière première dans l’industrie des produits pétrochimiques.

En 2015, la consommation d’énergie primaire au Canada était estimée à 12 844 PJ.

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En 2015, l’approvisionnement en énergie primaire au Canada était estimé à 12 844 pétajoules. De ce total, une proportion de 71 % est transformée en énergie secondaire, et 28 % de cette énergie secondaire est attribuée au secteur industriel, 21 % au secteur des transports, 12 % au secteur résidentiel, 8 % aux secteurs commercial et institutionnel, et 2 % à l’agriculture.

La consommation d’énergie secondaire désigne l’énergie utilisée par les consommateurs finaux de l’économie.

Elle comprend l’énergie requise pour alimenter les véhicules, pour chauffer et climatiser les bâtiments et pour faire fonctionner la machinerie.

La consommation d’énergie secondaire au Canada en 2015 était de 9 013 PJ

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La consommation d’énergie secondaire au Canada en 2015 était de 9 013 pétajoules. Le gaz naturel représente 31 % de la consommation d’énergie secondaire totale, suivi de l’électricité pour 20 %, de l’essence automobile pour 17 %, du pétrole avec 15 %, d’autres produits pétroliers avec 8 %, de la biomasse avec 6 % et d’autres types de carburants, tels que le charbon et les gaz naturels liquéfiés, pour 3 %.

Efficacité énergétiques historiques

Les secteurs industriel, commercial et institutionnel ainsi que le secteur des transports au Canada sont de grands consommateurs d’énergie. Parmi les principaux avantages de l’amélioration de l’efficacité énergétique, on compte le ralentissement de la croissance de la consommation d’énergie et la réduction des émissions de GES.

Qu’est-ce que l’intensité énergétique?

L’intensité énergétique est le rapport entre la consommation d’énergie par unité d’activité, comme la superficie ou le PIB.

Qu’est-ce que l’efficacité énergétique?

L’efficacité énergétique est une indication du degré d’efficacité auquel l’énergie est utilisée pour atteindre un certain but et constitue une voie importante vers la décarbonatation.

Faits à propos de l’efficacité énergétique

  • On a observé une amélioration de 26,5 % entre 1990 et 2015.
  • La consommation d’énergie a augmenté de 30 % entre 1990 et 2015. Sans cette amélioration de l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie aurait augmenté de 55 %.
  • La réduction de la consommation d’énergie liée à l’efficacité énergétique était de l’ordre de 1 776 PJ en 2015, ce qui équivaut à des économies de 38,2 milliards de dollars en coûts énergétiques pour les utilisateurs finaux.
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La consommation d’énergie secondaire a augmenté de 30 % entre 1990 et 2015. Sans les améliorations issues de l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie aurait augmenté de 55 %. Des mesures d’efficacité énergétique ont permis de faire des économies d’énergie estimées à 1 766 pétajoules en 2015.

Quantité totale d’énergie consommée par unité de PIB

La consommation énergétique par habitant est de 5 % ce qui est moindre en 2015 qu’en 2000. Le Canada a utilisé 17 % moins d’énergie par dollar de PIB en 2015 qu’en 2000. Ces chiffres indiquent la quantité d’énergie consommée pour chaque dollar d’activité économique générée.

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Le taux de consommation énergétique par habitant en 2015 était plus faible de 5 % que le taux de consommation en 2000. Le Canada a utilisé 17 % moins d’énergie par dollar de PIB en 2015 qu’en 2000.

Consommation énergétique résidentielle

Les ménages canadiens utilisent de l’énergie tous les jours : pour éclairer, alimenter les appareils ménagers, chauffer ou climatiser les locaux, alimenter les véhicules personnels, charger les appareils électroniques, etc.

  • 81 % de la consommation énergétique résidentielle est utilisée pour chauffer l’eau et les locaux.
  • L’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel s’est améliorée de 46 % entre 1990 et 2015, soit une réduction de 656 PJ et de 13,3 milliards de dollars de la consommation et de la facture d’énergie respectivement.
  • La consommation d’énergie dans le secteur résidentiel a augmenté de près de 8,4 % depuis 1990, mais sans les améliorations de l’efficacité énergétique, cette hausse aurait été de 54 %.
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La consommation énergétique des appareils ménagers résidentiels au Canada a totalisé 1 544 pétajoules en 2015. De ce total, une proportion de 62 % est attribuée au chauffage des locaux, et 19 %, au chauffage de l’eau. Les appareils ménagers représentaient 13 % de cette consommation, l’éclairage, 4 % et la climatisation des locaux, 2 %.

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La consommation d’énergie attribuée au chauffage des locaux au Canada a totalisé 964 pétajoules en 2015. Le gaz naturel compte pour 50 % de cette consommation, l’électricité, 25 %, le bois, 17 %, le mazout de chauffage, 7 % et d’autres sources, 1 %.

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La consommation d’énergie attribuée au chauffage de l’eau au Canada a totalisé 289 pétajoules en 2015. Le gaz naturel compte pour 68 % de cette consommation, l’électricité, 29 %, l’huile de chauffage, 2 %, le bois, 0 % et d’autres sources, 1 %.

Alors que les sous-secteurs ont tous connu une réduction de l’intensité énergétique depuis 1990 (à l’exception du transport de marchandises), leur utilisation totale d’énergie a augmenté, surtout dans les sous-secteurs industriels et du transport.

  • Les technologies de production décentralisée et de stockage de l’énergie, comme les réseaux de photopiles de toiture et les systèmes d’accumulation de l’énergie par batteries, permettront à un nombre grandissant de foyers de produire et d’utiliser leur propre électricité, ce qui réduira leur dépendance sur le réseau électrique.
  • Les véhicules de promenade électriques remplaceront graduellement les véhicules conventionnels, ce qui entraînera une réduction de la consommation privée d’essence. Le prix de l’électricité se substituera tôt ou tard au prix de l’essence à la pompe à titre de prix prépondérant dans les budgets domestiques.
  • Les maisons à consommation énergétique nette zéro génèrent au moins autant d’énergie par année qu’elles en consomment. Ces maisons sont techniquement possibles, mais elles ne sont pas encore adaptables et abordables pour les acheteurs moyens. Les prix sont toutefois en baisse et les maisons à consommation énergétique nette zéro pourraient devenir courantes.

Consommation commerciale et industrielle d’énergie

L’utilisation commerciale et industrielle totale d’énergie a augmenté de 35 % de 1990 à 2015; elle aurait cependant connu une hausse de 58 % sans cette amélioration de l’efficacité énergétique.

L’intensité de l’énergie a connu une baisse de 8 % de 1990 à 2015.

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En 2015, la consommation d’énergie dans les secteurs commerciaux et institutionnels au Canada était de 1 009 pétajoules, dont 56 % servait au chauffage de locaux, 14 % pour l’équipement auxiliaire, 11 % pour l’éclairage, 8 % pour le chauffage de l’eau, 6 % pour les moteurs auxiliaires, 5 % pour la climatisation des locaux et 1 % pour l’éclairage des voies publiques.

Consommation d’énergie dans le secteur industriel

Le secteur industriel inclut toutes les activités de fabrication, l’exploitation minière (y compris l’extraction des hydrocarbures), la foresterie et la construction. La consommation industrielle d’énergie a augmenté de 31 %; elle aurait cependant connu une hausse de 42 % sans l’amélioration de l’efficacité énergétique apportée à ce secteur.

Entre 1990 et 2015, l’industrie canadienne a économisé 3,8 milliards de dollars en frais énergétiques grâce à des améliorations de l’efficacité énergétique représentant des économies de 298 PJ.

L’intensité énergétique (MJ/$ du PIB) a diminué de 8 %.

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La consommation industrielle d’énergie secondaire au Canada en 2015 était de 3 541 pétajoules. La consommation de gaz naturel représente 43 % de cette consommation totale, l’électricité compte pour 20 %, le gaz de distillation et le coke pétrolier, 13 %, les déchets ligneux et liqueurs résiduaires, 11 %, le carburant diesel, le mazout léger et le kérosène, 6 %, et d’autres types de carburants, 7 %.

* « Autres » comprends le mazout lourd, le charbon, les GPL, les LGN, la vapeur et les déchets.

Transition du Canada vers un avenir à faibles émissions de carbone

La communauté internationale, de même que le Canada, reconnaît que la lutte contre le changement climatique est une priorité et une occasion de faire la transition vers une économie mondiale à faible intensité carbonique.

L’Accord de Paris, adopté en décembre 2015 en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), est un engagement à accélérer et à intensifier les mesures et les investissements requis pour un avenir à faible intensité en carbone qui soit durable, dans le but de limiter la hausse moyenne de la température de la planète bien en deçà de 2 °C par rapport aux niveaux atteints à l’époque préindustrielle et de poursuivre les efforts visant à limiter la hausse à 1,5 °C.

Pour franchir la première étape dans la mise en œuvre de ces engagements, le Canada a créé le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques. Le Cadre pancanadien est constitué de quatre piliers principaux :

  • la tarification de la pollution par le carbone;
  • des mesures complémentaires pour réduire davantage les émissions dans tous les secteurs de l’économie;
  • des mesures d’adaptation aux répercussions du changement climatique et d’amélioration de la résilience; et
  • des mesures pour l’accélération de l’innovation, le soutien des technologies propres et la création d’emplois.

Ensemble, ces piliers interreliés créent un plan exhaustif appuyant la transition du Canada vers un avenir à faibles émissions de carbone.

Élimination progressive du charbon

À l’appui de cette transition et de la réduction des émissions de GES, le Canada s’engage dans l’élimination progressive des centrales thermiques alimentées au charbon, et ce, d’ici 2030.

Le Canada a réduit sa consommation de charbon de 24 % depuis 1990 et de 41 % depuis 2000.

Tarification du carbone

Le gouvernement du Canada s’est engagé à réduire les émissions de GES de 30 % (par rapport aux niveaux atteints en 2005) d’ici 2030.

En 2016, le gouvernement fédéral a annoncé une politique nationale sur le changement climatique qui comprend un système de tarification du carbone à l’échelle nationale.

En association avec les mesures existantes et prévues, la tarification à grande échelle du carbone s’étendra à toutes les provinces et touchera près de 85 % de l’économie et de la population canadienne d’ici 2017, couvrant ainsi une grande partie des émissions au Canada.

Apprenez en plus sur les jalons à franchir pour atteindre la cible de 2030 du Canada.

Sources