Énergie et économie

La prospérité et la compétitivité de notre nation sont liées à l’établissement d’une croissance économique durable et à une transition réussie vers un avenir à faibles émissions de carbone.

Le Canada est déterminé à créer un environnement plus propre pour les générations à venir en investissant dans les technologies propres et en améliorant l’efficacité énergétique.

Faits saillants

  • En 2016, le secteur de l’énergie au Canada comptait plus de 270 000 emplois directs et plus de 600 000 emplois indirects.
  • Le secteur de l’énergie représente environ 7 % du produit intérieur brut (PIB) nominal du Canada.
  • Les revenus gouvernementaux provenant de l’énergie ont atteint 12,9 milliards de dollars en 2015.
  • Près de 900 millions de dollars ont été investis pour la recherche, le développement et la mise en œuvre de technologies dans le secteur de l’énergie en 2015-2016.
  • Le Canada est le sixième producteur d’énergie et le cinquième exportateur net; de plus, il se situe au huitième rang des consommateurs.

Apprenez-en davantage sur les mesures prises par le Canada pour stimuler l’économie grâce à l’énergie

Le Canada : un chef de file mondial en matière d’énergie

La quantité d’énergie primaire produite par le Canada en 2014 est supérieure de 25 % à la quantité produite en 2000. La quantité d’énergie produite à l’échelle mondiale a connu une augmentation moyenne de 37 % pendant la même période.

Le Canada possède des sources d’énergie diverses et abondantes, notamment : le pétrole brut, le charbon, l’énergie nucléaire, l’énergie renouvelable, le gaz naturel et plus. Apprenez-en plus sur le classement de l’énergie canadienne à l’échelle internationale :

Producteurs d’ énergie les plus importants
Producteurs d’énergie les plus importants, 2014 (mesuré en PJ)
Rang Nom du pays Pourcentage
1 Chine 18 %
2 États-Unis 15 %
3 Russie 10 %
4 Arabie saoudite 5 %
- - -
6 Canada 3 %
Classements énergétiques mondiaux pour le Canada
Classements énergétiques mondiaux pour le Canada
Source d’énergie Réserves prouvées /capacités Production Exportations
Pétrole brut 3 4 3
Uranium 3 2 2
Hydroéléctricité 4 2 -
Électricité 7 6 3
Charbon 15 12 8
Gaz naturel 17 4 4

Production canadienne d’énergie

L’énergie primaire est celle que l’on trouve dans la nature, avant qu’elle ne soit traitée ou convertie. Ce type de production d’énergie est calculé à l’aide de deux méthodes.

  1. La première méthode traite l’énergie de l’uranium comme une énergie primaire et tient donc compte de l’uranium produit et exporté par le Canada.
  2. La deuxième méthode employée notamment par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis, traite la production nationale d’électricité à partir d’énergie nucléaire comme une énergie primaire. L’uranium est dense en énergie et le Canada exporte la majorité de sa production, ce qui explique pourquoi les deux méthodes produisent des résultats si disparates.

Production d’énergie primaire par source

Production d'énergie primaire par source
Version texte

Méthode 1

Selon la première méthode, le Canada a produit 27 227 pétajoules d’énergie primaire en 2014. La répartition selon le type de carburant indique que le pétrole brut représente 31,1 %, l’uranium, 30,1 %, le gaz naturel, 23,8 %, l’hydroélectricité, 5 %, le charbon, 4,9 %, d’autres sources renouvelables d’énergie, 3,1 % et le gaz naturel liquéfié, 2,0 %.

Méthode 2

Selon la deuxième méthode, le Canada a produit 19 386 pétajoules d’énergie primaire en 2014. La répartition selon le type de carburant dans ce cas indique que le pétrole brut représente 43,6 %, le gaz naturel, 33,4 %, l’hydroélectricité, 7 %, le charbon, 6,9 %, d’autres sources renouvelables d’énergie, 4,3 %, le gaz naturel liquéfié, 2,9 % et l’énergie nucléaire, 1,9 %.

Production d’énergie primaire selon la région et la source

Production d'énergie primaire par source
Version texte

Méthode 1

D’après la première méthode, l’Alberta a produit la plus grande partie de l’énergie en 2014, avec environ 12 400 pétajoules, surtout sous forme de pétrole brut et de gaz naturel. La Saskatchewan arrive en deuxième place avec 9 720 pétajoules, surtout sous forme d’uranium. La Colombie-Britannique se classe en troisième place avec environ 2 820 pétajoules, surtout sous forme de gaz naturel et de charbon.

Méthode 2

D’après la deuxième méthode, l’Alberta a produit la plus grande partie de l’énergie en 2014 avec 12 400 pétajoules, surtout sous forme de pétrole brut et de gaz naturel. La Colombie-Britannique arrive en deuxième place avec 2 820 pétajoules, surtout sous forme de gaz naturel et de charbon. La Saskatchewan se classe en troisième place avec 1 520 pétajoules, surtout sous forme de pétrole brut.

Commerce

Le commerce international de l’énergie représente une partie essentielle de l’économie canadienne. Le Canada a effectué des transactions associées à l’énergie avec 155 pays en 2016.

Exportations

  • En 2016, les importations se chiffraient à 85,7 milliards de dollars.
  • L’exportation d’énergie représentait 18 % des exportations nationales canadiennes de marchandises en 2016.
  • Les exportations nationales de pétrole et de gaz se sont élevées à 75 milliards de dollars, dont 97 % étaient dirigées vers les États-Unis.
  • Le Canada a exporté des produits énergétiques vers 144 pays en 2016. Les États-Unis représentent 92 % de la valeur des exportations d’énergie du Canada (78,5 milliards de dollars).

Importations

  • En 2016, les importations se chiffraient à 35,9 milliards de dollars.
  • 7 % des importations canadiennes de marchandises en 2016.
  • Le Canada a importé des produits énergétiques depuis 107 pays en 2016. Plus de 65 % de la valeur des importations d’énergie proviennent des États-Unis (23,2 milliards de dollars).

Commerce de l’énergie entre le CANADA et les É.-U. en 2016

Production d'énergie primaire par source
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En 2016, les exportations d’énergie du Canada aux États-Unis présentaient les proportions suivantes de la production totale : pétrole brut, 79 %; gaz naturel, 53 %; uranium, 31 %; produits pétroliers, 21 %; électricité, 11 %; charbon, 2 %. Ces mêmes exportations représentaient les proportions suivantes de la consommation énergétique totale des États-Unis : pétrole brut, 20 %; gaz naturel, 11 %; uranium, 22 %; produits pétroliers, 2 %; électricité, 2 %; charbon, 0,1 %. Ces exportations représentaient les pourcentages suivants du total des importations énergétiques aux États-Unis : pétrole brut 41 %; gaz naturel 97 %; uranium 25 %; produits pétroliers 25 %; électricité 90 %; charbon 11 %. Les importations au Canada de produits énergétiques provenant des États-Unis représentaient les proportions suivantes du total de la consommation énergétique au Canada : pétrole brut, 27 %; gaz naturel, 19 %; produits pétroliers, 9 %; électricité, 2 %, charbon, 17 %.

Contribution de l’énergie au PIB nominal du Canada

Production d'énergie primaire par source
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Le secteur énergétique a contribué 187 milliards de dollars au produit interne brut nominal en 2016, soit 9,9 % du total du produit interne brut nominal. Le secteur énergétique a contribué 127 milliards de dollars directement et 61 milliards de dollars indirectement au produit interne brut nominal.

Le secteur de l’énergie représente environ 10 % du PIB canadien (activités indirectes comprises).

Production d'énergie primaire par source
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La province dont le secteur énergétique a le plus contribué au produit interne brut nominal en 2015 était l’Alberta, avec plus de 68 milliards de dollars. Suivent l’Ontario avec une contribution de plus de 15,5 milliards de dollars, le Québec, avec près de 15 milliards, la Saskatchewan, avec près de 14 milliards et la Colombie-Britannique, avec plus de 8 milliards.

Recettes publiques

Au Canada, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux reçoivent des recettes directes des industries de l’énergie par l’entremise de :

  • L’impôt sur le revenu des sociétés;
  • Des impôts indirects (comme les taxes sur les ventes et les cotisations sociales);
  • Des redevances à la Couronne – la portion de la valeur du pétrole et du gaz extraits qui est payée à la Couronne à titre de propriétaire des ressources;
  • Des ventes de terres publiques payées à la Couronne afin d’acquérir les droits d’utilisation de ressources pour des propriétés données.
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La moyenne des recettes publiques provenant du secteur énergétique entre 2011 et 2015 est de 20,8 milliards de dollars. Les redevances en représentaient 54 %, les impôts sur le revenu, 23 %, les impôts indirects, 12 % et les ventes de terrains, 11 %.

La plus grande partie des recettes publiques provient de l’industrie pétrolière et gazière, dont les recettes ont totalisé environ 19,0 milliards de dollars pour les cinq dernières années, 16,1 milliards de dollars provenant de l’extraction de pétrole et du gaz en amont et des activités de soutien.

De 2011 à 2015, la proportion d’impôt total payé par les industries de l’énergie était de 9 %. Ce secteur était également responsable de plus de 12 % des revenus d’exploitation totaux au Canada.

Production d'énergie primaire par source
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Le montant d’impôts versés par les industries du secteur énergétique a atteint une moyenne d’environ 11 milliards de dollars par an entre 2005 et 2009, somme qui a baissé considérablement en 2010, pour ensuite se stabiliser aux environs de 7 milliards de dollars entre 2010 et 2015. La diminution affichée en 2010 résultait principalement des impôts moins élevés versés par les industries d’extraction pétrolière et gazière et par des secteurs industriels réalisant des activités de soutien à ces dernières.

En raison des baisses des prix du pétrole et du gaz, le montant des impôts payés par les sociétés pétrolières et gazières a diminué d’environ 50 % en 2010 et en 2015.

Emplois au sein du secteur de l’énergie canadien

Le secteur de l’énergie emploie directement environ 16 400 Autochtones vivant hors réserve.

Emploi (nombre d’emplois, 2016)
Industrie Nombre d’emplois Pourcentage du total des emplois
Énergie (directe) 271 517 1,5 %
Pétrole brut 76 043 0,4 %
Électricité 75 479 0,4 %
Énergie (indirecte) 612 905 3,4 %
Construction 327 177 1,8 %
Total 884 422 4,9 %

Emploi au sein du secteur de l’énergie par province et territoire

Production d'énergie primaire par source
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Le total des emplois au sein du secteur énergétique se chiffrait à 884 000 en 2016, dont 271 000 étaient des emplois directs et 613 000, des emplois indirects. Cela représente 4,9 % du total des emplois dénombrés en 2016. Le nombre le plus important d’emplois dans le secteur énergétique était en Alberta, avec 141 145 emplois; suivi de l’Ontario avec 36 710 emplois et du Québec, avec 24 435 emplois.

Investissements dans l’énergie canadienne

Dépenses en immobilisations

Les dépenses en immobilisations dans le secteur canadien de l’énergie totalisaient 75 milliards de dollars en 2016, soit une baisse de 36 % par rapport au sommet atteint en 2014. L’énergie représentait 29 % de l’ensemble des investissements non résidentiels et des investissements dans les machines et le matériel au Canada.

Les sociétés pétrolières ont réduit leurs investissements en 2015 afin de contrer les répercussions des faibles prix du pétrole sur les finances à court terme.

Version texte

Les dépenses en immobilisations engagées dans l’industrie énergétique ont grimpé, passant de 54 milliards de dollars en 2009 à 117 milliards de dollars en 2014, pour ensuite baisser jusqu’à 75 milliards en 2016. Les variations d’une année à l’autre découlent pour la plupart de dépenses d’extraction pétrolière et gazière.

Investissements et investisseurs internationaux

Les industries de l’énergie du Canada opèrent sur des marchés ouverts où les investissements des sociétés canadiennes et étrangers assurent ainsi l’efficacité, la compétitivité et l’innovation du système énergétique.

Investissements directs au Canada et à l’étranger

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Le stock d’investissement direct étranger au Canada, ainsi que le montant d’investissement direct canadien à l’étranger dans l’industrie de l’énergie sont passés respectivement de 107 et 80 milliards de dollars en 2007, à 208 et 134 milliards de dollars en 2016, respectivement.

Stock d’investissement direct étranger au Canada et d’investissement direct canadien à l’étranger

  • Le stock d’investissement direct étranger (IDE) dans le secteur de l’énergie a atteint 208 milliards de dollars en 2016, comparativement à 107 milliards de dollars en 2007.
  • La part de l’industrie de l’énergie de l’IDE global au Canada était de 25 % en 2016, par rapport à 21 % en 2007.
  • On estime que le stock d’investissement direct canadien à l’étranger (IDCE) a atteint 134 milliards de dollars en 2016, soit une hausse comparativement à l’IDCE de 80 milliards de dollars en 2007.
  • L’investissement pour l’extraction d’hydrocarbures a représenté 63 milliards de dollars du stock d’IDC en 2016.

Contrôle étranger d’actifs canadiens

Le contrôle étranger mesure à quel point les entités étrangers sont en activité au Canada. En général, on considère qu’une entreprise est sous contrôle étranger si au moins une société étrangère détient plus de 50 % de ses actions.

Version texte

Le pourcentage des services publics canadiens détenus par des entités étrangères est demeuré entre 7 et 10 % pendant la période de 2004 à 2015. Ce pourcentage poursuit sa tendance baissière depuis 2011, pour atteindre un creux de 7 % en 2015. La même tendance se manifeste pour toutes les industries non financières sous contrôle étranger, dans une proportion de 23 à 28 %, pour atteindre 26 % en 2015. L’écart est plus grand en matière de contrôle étranger de sociétés exerçant des activités de soutien et d’extraction de pétrole et de gaz : passant de 43 % en 2004 vers un creux de 34 % en 2010, pour remonter ensuite à 44 % en 2015.

Actifs énergétiques canadiens

La valeur totale des actifs énergétiques canadiens (AEC) a diminué légèrement en 2015, atteignant 535,7 milliards de dollars, soit une baisse de 2 % par rapport aux 548,4 milliards de 2014. Les AEC intérieurs totalisaient 390,2 milliards de dollars en 2015 comparativement à 397,3 milliards en 2014, alors que les AEC canadiens à l’étranger totalisaient 145,5 milliards, comparativement à 151,1 milliards en 2014. Les actives à l’étranger accaparent 27 % des actifs totaux.

Une entreprise canadienne désigne ici une entreprise cotée en bourse, dont le siège est au Canada et qui n’est pas sous contrôle étranger.

Version texte

En 2015, les actifs sous contrôle étranger dans le secteur énergétique canadien totalisaient 535,7 milliards de dollars, répartis de la façon suivante : 110,4 milliards en Amérique du Nord; 15,6 milliards en Europe; 8,4 milliards en Amérique centrale, Amérique du Sud et dans les Caraïbes; 4,7 milliards en Afrique, 3,6 milliards en Océanie; et 2,8 milliards en Asie.

Recherche, développement, et démonstration (R-D-D)

En 2015-2016, les dépenses fédérales en R-D-D en matière d’énergie s’élevaient à 500 millions de dollars et les dépenses des provinces et des territoires ont atteint 394 millions de dollars, pour un total de 894 millions (soit une baisse comparativement aux 936 millions de dollars de 2014-2015).

La diminution des dépenses des provinces et des territoires dépassait largement l’augmentation des dépenses fédérales en 2015-2016. Cette diminution des dépenses était principalement attribuable à la baisse du captage, du stockage et de l’utilisation du carbone (CSUC) et des dépenses qui y sont associées après l’achèvement de la construction d’un vaste projet de CSUC en Saskatchewan en 2014-2015.

Version texte

Les dépenses publiques canadiennes dans le domaine de la recherche, du développement et du déploiement énergétiques sont passées de 1,02 milliard de dollars au cours de l’exercice fiscal 2011-2012 à 1,35 milliard de dollars en 2013-2014, pour ensuite reculer à 894 millions au cours de l’exercice fiscal 2015-2016. Les dépenses publiques dans le domaine du captage, du stockage et de l’utilisation du carbone sont passées de 87 millions de dollars en 2011-2012 à 409 millions en 2013-2014, avant de chuter à 184 millions en 2015-2016. Normalement, les dépenses du gouvernement fédéral et celles des gouvernements provinciaux/territoriaux étaient équivalentes; par contre, au cours des exercices fiscaux 2011-2012 et 2015-2016, les dépenses fédérales étaient plus du double de celles des gouvernements provinciaux/territoriaux.

Un sous-ensemble de ces données sert à faire état des progrès du Canada dans le cadre de Mission Innovation, une initiative internationale regroupant 23 gouvernements et visant à accélérer les innovations en matière des technologies énergétiques propres. Les ministères, les agences et les organisations fédérales canadiennes ont augmenté leurs dépenses liées à Mission Innovation à 479 millions de dollars en 2015-2016, soit une hausse de 24 % par rapport à 2014-2015.

En 2014, l’industrie canadienne a dépensé environ 2,1 milliards de dollars en RD et D matière d’énergie, ce qui représente une hausse de 2 G$ comparativement aux dépenses de 2013.

Version texte

Au cours de l’exercice fiscal 2015-2016, les dépenses fédérales dans le domaine de la recherche, du développement et du déploiement énergétiques étaient réparties ainsi : 92 millions de dollars pour les carburants fossiles (y compris le captage, le stockage et l’utilisation du carbone), 243 millions pour l’énergie propre et renouvelable et 165 millions pour l’utilisation finale de l’énergie, pour un total de 500 millions de dollars. Les gouvernements provinciaux et territoriaux ont investi 228 millions pour les carburants fossiles, 113 millions pour l’énergie propre et renouvelable et 52 millions sur l’utilisation finale de l’énergie, pour un total de 394 millions de dollars. En 2014, l’industrie a investi 1 392 millions de dollars sur les carburants fossiles, 509 millions sur l’énergie propre et renouvelable et 186 millions sur l’utilisation finale de l’énergie, pour un total de 2 087 millions de dollars. L’approvisionnement en énergie renouvelable et propre comprend les sources d’énergie renouvelables et l’énergie nucléaire. L’utilisation finale de l’énergie comprend l’efficacité énergétique liée au transport, à l’industrie, aux immeubles et aux communautés.

Investissement dans les technologies propres

Que sont les technologies propres?

Les technologies propres sont définies au sens large comme tout processus, produit ou service réduisant les répercussions environnementales par l’entremise d’activités visant la protection de l’environnement, de l’utilisation durable des ressources naturelles ou de l’emploi de biens ayant été modifiés ou adaptés spécifiquement pour consommer largement moins de ressources et d’énergie que les quantités établies dans la norme industrielle.

Version texte

Certaines technologies se retrouvent tant dans le domaine des technologies propres que dans le secteur de l’énergie, y compris des technologies énergétiques renouvelables/non émettrices comme l’énergie solaire, éolienne, hydroélectrique, marémotrice, géothermique, de biocarburants, de biomasse, nucléaire, le captage et stockage du carbone, les technologies de transmission comme les réseaux électriques intelligents et le stockage d’énergie, et les technologies écoénergétiques comme les bâtiments écologiques et la cogénération.

Les technologies propres constituent un secteur émergent. Des données offrant un aperçu complet des investissements dans les technologies propres canadiennes (et plus précisément dans les énergies propres) ne sont pas disponibles à ce jour.

En 2017, le gouvernement fédéral s’est engagé à offrir un financement à Ressources naturelles Canada (RNCan) et Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), en collaboration avec Statistique Canada, pour l’élaboration de la Stratégie relative aux données sur les technologies propres.

La majorité des entreprises du secteur des technologies propres sont de petites et de moyennes entreprises en démarrage. La Bourse de Toronto (TSX) et la Bourse de croissance TSX (TSXV) répertorient 98 entreprises dans le secteur des technologies propres, représentant une capitalisation boursière totale de 42 milliards de dollars. Cette initiative inclut les compagnies dont les opérations figurent dans les catégories suivantes :

  • Efficacité énergétique;
  • Matériaux et produits écologiques;
  • Fabrication d’équipement et de technologies liés aux énergies renouvelables;
  • Production et la distribution d’énergies renouvelables; et
  • Réduction des déchets et gestion de l’eau. 

86 de ces entreprises ont leur siège social au Canada et représentent une capitalisation boursière totale de 38 milliards de dollars (en date du 31 mai 2017).

Selon les estimations de l’industrie, les entreprises canadiennes de technologies propres non diversifiéesNote de bas de page 1 (celles dont les activités figurent dans seulement une des catégories commerciales de l’environnement énumérées ci-dessus) ont généré plus de 13 milliards de dollars de recettes et employé plus de 55 000 personnes.

Version texte

Au Canada, entre 2012 et 2016, 13,3 milliards de dollars ont été consacrés à la technologie éolienne, 6,6 milliards, à la technologie solaire, 900 millions à la technologie de petites centrales et 700 millions, aux biocarburants.

Version texte

Les investissements dans le secteur de l’énergie propre au Canada sont passés de 5 milliards de dollars US en 2012 à 6,1 milliards en 2014, pour retomber à 3,8 milliards en 2015 et à 1,7 milliard en 2016. Plus de la moitié des investissements annuels sont consacrés à l’énergie éolienne extracôtière, alors que le reste sert à des projets dans le domaine de l’énergie solaire photovoltaïque.

L’énergie dans nos vies quotidiennes

Les ménages canadiens utilisent de l’énergie tous les jours : pour éclairer, alimenter les appareils ménagers, chauffer ou climatiser les locaux, alimenter les véhicules personnels, charger les appareils électroniques, etc.

  • 83 % de la consommation énergétique résidentielle est utilisée pour chauffer l’eau et les locaux.
  • L’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel s’est améliorée de 47 % entre 1990 et 2014, soit une réduction de 672 PJ et de 12 milliards de dollars de la consommation et de la facture d’énergie respectivement.
  • La consommation d’énergie dans le secteur résidentiel a augmenté de près de 9,5 % depuis 1990, mais sans les améliorations de l’efficacité énergétique, cette hausse aurait été de 57 %.
Version texte

La consommation énergétique des appareils ménagers résidentiels au Canada a totalisé 1 560,5 pétajoules en 2014. De ce total, une proportion de 63,9 % est attribuée au chauffage des locaux, et 19,2 %, au chauffage de l’eau. Les appareils ménagers représentaient 12,3 % de cette consommation, l’éclairage, 3,4 % et la climatisation des locaux, 1,2 %.

Version texte

La consommation d’énergie attribuée au chauffage des locaux au Canada a totalisé 996,5 pétajoules en 2014. Le gaz naturel compte pour 52,1 % de cette consommation, l’électricité, 25,1 %, le bois, 15,3 %, le mazout de chauffage, 6,3 % et d’autres sources, 1,3 %.

Version texte

La consommation d’énergie attribuée au chauffage de l’eau au Canada a totalisé 300 pétajoules en 2014. Le gaz naturel compte pour 69,4 % de cette consommation, l’électricité, 25,3 %, le mazout de chauffage, 3,4 %, le bois, 1,5 % et d’autres sources, 0,4 %.

Dépenses des ménages dans le secteur résidentiel et pour le transport

  • La facture d’énergie des ménages canadiens s’élevait à 4 198 $ en moyenne en 2015;
  • La moyenne des dépenses en énergie résidentielle était de 2 105 $;
  • La moyenne des dépenses en énergie de transport était de 2 093 $;
  • L’énergie représentait près de 7 % des dépenses courantes des ménages;
  • Les ménages à faible revenu consacraient une plus grande part de leurs revenus disponibles à l’énergie.

Prix de détail de l’énergie

La part de l’indice des prix à la consommation (IPC) attribuable à l’énergie a été instable au cours des dernières années. Cette instabilité rend compte de l’effet des variations des prix du pétrole et du gaz dans le secteur en amont sur les produits de consommation comme l’essence.

Version texte

L’indice annuel des prix à la consommation a augmenté de 30 % entre 2002 et 2017. La part de l’indice des prix à la consommation attribuable à l’énergie est plus volatile, mais l’énergie a également affiché une croissance de 45 % depuis 2002.

Sources