Captage et stockage du carbone | Stockage du CO2

Qu’est-ce que le stockage du CO2?

Une fois capté et comprimé, le CO2 est transporté par pipeline ou par citerne jusqu’au site de stockage, où il est souvent injecté dans un site de stockage souterrain (ou formation géologique) et où il est entreposé à long terme en toute sécurité.

Même si le stockage est l’une des dernières étapes du processus de captage et stockage du carbone (CSC), elle doit être prise en considération au départ lors de l’élaboration d’une stratégie de mise en œuvre d’un système de CSC et de son infrastructure. Il faut pouvoir stocker le CO2, sinon il n’y a aucun avantage à le capter. La quantité de CO2 pouvant être gérée dépend de l’emplacement et de la capacité de stockage totale; ce sont des contraintes importantes.

Le captage et le stockage du CO2 permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ce processus permet d’extraire le CO2 des émissions de gaz des centrales électriques, des installations de traitement de combustibles et d’autres processus industriels.

Où le CO2 est-il stocké?

Les sites les plus appropriés pour un stockage économique et à long terme au Canada comprennent les formations géologiques comme les gisements, actifs ou épuisés, de pétrole, de gaz et de méthane de houille, les aquifères salins profonds et les cavernes de sel. Il existe d’autres moyens comme la fixation minérale et la dissolution en mer. Actuellement, le stockage en mer n’est pas utilisé au Canada, quoique le Protocole de Londres de 2006 Hyperlien externea légalisé ce stockage à condition qu’il soit effectué au-dessous du plancher océanique. En Nouvelle-Écosse, on effectue actuellement la cartographie de la province pour les emplacements de stockage possibles sur terre et en mer.

Les emplacements idéaux pour capter du CO2 à grande échelle sont les usines de traitement de gaz, les installations de fabrication d’engrais, les centrales thermiques ou d’autres sites produisant de grandes quantités de CO2, souvent au-delà d’un million de tonnes d’équivalents de CO2 par an (Agence internationale de l’énergie, 2004). Ces installations industrielles sont souvent situées les unes à proximité des autres, augmentant ainsi la quantité de CO2 disponible pouvant être captée dans le même voisinage.

Il faut effectuer des recherches et des essais sur l’intégrité des sites avant de les choisir pour le stockage.

Les critères de sélection doivent comprendre, mais ne sont pas limités à, ce qui suit :

  • Effectuer une caractérisation détaillée du site qui englobe une évaluation des caractéristiques géologiques du gisement et de son toit, y compris l’existence de fractures et de failles avec leurs caractéristiques
  • Comprendre l’hydrogéologie, la géochimie et la géomécanique du site
  • Évaluer le volume et la perméabilité de la formation
  • Comprendre les mécanismes de piégeage géologique du site
  • Évaluer si des puits de pétrole ou de gaz, abandonnés ou actifs, pourraient compromettre l’étanchéité de la formation

Dès qu’un site est choisi et que le CO2 est stocké, il faut mettre en place un programme de vérification, mesure et contrôle.

Les chercheurs(euses) de CanmetÉNERGIE participent à un certain nombre de projets novateurs dans le domaine du CSC. Le but ultime est d’arriver à créer une industrie des combustibles fossiles à faibles émissions au Canada où le CSC aura sa place.

Géré par CanmetÉNERGIE au centre de recherche d'Ottawa (Ontario).