Énergie et économie

La prospérité et la compétitivité de notre nation sont liées à l’établissement d’une croissance économique durable et à une transition réussie vers un avenir à faibles émissions de carbone.

Le Canada est déterminé à créer un environnement plus propre pour les générations à venir en investissant dans les technologies propres et en améliorant l’efficacité énergétique.

Faits saillants

  • En 2018, le secteur de l’énergie au Canada comptait plus de 269 000 emplois directs et plus de 550,500 emplois indirects.
  • Le secteur de l’énergie représente plus de 11% du produit intérieur brut (PIB) nominal du Canada.
  • Les revenus gouvernementaux provenant de l’énergie ont atteint 14,1 milliards de dollars en 2017.
  • Plus de 799 millions de dollars ont été investis pour la recherche, le développement et la mise en œuvre de technologies dans le secteur de l’énergie en 2017-2018.
  • Le Canada est le sixième producteur d’énergie et le cinquième exportateur net; Il se situe au huitième rang des consommateurs.

Apprenez-en davantage sur les mesures prises par le Canada pour stimuler l’économie grâce à l’énergie

Le Canada : un chef de file mondial en matière d’énergie

La quantité d'énergie primaire produite par le Canada en 2016 est supérieur de presque 18% à la quantité produite en 2005. La quantité d'énergie produite à l'échelle mondiale a connu une augmentation de 19% pendant la même période.

Le Canada possède des sources d’énergie diverses et abondantes, notamment : le pétrole brut, le charbon, l’énergie nucléaire, l’énergie renouvelable, le gaz naturel et plus. Apprenez-en plus sur le classement de l’énergie canadienne à l’échelle internationale :

Producteurs d’ énergie les plus importants
Producteurs d’énergie les plus importants, 2014 (mesuré en PJ)
Rang Nom du pays Pourcentage
1 Chine 17 %
2 États-Unis 14 %
3 Russie 10 %
4 Arabie saoudite 5 %
5 Inde 4 %
6 Canada 3 %
Classements énergétiques mondiaux pour le Canada
Classements énergétiques mondiaux pour le Canada
Source d’énergie Réserves prouvées /capacités Production Exportations
Pétrole brut 3 4 4
Uranium 3 2 2
Hydroéléctricité 4 2 -
Électricité 6 6 2
Charbon 16 12 8
Gaz naturel 17 4 5

Production canadienne d’énergie

L’énergie primaire est celle que l’on trouve dans la nature, avant qu’elle ne soit traitée ou convertie. Ce type de production d’énergie est calculé à l’aide de deux méthodes.

  1. Production d'énergie primaire, incluant l'uranium traite l’énergie de l’uranium comme une énergie primaire et tient donc compte de l’uranium produit et exporté par le Canada.
  2. Production d'énergie primaire, excluant l'uranium employée notamment par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis, traite la production nationale d’électricité à partir d’énergie nucléaire comme une énergie primaire. L’uranium est dense en énergie et le Canada exporte la majorité de sa production, ce qui explique pourquoi les deux méthodes produisent des résultats si disparates.

Production d’énergie primaire par source

Production d'énergie primaire par source
Version texte

Production d’énergie primaire, incluant l’uranium

Selon cette méthode, le Canada a produit 29 642 pétajoules d’énergie primaire en 2017. La répartition selon le type de carburant indique que le pétrole brut représente 32 %, l’uranium 29 %, le gaz naturel 24 %, l’hydroélectricité 5 %, le charbon 4%, d’autres sources renouvelables d’énergie 3 % et les liquides de gaz naturel 3 %.

Production d’énergie primaire excluant l’uranium

Selon cette méthode, le Canada a produit 21 385 pétajoules d’énergie primaire en 2017. La répartition selon le type de carburant dans ce cas indique que le pétrole brut représente 45 %, le gaz naturel 33 %, l’hydroélectricité 7 %, le charbon 6 %, d’autres sources renouvelables d’énergie 4 %, les liquides de gaz naturel 4 % et l’énergie nucléaire, 2 %.

Production d’énergie primaire selon la région et la source

Production d'énergie primaire par source
Version texte

Production d’énergie primaire, incluant l’uranium

D’après cette méthode, l’Alberta a produit la plus grande partie de l’énergie en 2016, avec environ 13 082 pétajoules, surtout sous forme de pétrole brut et de gaz naturel. La Saskatchewan arrive en deuxième place avec 9241 pétajoules, surtout sous forme d’uranium. La Colombie-Britannique se classe en troisième place avec environ 3 050 pétajoules, surtout sous forme de gaz naturel et de charbon.

Production d’énergie primaire excluant l’uranium

D’après cette méthode, l’Alberta a produit la plus grande partie de l’énergie en 2016 avec 13 082 pétajoules, surtout sous forme de pétrole brut et de gaz naturel. La Colombie-Britannique arrive en deuxième place avec 3 050 pétajoules, surtout sous forme de gaz naturel et de charbon. La Saskatchewan se classe en troisième place avec 1 448 pétajoules, surtout sous forme de pétrole brut.

Commerce

Le commerce international de l’énergie représente une partie essentielle de l’économie canadienne. Le Canada a effectué des transactions associées à l’énergie avec 165 pays en 2018.

Exportations

  • En 2018, les importations se chiffraient à 132,2 milliards de dollars.
  • L’exportation d’énergie représentait 23 % des exportations nationales canadiennes de marchandises en 2018.
  • Les exportations nationales de pétrole et de gaz se sont élevées à 119 milliards de dollars, dont 95 % étaient dirigées vers les États-Unis.
  • Le Canada a exporté des produits énergétiques vers 148 pays en 2018. Les États-Unis représentent 89 % de la valeur des exportations d’énergie du Canada (117,8 milliards de dollars).

Importations

  • En 2018, les importations se chiffraient à 50.5 milliards de dollars.
  • 8 % des importations canadiennes de marchandises en 2018.
  • Le Canada a importé des produits énergétiques depuis 120 pays en 2018. Plus de 70 % de la valeur des importations d’énergie proviennent des États-Unis (35,5 milliards de dollars).

Commerce de l’énergie entre le CANADA et les É.-U. en 2017

Production d'énergie primaire par source
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En 2018, les exportations d’énergie du Canada aux États-Unis présentaient les proportions suivantes de la production totale : pétrole brut, 84 %; gaz naturel, 46 %; uranium, 41 %; produits pétroliers, 23 %; électricité, 9 %; charbon, 1 %.

Ces mêmes exportations représentaient les proportions suivantes de la consommation énergétique totale des États-Unis : pétrole brut, 21 %; gaz naturel, 9 %; uranium, 24 %; produits pétroliers, 3 %; électricité, 2 %; charbon, 0,1 %.

Ces exportations représentaient les pourcentages suivants du total des importations énergétiques aux États-Unis : pétrole brut 48 %; gaz naturel 97 %; uranium 24 %; produits pétroliers 27 %; électricité 100 %; charbon 13 %.

Les importations au Canada de produits énergétiques provenant des États-Unis représentaient les proportions suivantes du total de la consommation énergétique au Canada : pétrole brut, 23 %; gaz naturel, 20 %; produits pétroliers, 15 %; électricité, 2 %, charbon, 20 %.

Contribution de l’énergie au PIB nominal du Canada

Production d'énergie primaire par source
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Le secteur énergétique a contribué 230 milliards de dollars au produit interne brut nominal en 2018, soit 11,1 % du total du produit interne brut nominal. Le secteur énergétique a contribué 167 milliards de dollars directement et 63 milliards de dollars indirectement au produit interne brut nominal.

Le secteur de l’énergie représente environ 11,1 % du PIB canadien (activités indirectes comprises).

Production d'énergie primaire par source
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La province dont le secteur énergétique a le plus contribué au produit interne brut nominal en 2018 était l’Alberta, avec plus de 71,5 milliards de dollars. Suivent l’Ontario avec une contribution de plus de 20,4 milliards de dollars, le Québec, avec près de 16,9 milliards, la Saskatchewan, avec plus de 12,4 milliards et la Colombie-Britannique, avec près de 14,6 milliards.

Recettes publiques

Au Canada, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux reçoivent des recettes directes des industries de l’énergie par l’entremise de :

  • L’impôt sur le revenu des sociétés;
  • Des impôts indirects (comme les taxes sur les ventes et les cotisations sociales);
  • Des redevances à la Couronne – la portion de la valeur du pétrole et du gaz extraits qui est payée à la Couronne à titre de propriétaire des ressources;
  • Des ventes de terres publiques payées à la Couronne afin d’acquérir les droits d’utilisation de ressources pour des propriétés données.
Version texte

La moyenne des recettes publiques provenant du secteur énergétique entre 2013 et 2017 est de 16,8 milliards de dollars. Les redevances en représentaient 51 %, les impôts sur le revenu, 25 %, les impôts indirects, 17 % et les ventes de terrains, 7 %.

Une partie importante des recettes publiques provient de l’industrie pétrolière et gazière, dont les recettes ont totalisé environ 14,8 milliards de dollars pour les cinq dernières années, 11,8 milliards de dollars provenant de l’extraction de pétrole et du gaz en amont et des activités de soutien.

De 2013 à 2017, la proportion d’impôt total payé par les industries de l’énergie était de 7,7 %. Ce secteur était également responsable pour presque 11 % des revenus d’exploitation totaux reçues par les gouvernements au Canada.

Production d'énergie primaire par source
Version texte

Le montant d’impôts versés par les industries du secteur énergétique a atteint une moyenne d’environ 11 milliards de dollars par an entre 2005 et 2009, somme qui a baissé considérablement en 2010, puis se redressant légèrement pour atteindre 7,1 milliards de dollars en 2018.

Les taxes provenant des activités d'extraction et de soutien du pétrole et du gaz ont constitué la plus grande partie des recettes fiscales publiques, avec une moyenne de près de 50 % et 5,5 milliards de dollars de 2005 à 2009. La contribution de l'extraction du pétrole et du gaz a diminué à 30 % en 2018, les services publics augmentant leur part, représentant 29 % des recettes de la taxe sur l'énergie et 2,1 milliards de dollars.

Emplois au sein du secteur de l’énergie canadien

Emploi (nombre d’emplois, 2018)
Industrie Nombre d’emplois Pourcentage du total des emplois
Énergie (directe) 269 019 1,4 %
Pétrole et gaz 62 042 0,3 %
Électricité 84 844 0,5 %
Énergie (indirecte) 550 588 3,0 %
Construction 245 825 1,3 %
Total 819 607 4,4 %

Emploi au sein du secteur de l’énergie par province et territoires (2018)

Production d'énergie primaire par source
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Le total des emplois au sein du secteur énergétique se chiffrait à 819 607 en 2018, dont 269 019 étaient des emplois directs et 550 588, des emplois indirects. Cela représente 4,4 % du total des emplois dénombrés en 2018. Le nombre le plus important d’emplois dans le secteur énergétique était en Alberta, avec 143 059 emplois; suivi de l’Ontario avec 41 527 emplois et du Québec, avec 27 455 emplois.

Investissements dans l’énergie canadienne

Dépenses en immobilisations

Les dépenses en immobilisations dans le secteur canadien de l’énergie totalisaient 75 milliards de dollars en 2018, 36% de moins que son maximum historique en 2014.

Les investissements ont été stables au cours des trois dernières années. L'extraction de pétrole et de gaz a été le principal contributeur, avec 36,7 milliards de dollars en 2018, suivie de la production et du transport d'électricité à 24,3 milliards de dollars.

Version texte

Les dépenses en immobilisations engagées dans l’industrie énergétique ont grimpé, passant de 54 milliards de dollars en 2009 à 117 milliards de dollars en 2014, pour ensuite baisser à 75 milliards en 2016, pour atteindre 75 milliards de dollars en 2018, soit une baisse de 36% par rapport à leur sommet de 2014. Les variations d’une année à l’autre découlent pour la plupart de dépenses d’extraction pétrolière et gazière.

Investissements et investisseurs internationaux

Les industries de l’énergie du Canada opèrent sur des marchés ouverts où les investissements des sociétés canadiennes et étrangers assurent ainsi l’efficacité, la compétitivité et l’innovation du système énergétique.

Investissements directs au Canada et à l’étranger

Version texte

Le stock d’investissement direct étranger (IDE) dans le secteur de l'énergie a diminué en 2017 par rapport à l'année précédente pour atteindre 180 milliards de dollars. Le stock d'investissement direct canadien à l'étranger (IDCE) était évalué à 160 milliards de dollars en 2018.

Stock d’investissement direct étranger au Canada et d’investissement direct canadien à l’étranger

  • Le stock d’investissement direct étranger (IDE) dans le secteur d’ énergie augmenté de 11 p. 100 en 2018 suite à une diminution de l’année précédente, tirée par les investissements directs étrangers dans les actifs d’extraction de industrie pétrolière et gazière des États-Unis, ainsi que de l’Asie et de l’Océanie.
  • La part de l’industrie de l’énergie de l’IDE global au Canada était de 23 % en 2018, soit de plus 1 p. 100 par rapport à 2017.
  • On estime que le stock d’investissement direct canadien à l’étranger (IDCE) avait une valeur un record de 160 milliards de dollars en 2018
  • L’investissement pour l’extraction d’hydrocarbures a représenté 85 milliards de dollars du stock d’IDC en 2018.

Contrôle étranger d’actifs canadiens

Le contrôle étranger mesure à quel point les entités étrangères sont en activité au Canada. En général, on considère qu’une entreprise est sous contrôle étranger si au moins une société étrangère détient plus de 50 % de ses actions.

Version texte

Le pourcentage des services publics canadiens détenus par des entités étrangères est demeuré entre 7 et 10 % pendant la période de 2004 à 2016. Ce pourcentage poursuit sa tendance baissière depuis 2011, pour atteindre un creux de 7 % en 2016. La même tendance se manifeste pour toutes les industries non financières sous contrôle étranger, dans une proportion de 23 à 28 %, pour atteindre 25 % en 2016. L’écart est plus grand en matière de contrôle étranger de sociétés exerçant des activités de soutien et d’extraction de pétrole et de gaz : passant de 43 % en 2004 vers un creux de 34 % en 2010, pour remonter ensuite à 46 % en 2016.

Actifs énergétiques canadiens

La valeur totale des actifs énergétiques canadiens*(AEC) a augmenté en 2017, atteignant 650 milliards de dollars, soit une augmentation de 12 p. 100 par rapport aux 579 milliards de dollars en 2016. En 2017, les AEC intérieurs totalisaient 451 milliards de dollars, soit de plus 14 p. 100 par rapport à 2016 tandis que les AEC canadiens à l'étranger totalisaient 199 milliards de dollars, comparativement à 183 milliards de dollars. Les actifs à l'étranger accaparent 31 p. 100 des actifs totaux.

*Une entreprise canadienne désigne ici une entreprise cotée en bourse, dont le siège est au Canada et qui n’est pas sous contrôle étranger.

Version texte

En 2017, les actifs énergétiques canadiens à l'étranger totalisaient 199 milliards de dollars et se répartissaient comme suit: 450,9 milliards au Canada, 162,5 milliards aux États-Unis et au Mexique, 13,6 milliards en Europe, 9,2 milliards en Amérique centrale et du Sud et dans les Caraïbes, 4,5 milliard en Asie, 3,3 milliards en Afrique et 3,2 milliards en Océanie.

Recherche, développement, et démonstration (R-D-D)

En 2017-2018, les dépenses fédérales en R-D-D en matière d’énergie s’élevaient à 533 millions de dollars et les dépenses des provinces et des territoires* ont atteint 266 millions de dollars, pour un total de 799 millions de dollars (soit une augmentation comparativement aux 661 millions de 2016-2017).

En 2017-2018, les dépenses du gouvernement fédéral ont augmenté de 14% (67 M $), principalement en raison de dépense en efficacité énergétique et des dépenses en hydrocarbures y compris la capture, au stockage et à l’utilisation du carbone (CSUC).

Version texte

Les dépenses publiques canadiennes en recherche, développement et déploiement énergétiques sont passées de 1,25 milliard de dollars en 2012-2013 à 1,35 milliard en 2013-2014, passant à 894 millions en 2015-2016 et à 661 milliards en 2016-2017 exercice financier. Les dépenses publiques sur la capture, l'utilisation et la séquestration du carbone ce sont élevé à 409 millions en 2013-2014, mais plus récemment, en 2017-2018, les dépenses du CSUC se sont élevée à 57 millions de dollars. Les dépenses publiques totales du Canada en matière de RD-D énergétique en 2017-2018 se sont élevées à 799 millions de dollars.

Mission Innovation est une initiative internationale de 25 gouvernements visant à accélérer l’innovation mondiale dans le domaine des énergies propres dans le but de rendre les énergies propres largement abordables. En 2015, tous les membres de Mission Innovation - y compris le Canada - se sont engagés à doubler leurs investissements dans la R-D-D sur les énergies propres, sur une période de cinq ans. Les ministères, organismes et organisations fédéraux canadiens sont sur le point de doubler avec succès l’investissement annuel du Canada dans la R-D-D pour l’énergie propre, qui est passé de 387 millions de dollars en 2014-2015 à 775 millions de dollars en 2019-2020.

Version texte

En 2017-2018, les dépenses du gouvernement fédéral ont augmenté de 14% (67 M $), principalement en raison de dépense en efficacité énergétique et des dépenses en hydrocarbures y compris la capture, au stockage et à l’utilisation du carbone (CSUC). En 2017-2018, les dépenses des provinces et territoires (P/T) ont augmenté de 36% (70 M $), principalement en raison de l’augmentation des dépenses liées à l’efficacité énergétique, à la CSUC et aux énergies renouvelables. L’efficacité énergétique a connu une augmentation significative des dépenses fédérales et P / T – les dépenses fédérales ont augmenté de 43 M $ alors que les dépenses P / T ont augmenté de 30 M $.

* Les données provinciales et territoriales comprennent les services publics et d’autres entités publiques.

Les technologies propres et l’économie

Que sont les technologies propres?

Les technologies propres sont définies au sens large comme tout processus, produit ou service réduisant les répercussions environnementales par l’entremise d’activités visant la protection de l’environnement, de l’utilisation durable des ressources naturelles ou de l’emploi de biens ayant été modifiés ou adaptés spécifiquement pour consommer largement moins de ressources et d’énergie que les quantités établies dans la norme industrielle.

Version texte

Certaines technologies se retrouvent tant dans le domaine des technologies propres que dans le secteur de l’énergie, y compris des technologies énergétiques renouvelables/non émettrices comme l’énergie solaire, éolienne, hydroélectrique, marémotrice, géothermique, de biocarburants, de biomasse, nucléaire, le captage et stockage du carbone, les technologies de transmission comme les réseaux électriques intelligents et le stockage d’énergie, et les technologies écoénergétiques comme les bâtiments écologiques et la cogénération.

En 2017, le gouvernement fédéral a investi dans l’élaboration d’une stratégie pancanadienne sur les données de technologies propres dans le but d’établir les bases de la mesure des impacts économiques, environnementales et sociales des technologies propres au Canada.

Dans le cadre de cette stratégie, Statistique Canada a créé le compte économique des produits environnementaux et de technologies propres (CEPETP) qui dresse un portrait complet de l’état de l’économie canadienne des technologies propres pour les années 2007 à 2016.

Le CEPETP comprend des processus, des produits ou des services qui réduisent les impacts environnementaux grâce à des activités de protection de l’environnement, des activités de gestion des ressources et l’utilisation de biens qui ont été adaptés pour consommer moins en énergie ou en ressources que la norme de l’industrie.

Text version

En 2017, les activités dans le domaine des produits environnementaux et les technologies propres représentaient 62 milliards de dollars du PIB, ce qui équivaut à 3 % du PIB total.

En somme, 282 000 emplois ont été créés en 2017 liés aux produits environnementaux et aux technologies propres ce qui représente 1,5 % des emplois dans l’économie canadienne.

Un total de 12,4 milliards de dollars en exportations étaient consacrées aux technologies propres, énergie propre et bien et services environnementaux en 2017.

De cela, l’énergie propre représentait 1,3 % du PIB du Canada et employait   59,500 personnes en 2017.

La Bourse de Toronto (TSX) et la Bourse de croissance TSX (TSXV) répertorient 83 entreprises dans le secteur des technologies propres, représentant une capitalisation boursière totale d’environ 42,8 milliards de dollars. Cette initiative inclut les compagnies dont les opérations figurent dans les catégories suivantes :

  • Efficacité énergétique;
  • Matériaux et produits écologiques;
  • Fabrication d’équipement et de technologies liés aux énergies renouvelables;
  • Production et la distribution d’énergies renouvelables; et
  • Réduction des déchets et gestion de l’eau. 

Soixante-douze (72) de ces entreprises ont leur siège au Canada et représentent une capitalisation boursière totale de 37,8 milliards de dollars (en date du 30 avril 2019).

Version texte

Au Canada, entre 2013 et 2017, 13,7 milliards de dollars ont été dépensés pour la technologie éolienne, 6,0 milliards pour la technologie solaire, 1,0 milliard pour les petites centrales hydroélectriques, 0,6 milliard pour la biomasse et les technologies énergétiques et 0,9 milliard pour les biocarburants.

Version texte

Les investissements dans les énergies propres au Canada sont passés de 5 milliards de dollars américains en 2012 à 6,1 milliards en 2014, pour atteindre 3,4 milliards en 2017. Plus de la moitié des investissements annuels sont consacrés à l’énergie éolienne terrestre, la majorité étant consacrée aux projets solaires photovoltaïques.

Dépenses des ménages dans le secteur résidentiel et pour le transport

  • La facture d’énergie des ménages canadiens s’élevait à 4 281 $ en moyenne en 2017;
  • La moyenne des dépenses en énergie résidentielle était de 2 139 $;
  • La moyenne des dépenses en énergie de transport était de 2 142 $;
  • L’énergie représentait près de 6,7 % des dépenses courantes des ménages;
  • Les ménages à faible revenu consacraient une plus grande part de leurs revenus disponibles à l’énergie.

Prix de détail de l’énergie

La part de l’indice des prix à la consommation (IPC) attribuable à l’énergie a été instable au cours des dernières années. Cette instabilité rend compte de l’effet des variations des prix du pétrole et du gaz dans le secteur en amont sur les produits de consommation comme l’essence.

Version texte

L’indice annuel des prix à la consommation a augmenté de 32 % entre 2002 et 2018. La part de l’indice des prix à la consommation attribuable à l’énergie est plus volatile, mais l’énergie a également affiché une croissance de 60 % depuis 2002.

Sources

Production d’énergie primaire à l’échelle internationale : base de données annuelle de l’Agence Internationale de l’Énergie

Classements énergétiques mondiaux : base de données annuelle de l’Agence Internationale de l’Énergie

Production canadienne d’énergie : tableaux 25-10-0020-01, 25-10-0029-01 et 25‑10‑0007-01 de Statistique Canada et estimations de RNCan

Commerce international : base de données sur le commerce international de marchandises de Statistique Canada et base de données annuelle de l’Agence Internationale de l’Énergie

Commerce entre le Canada et les États-Unis : base de données sur le commerce international de marchandises de Statistique Canada et base de données de l’Energy Information Administration des États-Unis (U.S. Imports by Country of Origin)

PIB : tableaux 38-10-0285-01, 36-10-0221-01, 36-10-0103-01 et 36-10-0400-01 de Statistique Canada et estimations de RNCan

Recettes du gouvernement : tableau 33-10-0006-01 de Statistique Canada et totalisations spéciales de Statistique Canada (redevances), tableau 01-01C (Crown land sales Western Canada and Canada lands) du Statistical Handbook de l’Association canadienne des producteurs pétroliers

Emploi : tableaux 38-10-0285-01, 36-10-0214-01, 36-10-0103-01, 36-10-0489-01, 36-10-0480-01, 36-10-0221-01, 36-10-0400-01 et 14‑10‑0023‑01 de Statistique Canada, et totalisations spéciales (Compte satellite des Ressources Naturelles provinciales) de Statistique Canada et estimations de RNCan

Dépenses en capital : tableaux 34-10-0035-01, 34-10-0036-01 et 34-10-0040-01 de Statistique Canada

Investissement direct étranger et investissement direct canadien à l’étranger : tableau 36-10-0009-01 de Statistique Canada

Contrôle étranger : tableaux 33-10-0033-01, 33-10-0005-01 et 33-10-0006-01 de Statistique Canada

Actifs énergétiques canadiens : compilés par RNCan d’après les données de la plateforme S&P Capital IQ

Dépenses canadiennes en R et D dans le domaine de l’énergie : services de données de de l’Agence Internationale de l’Énergie (analyse de données réalisée par RNCan à partir des résultats d’enquête de l’Agence Internationale de l’Énergie en matière de R et D sur l’énergie pour les dépenses publiques), Statistique Canada (Enquête annuelle sur la R et D dans l’industrie canadienne, Dépenses de recherche et développement énergétiques selon le secteur de technologie, analyse des données de l’industrie réalisées par RNCan à partir des données internes fournies par Statistique Canada)

Énergie propre et les investissements technologiquesBloomberg New Energy Finance, TSX et TYSX-V, Rapport sur l’industrie canadienne des technologies propres 2017, Rapport du groupe Market intelligence

Dépenses des ménages : tableau 11-10-0222-01 de Statistique Canada

Prix à la consommation : tableaux 18-10-0004-01 et 18-10-0001-01 de Statistique Canada