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Base des Forces canadiennes Gagetown : un projet de marché de services énergétiques réduit les coûts pour les contribuables et fournit de précieux enseignements en matière de planification

Points saillants du projet

Début du projet
Septembre 2007

Fin du projet
Mars 2011

Investissement
16 millions de dollars

Économies annuelles
1,6 million de dollars

Réduction de consommation annuelle
81 000 gigajoules (réduction de 16 p. 100)

Réduction annuelle des émissions de gaz à effet de serre (GES) 4 800 tonnes

Engagement du Canada
Réduire les émissions de GES provenant des bâtiments fédéraux de 40 p. 100 par rapport aux niveaux de 2005 d’ici à 2030

Une installation en expansion exigeant des améliorations éconergétiques

Située entre Saint John et Fredericton, au Nouveau-Brunswick, la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown est l’une des plus grandes bases militaires au Canada. D’une superficie de 1 100 kilomètres carrés, elle compte plus de 450 bâtiments en dur, dont 22 manèges militaires au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. En 1995, la Base a attribué son premier marché de services énergétiques (MSE) au coût de 8,3 millions de dollars, lequel a permis de réaliser des économies d’énergie annuelles de près de 1,2 million de dollars. En 2007, la Base a conclu un deuxième MSE avec Direct Energy, une entreprise de services énergétiques qualifiée, en ayant recours à un appel d’offres ouvert dans le cadre de l’Initiative des bâtiments fédéraux (IBF). Le projet a été évalué à 16 millions de dollars et a permis de réaliser des économies d’énergie annuelles de 1,6 million de dollars.

Bien que les installations principales de la Base aient été le principal objectif, le projet a également été mis en œuvre dans un grand secteur géographique. Cette initiative a réduit la consommation annuelle d’énergie de la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown – réduisant les coûts pour les contribuables – et a fourni l’occasion à l’entrepreneur et au client d’apprendre de précieuses leçons sur la façon dont la planification et l’économie changeante peuvent modifier les résultats liés aux économies d’énergie d’un programme.

Suivre les progrès

Après le premier projet de MSE en 1995, la base principale de la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown a ajouté plus de 90 000 mètres carrés de nouveaux aménagements fonctionnels de bâtiment, augmentant son infrastructure de plus de 27 p. 100. Ces changements, associés à un manque de compteurs d’énergie efficaces, ont compliqué l’établissement d’une base de référence solide en matière de consommation et de demande énergétiques à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown, cette situation ayant donc retardé les travaux. « On ne pouvait pas commencer les travaux avant de disposer de données suffisantes. », explique Doug Thompson, coordonnateur des MSE à Construction de Défense Canada.

Marchés de services énergétiques

Dans un MSE, une organisation signe un contrat avec une entreprise de services énergétiques afin de réaliser un projet complet d’améliorations éconergétiques. L’entreprise de services énergétiques paie le coût initial total de la mise en œuvre et recouvre l’argent de ses dépenses en se remboursant avec les économies d’énergie mensuelles du client. L’entreprise de services énergétiques fournit également un service clé en main, en gérant le projet d’améliorations éconergétiques du début à la fin.

Améliorations importantes des compteurs divisionnaires

Dans le cadre du projet de rénovation de 2007, Direct Energy a ajouté de nouveaux compteurs divisionnaires, a reconfiguré les compteurs en place et les a intégrés dans un système complet de collecte et de communication de données. Le système assure un transfert quotidien de données exactes et fiables sur les bâtiments, ce qui permet au groupe de construction et de génie d’exécuter les tâches suivantes :

  • surveiller et vérifier facilement la consommation énergétique de chaque bâtiment de la base principale de même que celle des 22 manèges militaires reliés au système;
  • suivre le rythme d’un portefeuille en évolution;
  • exploiter et entretenir plus efficacement les bâtiments en sachant où, quand et à quelles fins l’énergie est utilisée;
  • définir la portée des projets à venir en faisant ressortir les lacunes possibles sur le plan de l’efficacité énergétique et les moyens d’y remédier.

L’un des plus grands projets de modernisation de l’éclairage jamais entrepris dans la région

En plus des compteurs divisionnaires, le projet comprenait d’importants travaux de mise à niveau et de modernisation des commandes de l’éclairage. Le projet de modernisation de l’éclairage était l’un des plus importants jamais mis en œuvre au Canada atlantique à ce temps-là, grâce auquel plus de 132 000 lampes et ballasts ont été remplacés. Le projet comprenait l’installation de lampes T-08, de lampes T-05 et de détecteurs de présence dans les bureaux, les corridors et les toilettes dans toutes les installations.

Les mesures relatives à l’éclairage et aux appareils de contrôle mises en place au manège militaire de Bathurst (au Nouveau-Brunswick) ont été une grande réussite et ont permis de réduire la consommation d’électricité de 50 p. 100. Les résultats ont été si importants que le directeur des comptes d’Énergie NB a mis en doute la validité des relevés de compteur et a inspecté lui-même l’installation. Le directeur des comptes a finalement déterminé que les compteurs fonctionnaient correctement. Les économies ont été attribuées aux nouvelles mesures relatives à l’éclairage et aux appareils de contrôle.

Autres initiatives

Les chaudières satellites en place à la base principale ont été transformées en chaudières à haut rendement et converties au gaz naturel. L’équipe de projet a modernisé le système de contrôle à la base principale et aux manèges militaires. L’équipe a également installé un système de chauffage de l’air par énergie solaire dans le bâtiment du centre d’instruction au combat, ce qui représente 13 p. 100 de la somme des surfaces de plancher des bâtiments de la Base. Un système de chauffage de l’air par énergie solaire est une façon efficace et économique de chauffer de grands bâtiments en utilisant l’énergie solaire.

Pour installer le système, un revêtement de métal sombre perforé, habituellement une tôle d’aluminium ondulée non vernie, est fixée à un mur exposé au sud. La lumière du soleil qui inonde le revêtement chauffe l’air près de sa surface, qui est alors aspiré par des milliers de petits trous dans le revêtement et acheminé vers un espace étroit entre le mur et le bâtiment. L’air extérieur chauffé est aspiré dans l’installation par le système de CVCA du bâtiment.

La chaleur qui s’échappe à travers le mur extérieur derrière le capteur solaire est récupérée et ramenée dans le bâtiment. En récupérant cette chaleur, le système de chauffage solaire de l’air peut facilement doubler la valeur R du mur en place. Même lors des journées nuageuses, de tels systèmes offrent d’importantes économies d’énergie puisqu’ils s’agissent d’un système de préchauffage de l’air de ventilation. Cory Hayes, l’agent de la gestion de l’énergie à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown, a déclaré que le système de chauffage de l’air par énergie solaire « fonctionne tel qu’il a été prévu et ne demande à peu près pas d’entretien ».

Réévaluation de la centrale alimentée à la biomasse

Dans le concept original du projet, Direct Energy a proposé de construire une centrale alimentée à la biomasse à la base principale. La centrale serait alimentée avec de la pâte et des déchets de bois à prix abordables provenant des nombreuses usines de pâtes et papiers du Nouveau-Brunswick. Ces matériaux produiraient de la chaleur qui s’ajouterait à celle produite par la principale installation de chauffage central de la Base, qui utilise du gaz naturel et d’autres combustibles fossiles. Cette centrale alimentée à la biomasse devait être l’élément central du projet, devait coûter 14 millions de dollars et générer des économies annuelles de 2,8 millions de dollars, et offrait en plus une période de recouvrement attrayante d’à peu près cinq ans.

La faisabilité de la centrale alimentée à la biomasse devait être réévaluée avant sa mise en œuvre en raison des profonds changements dans la conjoncture économique locale. De nombreuses usines de pâtes et papiers de la province ont fermé, ce qui a fait en sorte que les déchets de bois soient plus rares et que leurs coûts aient doublé. Malgré le travail de collaboration de l’entreprise de services énergétiques et du ministère de la Défense nationale pour trouver une solution propice, qui faisait ressortir l’adaptabilité du mécanisme des marchés de services énergétiques pour traiter des circonstances externes imprévues et l’importance d’une relation de travail solide et ouverte entre tous les intervenants, la centrale alimentée à la biomasse a été retirée du projet.

Enseignements tirés : Faire preuve de prudence au moment de la planification de mesures complexes

Une étude de faisabilité plus détaillée aurait pu être utile avant que le composant de la centrale alimentée à la biomasse ne soit ajouté au cadre du projet. Par contre, peu de personnes auraient pu prévoir que la fermeture des usines de pâtes et papiers aurait fait monter en flèche les coûts des déchets de bois. Certains risques peuvent être inévitables.

Combien d’analyses de faisabilité sont nécessaires au cours des étapes de planification?

Réaliser une vérification énergétique ou une étude de faisabilité indépendantes avant la mise en œuvre d’un projet de marché de services énergétiques peut fournir une plus grande certitude quant aux possibilités d’économies d’énergie et à la faisabilité des mesures particulières qui sont à l’étude. Mais, à la limite, le nombre optimal d’analyses et de planifications requises dépendent de la complexité des mesures particulières et du niveau de connaissances de l’équipe de projet pour les mettre en œuvre.

Pour des mesures relativement simples, un nombre restreint de planifications et d’analyses de faisabilité approfondies sont requises parce que les risques et les exigences sont bien compris par tous les intervenants. Pour des mesures plus complexes, il est davantage important de mener dès le début d’autres études et analyses.

Le cadre du projet définitif constitue toujours une valeur importante

Des avantages appréciables ont quand même été obtenus grâce aux mesures mises en place dans les installations de la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown et des 22 manèges militaires malgré le retrait de l’un des principaux éléments du projet. Finalement, le projet a coûté 16 millions de dollars et a permis de réaliser des économies d’énergie annuelles de 1,6 million de dollars.

La collaboration est la clé

Un marché de services énergétiques consiste en une relation de collaboration entre un organisme et l’entreprise de services éconergétiques avec qui il conclut un marché. Même si les employés de l’entreprise de services éconergétiques sont les experts techniques en matière d’économie d’énergie, un marché de services énergétiques doit être géré aussi attentivement que tout autre marché pour assurer son bon fonctionnement. En particulier, une équipe de projet solide, composée de tous les membres du personnel clé qui gèrent et exploitent les biens, doit participer au projet dès le début.

Initiative des bâtiments fédéraux de Ressources naturelles Canada

L’Initiative des bâtiments fédéraux de Ressources naturelles Canada permet aux gestionnaires des biens immobiliers fédéraux de prêcher par l’exemple en entreprenant des rénovations sans frais initiaux d’immobilisation et en tirant parti du financement du secteur privé.

En ayant recours à un marché de services énergétiques, un ministère ou organisme fédéral engage une entreprise de services éconergétiques pour mettre en œuvre et financer le projet de rénovation. L’entreprise de services éconergétiques paie pour les travaux, les frais d’immobilisation du nouvel équipement et les frais de service avec les économies d’énergie que le projet génère.

De nombreux organismes fédéraux ont eu recours à l’Initiative des bâtiments fédéraux pour les aider à mettre en œuvre des marchés de services énergétiques et à réduire leur consommation d’énergie et leurs coûts de fonctionnement de même que leurs émissions de gaz à effet de serre.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la façon dont l’Initiative des bâtiments fédéraux peut aider votre organisme à planifier un projet d’efficacité énergétique, communiquez avec :

Initiative des bâtiments fédéraux
Ressources naturelles Canada
580, rue Booth
Ottawa (Ontario) K1A 0E4
Télécopieur : 613-947-4121
Courriel : nrcan.fbi-ibf.rncan@canada.ca
Numéro sans frais : 1-877-360-5500
Site Web : oee.rncan.gc.ca/IBF/

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