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Bulletin d’information sur l’exploration minérale canadienne

(publié en mai 2021)

L’exploration minérale joue un rôle important pour ce qui est d’assurer la viabilité à long terme de l’industrie minière canadienne. Elle entraîne la découverte et la mise en valeur de gisements minéraux qui pourraient devenir des mines, créer des emplois (souvent dans des communautés isolées et situées dans le Nord) et attirer des investissements importants.

Découvrez les dernières tendances en matière d’exploration minérale au Canada :

Aperçu

Les dépenses relatives aux activités d’exploration et de mise en valeur de gisementsFootnote 1 sont demeurées vigoureuses en 2020, malgré les défis imposés par la pandémie de COVID‑19. Les intentions de dépenser pour 2020, qui ont été déclarées par les sociétés juste avant la pandémie, ont été révisées à la baisse de seulement 2 % à 2,1 milliards de dollars lors du dernier sondage.

Malgré des dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements vigoureuses en 2020, ces dernières ont diminué de 9 % par rapport à 2019.

Les activités d’exploration au Canada ont été fortement interrompues au début de la pandémie, soit pendant la première partie de l’année 2020. Toutefois, les prix croissants des minéraux et des métaux et l’assouplissement des restrictions ont aidé au rétablissement de l’industrie plus tard dans cette même année.

Il est prévu que les prix soutenus des minéraux et des métaux et une perspective positive engendrée par le déploiement de vaccins, les mesures de relance du gouvernement et l’augmentation de la demande pour des métaux dans le cadre de la transition vers une économie verte, stimuleront les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements de 38 % pour atteindre 2,9 milliards de dollars en 2021.

L’augmentation des dépenses en 2021 est principalement attribuable à l’exploration aurifère, qui devrait représenter 70 % du total des dépenses d’exploration, soit une hausse par rapport à 57 % du total il y a tout juste deux ans. Il est prévu que les dépenses d’exploration pour tous les autres produits augmenteront, à l’exception de celles pour le charbon et le minerai de fer.

En 2021, les dépenses d’exploration devraient augmenter dans toutes les provinces et tous les territoires, alors que le Québec prendra la place de l’Ontario au premier rang et affichera la hausse la plus considérable, soit une augmentation impressionnante de 93 % par rapport à l’année précédente.

Les petites sociétés d’exploration et les grandes sociétés minières prévoient augmenter respectivement les dépenses en 2021 de 34 % et de 41 %.

Les dépenses relatives aux activités d’exploration et de mise en valeur de gisements minéraux dépendent pour une large part de la conjoncture du marché et du prix des produits. La figure 1 montre comment les fluctuations des dépenses au Canada et à l’échelle mondiale ont suivi les tendances des prix au cours des 10 dernières années.

Figure 1 : dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements, par type de société, selon l’indice des dépenses d’exploration mondiales et selon l’indice mensuel du prix des métaux et des minéraux, de 2011 à 2021

Figure 1 diagramme
Version textuelle - Figure 1

Ce graphique à barres illustre les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements par type de société pour les années 2011 à 2021. Chaque barre se subdivise en deux segments : un pour les grandes sociétés et l’autre pour les petites sociétés. Un graphique linéaire indiquant l’indice des prix des métaux et des minéraux de la Banque du Canada a été superposé au graphique à barres. Un deuxième graphique linéaire montre l’indice des dépenses d’exploration mondiale. La superposition des deux graphiques révèle l’étroite corrélation entre le prix des métaux et des minéraux et les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements.

Sources : Ressources naturelles Canada, Institut de la statistique du Québec, Banque du Canada, S&P Global Market Intelligence.
dpr = dépenses préliminaires, i = intentions de dépenser.

Les prix des métaux et des minéraux ont atteint un sommet cyclique en 2011 sous l’effet de la croissance rapide de la Chine et d’autres économies de marché émergentes. Par la suite, les prix ont connu une baisse, alors que l’offre a dépassé la demande.

La reprise des prix s’est amorcée vers la fin de 2016, une tendance qui s’est maintenue jusqu’à la seconde moitié de 2019, mais qui s’est inversée relativement à la plupart des métaux au début de 2020 en raison des confinements économiques mis en place en réponse à la COVID‑19. Plus tard dans l’année, les prix des métaux se sont rétablis alors que l’offre avait diminué et que la demande reprenait. La demande de la Chine a repris plus rapidement que la demande provenant de tout autre pays.

L’or a suivi une tendance distincte alors que les investisseurs se sont tournés vers ce produit refuge pendant l’incertitude engendrée par la pandémie, ce qui a fait monter les prix à des niveaux records, plus précisément à plus de 2 000  $  US l’once à la mi‑2020. Par la suite, le prix de l’or a connu une baisse, mais il demeure à des niveaux historiquement élevés.

Quelques autres indicateurs clés de l’activité du secteur ont diminué en conjonction avec les dépenses entre 2019 et 2020, dont :

  • Le nombre de projets, qui a diminué de 11 % (d’environ 1 775 à 1 587)
  • Le nombre de sociétés, qui a diminué de 10 % (de 664 à 596)

Cependant, le forage en surface relatif aux diamants a augmenté légèrement de 1 % en 2020, passant de 3,5 à 3,6 millions de mètres, en raison d’une augmentation des activités de forage relatives à des métaux précieux de petites sociétés d’exploration.

Petites et grandes sociétés

Le nombre de petites sociétés a diminué de 11 %, passant à 478 en 2020, alors que leurs dépenses combinées ont augmenté de 8 % pour atteindre 1,03 milliard de dollars. Les intentions de dépenser pour 2021, qui ont été déclarées par les petites sociétés, indiquent une augmentation de 34 %, ce qui donne un total de 1,4 milliard de dollars.

Le Canada est reconnu pour son importante cohorte de petites sociétés qui n’ont généralement pas de recettes d’exploitation et misent sur le financement par actions. Elles sont habituellement petites et souples et se spécialisent dans les activités à haut risque de l’exploration initiale. Bien que certaines petites sociétés puissent décider de développer un projet par elles mêmes ou avec un partenaire, les grandes sociétés sont traditionnellement celles qui mettent une mine en production.

En 2020, les petites sociétés d’exploration représentaient 71 % des projets actifs au Canada et 80 % des exploitants de projet.

Bien que les petites sociétés se caractérisent par leur taille et leur souplesse, les 20 petites sociétés ayant fait les plus importantes dépenses ont dépensé plus de 10 millions de dollars chacune et représentaient environ la moitié des dépenses totales de ce type de société en 2020.

En 2007, 2008 et 2011, les dépenses des petites sociétés ont atteint des sommets historiques dépassant les 2 milliards de dollars, mais elles ont chuté en 2015 à 578 millions de dollars, soit leur plus faible valeur en 12 ans. Elles ont ensuite recommencé à grimper en 2016 et ont connu une poussée en 2017 de 70 % pour atteindre 1,1 milliard de dollars. Elles sont demeurées les mêmes en 2018, juste avant de chuter à nouveau à moins de 1 milliard de dollars en 2019.

Étant donné que traditionnellement, les petites sociétés misent sur le financement des marchés des actions, les fluctuations de leur part des dépenses totales suivent étroitement les conjonctures globales du marché et de l’économie. Donc, ces sociétés connaissent plus de volatilité en ce qui concerne les dépenses que les grandes sociétés, qui disposent de recettes d’exploitation pour financer leurs travaux d’exploration.

Au cours des 10 dernières années, les dépenses des petites sociétés ont représenté, en moyenne, 45 % des dépenses totales, mais chaque année cette proportion varie entre 31 % et 57 %.

La répartition des dépenses par type de société peut être influencée par d’autres facteurs, par exemple par la vente d’un projet à une grande société par une petite société ou le passage d’une petite société de la phase de développement à celle de production, ce qui fait en sorte que cette petite société devient une grande société. Ces facteurs influent de façon marquée sur les résultats d’ensemble lorsqu’ils touchent un projet qui engage d’importantes dépenses.

En 2020, le nombre de grandes sociétés et leurs dépenses combinées ont diminué respectivement de 9 % et de 20 %. Cependant, on prévoit une poussée des dépenses des grandes sociétés de 41 % en 2021 pour atteindre 1,5 milliard de dollars. Une grande partie de l’augmentation (+230 millions de dollars) est attribuable aux activités de sites miniers alors que les grandes sociétés cherchent à tirer profit des prix élevés, particulièrement du prix de l’or

Provinces et territoires

En 2020, l’Ontario a maintenu sa position comme province ou territoire comptant les plus importantes dépenses avec 570 millions de dollars, ce qui représente 27 % du total des dépenses d’exploration au Canada. Cependant, avec une augmentation prévue de 93 % en dépenses d’exploration, on s’attend à ce que le Québec dépasse l’Ontario et prenne le premier rang en 2021.

Figure 2 : dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements, par province et territoire, de 2019 à 2021

Figure 2 carte du Canada est superposé un graphique à barres
Version textuelle - Figure 2

Cette carte du Canada sur laquelle est superposé un graphique à barres (trois barres pour les années 2019, 2020 et 2021) illustre les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements par province et territoire. Chaque barre se subdivise en deux segments : un pour l’exploration et l’autre pour la mise en valeur de gisements. En 2021, on prévoit que les plus fortes dépenses seront au Québec (988 millions de dollars), en Ontario (650 millions de dollars) et en Colombie Britannique (575 millions de dollars).

Sources : Ressources naturelles Canada, Institut de la statistique du Québec.
G = milliard, dpr = dépenses préliminaires, i = intentions de dépenser.

Toutes les provinces et tous les territoires ont vu leurs dépenses d’exploration diminuer en 2020, à l’exception de Terre‑Neuve ‑et ‑Labrador, de la Colombie‑Britannique, de l’Ontario et du Québec, où elles ont augmenté respectivement de 33 %, de 18 %, de 9 % et de 2 %.

En 2020, les plus importantes contributions à la croissance des dépenses ont été enregistrées en Colombie‑Britannique (+69 millions de dollars), en Ontario (+46 millions de dollars) et à Terre‑Neuve ‑et ‑Labrador (+17 millions de dollars). Ces contributions sont grandement attribuables à un accroissement des activités de projets aurifères, notamment dans le district du Triangle d’or en Colombie‑Britannique.

La Saskatchewan a connu la plus forte diminution de dépenses en 2020 (‑119  millions de dollars), suivie du Yukon (‑90  millions de dollars), du Nunavut (‑45  millions de dollars) et des Territoires du Nord‑Ouest (‑44  millions de dollars). La baisse des dépenses en Saskatchewan correspond à la faiblesse des marchés et des prix de l’uranium. Les restrictions de voyage liées à la COVID‑19 ont rendu particulièrement difficile le maintien des activités dans le nord, et la faiblesse des marchés de diamants a contribué à la baisse des dépenses dans les Territoires du Nord‑Ouest.

Avec le déploiement de vaccins en 2021 et la perspective d’une reprise, il est prévu que toutes les provinces et tous les territoires connaîtront une augmentation des dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements. Les gains les plus importants sont prévus au Québec (+477 millions de dollars), en Colombie‑Britannique (+117 millions de dollars) et en Ontario (80 millions de dollars). Si ces gains se réalisent, le Québec atteindra un niveau record en dépenses d’exploration et deviendra la province ou le territoire au premier rang, devançant l’Ontario.

Produits minérauxNote de bas de page 2

Les métaux précieux (principalement l’or) demeurent les produits minéraux les plus recherchés (figure 3) en 2020, représentant 65 % des dépenses, en hausse  par rapport à 57 % des dépenses en 2019. Il est prévu que les dépenses relatives aux métaux précieux dépasseront les 2 milliards de dollars en 2021 et représenteront 70 % du total des dépenses d’exploration, soit la part de marché la plus importante depuis une décennie. Un record absolu de part de marché de 80 % a été atteint en 1987‑1988, lorsque les prix de l’or étaient également élevés et que la déduction d’épuisement de l’exploration minière était encore distribuée.

En 2020, les métaux précieux sont demeurés les produits minéraux les plus recherchés dans toutes les provinces et tous les territoires canadiens, à l’exception du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta.

Figure 3 : dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements, par produit minéral, de 2019 à 2021

Figure 3 graphique à barres
Version textuelle - Figure 3

Ce graphique à barres illustre les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements par produit minéral pour les années 2019 à 2021. Pour chaque année, il y a une barre pour les métaux précieux, les métaux communs, l’uranium, les autres métaux, le charbon, les non métaux, les diamants et le minerai de fer. Les métaux précieux, dont l’or, conservent une avance importante devant tous les autres groupes pour l’ensemble de la période.

Sources : Ressources naturelles Canada, Institut de la statistique du Québec.
dpr = dépenses préliminaires, i = intentions de dépenser.

Les métaux communs (le cuivre, le plomb, le nickel et le zinc) représentent le second groupe de produits minéraux le plus important en matière d’exploration avec 19 % du total des dépenses en 2020. Les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements de métaux communs ont baissé de 6 % en 2020 pour atteindre 400 millions de dollars, mais on prévoit qu’elles rebondiront de 25 % à 502 millions de dollars en 2021. Les dépenses d’exploration de métaux communs suivent les prix de ces produits minéraux et la tendance est à la hausse depuis 2017.

En raison d’une conjoncture de marché difficile, les dépenses relatives aux activités d’exploration et de mise en valeur de gisements de l’uranium ont diminué de 45 % à 88 millions de dollars en 2020, leur plus bas niveau en plus de 10 ans. Il est prévu que les dépenses augmenteront légèrement à 95 millions de dollars en 2021, mais demeureront faibles par rapport aux niveaux historiques. La Saskatchewan représente la presque totalité des dépenses d’exploration de l’uranium au Canada.

Les autres métaux, qui comprennent le cobalt, le lithium et les terres rares, ont fait l’objet d’une attention particulière au cours des dernières années en raison de leur utilisation dans les technologies avancées et le stockage d’énergie. Les dépenses relatives aux activités d’exploration et de mise en valeur de gisements d’autres métaux ont suivi les prix du cobalt et du lithium, qui étaient à la hausse en 2017 et 2018, mais qui ont diminué en 2019 et pendant presque toute l’année 2020 en raison d’un approvisionnement abondant. Cependant, le prix des minéraux nécessaires aux batteries a pris un nouveau tournant à la fin de 2020 et a entamé une reprise en raison d’une forte demande prévue dans le cadre de la transition mondiale vers une économie verte. Cette reprise s’est prolongée en 2021. Les dépenses relatives aux activités d’exploration et de mise en valeur de gisements d’autres métaux étaient à la baisse de 67 % en 2020 pour atteindre 35 millions de dollars, mais il est prévu qu’elles vont grimper en 2021 de 145 % pour se fixer à 87 millions de dollars.

En 2020, 13 des 31 projets en cours relatifs au lithium se trouvaient au Québec. Des activités d’exploration du lithium avaient également lieu en Ontario, en Alberta et au Manitoba. La plupart des projets relatifs au cobalt se trouvaient au Québec et en Ontario, suivis de ceux au Nouveau‑Brunswick, en Saskatchewan, en Colombie‑Britannique et au Yukon. Le cobalt est habituellement un sous‑produit de l’extraction minière de métaux communs au Canada.

Les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements du charbon (métallurgique et thermique) ont augmenté de 5 % en 2020, pour se fixer à 97 millions de dollars. Cette augmentation est principalement attribuable à des dépenses à la hausse de projets en amont menés en Colombie‑Britannique. Toutefois, les intentions de dépenser en 2021 indiquent une diminution prévue de 23 % des dépenses, pour un total de 75 millions de dollars.

En 2020, les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements de non‑métaux (principalement la potasse) ont diminué de 44 %, pour se fixer à 33 millions de dollars. Les dépenses relatives à ce produit minéral suivent une tendance à la baisse depuis qu’elles ont atteint un sommet de 314 millions de dollars en 2012. Cette tendance correspond en grande partie aux prix de la potasse qui ont atteint leur plus faible niveau en 8 ans en 2020, mais dont le rétablissement est prévu au cours des prochaines années. Les intentions de dépenser pour 2021 indiquent un tournant, avec un accroissement de 24 % à 41 millions de dollars en matière d’exploration relative aux non‑métaux.

La pandémie a contribué à exacerber un marché des diamants déjà difficile, faisant diminuer les dépenses relatives aux activités d’exploration et de mise en valeur de gisements de 70 % en 2020, pour atteindre leur niveau le plus bas en 20 ans, soit 39 millions de dollars. Deux mines canadiennes, Renard au Québec et Ekati dans les Territoires du Nord‑Ouest, ont suspendu leurs activités en 2020. Il est prévu que les intentions de dépenser pour 2021 demeureront à de faibles niveaux, comparables à ceux de 2020.

Les dépenses relatives aux activités d’exploration et de mise en valeur de gisements de minerai de fer ont augmenté de 85 %, pour atteindre 32 millions de dollars en 2020, un des taux les plus élevés des 10 dernières années. Suivant un sommet des dépenses d’exploration de minerai de fer de 359 millions de dollars en 2012, les dépenses ont diminué à seulement 9 millions de dollars en 2017. Bien que les intentions pour 2021 indiquent un déclin de 28 % des dépenses d’exploration de minerai de fer, une hausse récente des prix, qui ont atteint un sommet en 10 ans au début de 2021, contribuera fort probablement à une activité d’exploration accrue dans le secteur. La majorité des projets de minerai de fer au Canada se trouvent au Québec, à Terre‑Neuve ‑et ‑Labrador et au Nunavut.

Le 11 mars 2021, le gouvernement du Canada a publié sa liste des 31 minéraux critiques, qui sont considérés comme essentiels à la prospérité économique durable du Canada et de ses alliés. Ensemble, les minéraux critiques (sauf l’aluminium et l’hélium) ont suscité 548 millions de dollars en dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements en 2020, ce qui représente 26 % du total des dépenses pour tous les minéraux. Les métaux communs (c.‑à‑d. le cuivre, le nickel et le zinc) et l’uranium représentaient la majeure partie de ces dépenses, soit 88 %. Les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements de minéraux critiques ont diminué de 25 % sur douze mois en 2020, principalement en raison d’une diminution des dépenses relatives à l’uranium, au zinc et au lithium. Bien que les intentions de dépenser pour 2021 ne soient pas disponibles pour ce groupe particulier de produits minéraux, nous pouvons nous attendre à une augmentation des dépenses grâce aux mesures gouvernementales, à la hausse des prix et à un accroissement de la demande mondiale pour des minéraux critiques, dû en grande partie au rôle qu’ils jouent dans la transition vers une économie numérisée et à faibles émissions de carbone.

Les phases de travail font partie des étapes d’exploration et de développement :

  • L’exploration s’étale de l’exploration préliminaire (du début) jusqu’à la confirmation que le projet est économiquement viable
  • La mise en valeur de gisements nécessite un travail détaillé dans le cadre d’études de faisabilité qui permettent de décider d’aller ou non en production
  • Le développement des complexes miniers (non traité dans ce rapport) comprend l’aménagement des mines, les usines et les infrastructures connexes
  • Les activités sur les sites miniers permettent de constater les efforts déployés par les sociétés pour prolonger les activités opérationnelles actuelles

En 2020, les dépenses relatives aux activités sur les sites miniers ont augmenté alors que celles hors de sites miniers ont diminué. Cette tendance reflète probablement l’effet des restrictions de voyage imposées en réponse à la pandémie et les conditions difficiles pour mobiliser des gens et de l’équipement dans des régions éloignées :

Phases de travail

  • Les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements sur les sites miniers ont augmenté respectivement de 19 % et de 24 %
  • Les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements hors de sites miniers ont diminué respectivement de 13 % et de 12 %

Les dépenses d’exploration sur les sites miniers ont augmenté de 42 millions de dollars en 2020, pour atteindre 270 millions de dollars. Les augmentations les plus importantes ont eu lieu en Ontario (+28 millions de dollars) et en Colombie‑Britannique (+23 millions de dollars).

Les dépenses d’exploration hors de sites miniers ont diminué de 182 millions de dollars en 2020, à 1,2 milliard de dollars. Des baisses ont été signalées dans la plupart des provinces et des territoires, sauf en Colombie‑Britannique et dans les provinces de l’Atlantique. Des baisses importantes ont été enregistrées au Nunavut (‑72  millions de dollars), en Saskatchewan (‑51  millions de dollars), au Québec (‑5 0 millions de dollars) et dans les Territoires du Nord‑Ouest (‑26  millions de dollars).

Les intentions pour 2021 laissent présager une hausse des dépenses d’exploration sur les sites miniers de 66 %, soit 449 millions de dollars, et de 56 % pour les dépenses de mise en valeur de gisements sur les sites miniers, soit 143 millions de dollars, alors que les sociétés s’efforcent de faire des réserves et de tirer profit des prix élevés des produits minéraux, particulièrement l’or au Québec. Il est également prévu en 2021 que les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements hors de sites miniers augmenteront respectivement de 35 % et de 25 %.

 

Figure 4 : dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements sur les sites miniers et hors de ceux ci, de 2020 à 2021

Figure 4 diagrammes circulaires
Version textuelle - Figure 4

Ces diagrammes circulaires montrent les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements sur les sites miniers et hors de sites miniers pour les années 2020 et 2021. Pour chaque année, l’exploration représente une large part des dépenses par rapport à la mise en valeur de gisements.

Sources : Ressources naturelles Canada, Institut de la statistique du Québec.
G = milliard, M = million, dpr = dépenses préliminaires, i = intentions de dépenser.

Notes

Notes

  • Les totaux peuvent varier en raison de l’arrondissement des chiffres.
  • Les valeurs sont en dollars canadiens.
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