La santé des Canadiens et des Canadiennes dans un climat en changement

Le rapport intitulé La santé des Canadiens et des Canadiennes dans un climat en changement : faire progresser nos connaissances pour agir présentera une évaluation des risques des changements climatiques pour la santé des Canadiens et des Canadiennes et le système de soins de santé. Il soutiendra les mesures prises par les décideurs du secteur de la santé à l’échelle locale, provinciale, et territoriale, et nationale, les décideurs des organismes de santé publique, de soins de santé, de gestion des urgences et de recherche et les décideurs des organismes communautaires. Le rapport abordera :

  • les catastrophes naturelles
  • la sécurité de l’approvisionnement en eau et la salubrité de l’eau
  • la sécurité alimentaire et l’innocuité des aliments
  • la santé mentale et le bien-être
  • les maladies infectieuses
  • la qualité de l’air
  • les avantages collatéraux et les risques pour la santé
  • les populations vulnérables
  • les populations et collectivités autochtones
  • les vulnérabilités du système de santé
  • l’adaptation, la capacité et la résilience du secteur de la santé

Santé Canada est responsable de l’élaboration du rapport La santé des Canadiens et des Canadiennes dans un climat en changement : faire progresser nos connaissances pour agir, dont la publication est prévue en 2021.

Échéancier

Ce qu’on nous a dit

Au printemps 2017, Santé Canada a communiqué avec des partenaires et des intervenants des domaines de la santé publique, des soins de santé, de la gestion des urgences et des secteurs connexes pour recueillir leurs opinions sur le rapport La santé des Canadiens et des Canadiennes dans un climat en changement : faire progresser nos connaissances pour agir. Nous avons appris que les intervenants continuent d’utiliser nos évaluations précédentesNote de bas de page 1 pour orienter leurs activités. Nous avons aussi appris que notre prochaine évaluation devrait :

  • fournir des renseignements détaillés sur les connaissances actuelles en matière de santé dans le contexte des changements climatiques
  • traiter des répercussions sur les populations les plus vulnérables, comme les enfants, les aînés, les familles à faible revenu, les personnes ayant une affection préexistante et les Autochtones
  • dresser un inventaire des pratiques exemplaires en matière d’adaptation en santé
  • intégrer la rétroaction et les commentaires fournis par les intervenants et le public

Nous demeurons à l’écoute. Si vous avez des études de cas ou des anecdotes concernant les impacts des changements climatiques sur la santé ou encore des stratégies d’intervention, vous pouvez les communiquer directement à Santé Canada à hc.ccha.secretariat.eccs.sc@canada.ca ou les soumettre en cliquant sur le lien « Soumettez des documents pertinents » sur la page Donnez votre avis.

La santé des Canadiens dans le contexte des changements climatique – Auteurs principaux

Photo de Peter Berry

Peter Berry, Ph. D. (Santé Canada)

Depuis son arrivée à Santé Canada en 1999, Peter Berry a mené des recherches dans plusieurs domaines liés aux changements climatiques, y compris les risques pour la santé des Canadiens, la capacité d’adaptation, l’évaluation des vulnérabilités en matière de santé et la communication au public des risques liés aux changements climatiques. Il est actuellement analyste principal des politiques et conseiller scientifique auprès du directeur du Bureau des changements climatiques et de l’innovation à Santé Canada. Peter participe activement à un certain nombre d’efforts de collaboration visant à comprendre les répercussions des changements climatiques sur la santé et à appuyer l’élaboration de mesures d’adaptation efficaces. Il a contribué à l’élaboration de lignes directrices sur les changements climatiques et l’évaluation de la santé publiées par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, ainsi que de lignes directrices semblables adaptées aux petits États insulaires en développement des Caraïbes qui vont bientôt être publiées. Peter est un auteur collaborateur du rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat concernant la hausse de la température de la planète de 1,5o C et il est professeur adjoint affilié à la Faculté d’environnement de l’Université de Waterloo.

 
Photo de Céline Campagna

Céline Campagna, PhD (Institut national de santé publique du Québec)

Céline Campagna est engagée dans la santé environnementale depuis plus de 15 ans, principalement dans les domaines de la toxicologie et des changements climatiques. Détentrice d'un doctorat en sciences animales de l'Université Laval, elle travaille à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) depuis 2009, où elle procure une expertise-conseil tant dans les domaines de l'eau, des zoonoses et des changements climatiques. Depuis 2017, elle agit à titre de responsable à la coordination scientifique du volet santé du Plan d'action sur les changements climatiques du Gouvernement du Québec. Dr Campagna est également chercheure d'établissement à l'INSPQ et professeure associée au département de Médecine Sociale et Préventive de l’Université Laval, ainsi qu’au Centre Terre, Eau, Environnement de l’Institut National de la Recherche Scientifique, au Québec.

 

 

Margo Greenwood, Ph. D. (Centre de collaboration nationale de la santé autochtone)

Margo Greenwood, leader académique du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, est une universitaire autochtone d’ascendance crie qui compte des années d’expérience dans le domaine de la santé et du bien-être des enfants, des familles et des collectivités autochtones. Elle est également vice-présidente de la Santé autochtone au sein de la Northern Health Authority (régie de la santé du Nord) de la Colombie-Britannique et professeure pour les programmes d’études et d’éducation des Premières Nations à l’Université du Nord de la Colombie-Britannique. Même si ses travaux universitaires recoupent plusieurs disciplines et secteurs, elle est particulièrement reconnue, à l’échelle régionale, provinciale, nationale et internationale, pour ses travaux liés à la garde et à l’éducation des jeunes enfants autochtones, et à la santé publique. Margo a travaillé auprès de nombreuses fédérations, assemblées et comités nationaux et provinciaux, et a réalisé des projets avec l’UNICEF, les Nations Unies et le Conseil canadien des déterminants sociaux de la santé, le Réseau pancanadien de santé publique et les Instituts de recherche en santé du Canada, plus particulièrement l’Institut de la santé des Autochtones. Elle a reçu la Médaille du jubilé d’or de la reine Élisabeth II en 2002 en reconnaissance de ses nombreuses années de contribution à la sensibilisation du public et aux initiatives politiques relativement aux droits et au bien-être des enfants, des jeunes et des familles autochtones et non autochtones. En 2010, elle a été reconnue en tant qu’« Universitaire de l’année » par la Confederation of University Faculty Associations of British Columbia et, l’année suivante, elle a été nommée lauréate du Prix national d’excellence décerné aux Autochtones dans le domaine de l’éducation.

 
Photo de Sherilee Harper

Sherilee Harper, Ph. D. (Université de Guelph

Sherilee Harper est professeure agrégée à l’École de santé publique de l’Université de l’Alberta et titulaire d’une chaire de recherche du Canada sur les changements climatiques et la santé. Ses recherches portent sur les associations entre la météo, l’environnement et la santé des Autochtones dans le contexte des changements climatiques, et elle collabore avec des partenaires autochtones pour prioriser les mesures de santé, la planification, les interventions et la recherche liées au climat. Elle est l’auteure principale du Rapport spécial sur les océans et la cryosphère dans le contexte du changement climatique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC); auteure principale du sixième rapport d’évaluation du GIEC (AT6-WG2); a participé au groupe de travail sur les sexes pour le GIEC et fait partie du comité éditorial de la revue Epidemiology and Infection (domaine de spécialité : changements climatiques et maladies infectieuses).

 
Photo de Katie Hayes

Katie Hayes, candidate au doctorat (Université de Toronto)

Katie Hayes est candidate au doctorat dans le programme de sciences de la santé sociale et comportementale de la Dalla Lana School of Public Health à l’Université de Toronto. Ses recherches portent sur les conséquences des changements climatiques sur la santé mentale, et plus particulièrement sur les risques et les répercussions inéquitables sur les groupes marginalisés. Elles portent également sur ce qui est fait pour appuyer la résilience psychosociale dans un climat changeant au Canada. Katie a rédigé et publié un certain nombre d’articles explorant les conséquences des changements climatiques sur la santé mentale. Elle est titulaire d’une maîtrise en communications internationales de l’Université Royal Roads et d’un baccalauréat en sociologie et en éducation interculturelle.

 
Photo de Kate Mulligan

Kate Mulligan, PhD (APCS)

Kate Mulligan est directrice des politiques et des communications à l’Alliance pour des communautés en santé, un réseau dynamique d’organismes qui font progresser l’équité en santé grâce à des soins de santé primaires complets. Elle est également professeure adjointe en sciences de la santé sociale et comportementale à la Dalla Lana School of Public Health, et professeure affiliée à la School of Cities de l’Université de Toronto, où son travail vise à bâtir des villes et des collectivités plus saines grâce à l’innovation, au changement des systèmes et à des politiques publiques saines. Géographe de la santé possédant une expertise en matière de climat et d’équité en santé, Kate est souvent appelée à agir à titre de conseillère auprès d’organismes gouvernementaux et communautaires.

 
Photo de Tim K. Takaro

Tim K. Takaro, M. D., maîtrise en santé publique, M. Sc. (Université Simon Fraser)

Le Dr Takaro est un médecin-scientifique formé en médecine du travail et de l’environnement, en santé publique et en toxicologie, à Yale, à l’Université de la Caroline du Nord et à l’Université de Washington. En 2017, il a entamé son deuxième mandat à titre de doyen associé à la recherche à l’Université Simon Fraser. Ses recherches portent principalement sur les liens entre l’exposition humaine et la maladie, et sur la détermination de solutions préventives de santé publique à ces risques. Il s’agit notamment des facteurs de susceptibilité à la maladie en matière de santé environnementale et de santé au travail, en particulier les maladies inflammatoires pulmonaires, y compris l’asthme, la bérylliose chronique et l’amiantose. Ses travaux comprennent l’utilisation de marqueurs biologiques et autres pour la surveillance médicale, l’évaluation de l’exposition et la susceptibilité à la maladie, en mettant l’accent sur les maladies pulmonaires immunologiques, la santé humaine et la guerre, la santé clinique au travail et environnementale et la résilience des populations aux effets du changement climatique sur la santé. Les recherches actuelles sur la santé humaine et les changements climatiques sont axées sur la qualité de l’eau dans les collectivités de la Colombie-Britannique et l’interaction des expositions cumulatives liées à l’extraction des ressources et aux changements climatiques.

 
Photo de Rebekka Schnitter

Rebekka Schnitter, M. C. C. (Santé Canada)

Rebekka Schnitter est analyste des politiques au Bureau des changements climatiques et de l’innovation (BCCI) de Santé Canada. Son travail au BCCI comprend le soutien à l’évaluation nationale des changements climatiques et de la santé, le soutien au programme national de renforcement des capacités d’adaptation aux changements climatiques et de la santé et la direction de l’élaboration d’une stratégie sur l’ACSG+ pour le Bureau. Ses principaux intérêts de recherche comprennent l’exploration de la relation entre les changements climatiques, la salubrité des aliments et la santé humaine, et l’analyse de l’élaboration et de la mise en œuvre de mesures d’adaptation du point de vue de l’équité en santé. Rebekka a obtenu un baccalauréat ès sciences en géographie de l’Université de Victoria et une maîtrise en changements climatiques de l’Université de Waterloo.

 

 

Donna Atkinson, M.A. (Centre de collaboration nationale de la santé autochtone)

Donna Atkinson est la gestionnaire du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA). En 2005, elle a obtenu une maîtrise ès arts en histoire de l’Université du Nord de la Colombie-Britannique, axée sur le mouvement des droits des Autochtones et l’exploitation pétrolière et gazière dans le nord-ouest de la Sibérie à l’ère soviétique et postsoviétique. Avant de se joindre au CCNSA en 2006, Donna a travaillé comme chercheuse dans le cadre de projets de recherche qualitative communautaires axés sur la santé des Autochtones et la gestion durable des ressources.

 
Photo de Nicholas Ogden

Nicholas Ogden, B. Sc. vét., Ph. D. (ASPC)

Nick Ogden, vétérinaire, a effectué sa formation au Royaume-Uni (Université de Liverpool, 1983). Après 10 ans de pratique clinique variée, il a obtenu un doctorat en écologie de la maladie de Lyme au département de zoologie de l’Université d’Oxford en 1996. Au cours des six années qu’il a passées comme professeur à la Faculté des sciences vétérinaires de l’Université de Liverpool, il a poursuivi ses recherches sur l’écologie et l’épidémiologie des maladies transmises par les tiques d’importance pour la santé publique en Europe et celles d’importance pour la production animale en Afrique. En 2002, il a déménagé au Canada, où il a poursuivi des recherches sur l’écologie de la maladie de Lyme et d’autres zoonoses et changements climatiques en tant que chercheur scientifique à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). À titre de directeur intérimaire de la division des questions environnementales de l’ASPC, il a dirigé un programme sur les changements climatiques et les risques de maladies d’origine vectorielle et hydrique, ainsi que sur l’adaptation des communautés à ces risques. À titre de directeur de la division des zoonoses, il a dirigé des programmes nationaux de coordination, de surveillance et de prévention des zoonoses, y compris la maladie de Lyme et le virus du Nil occidental. Il est maintenant chercheur scientifique principal et directeur de la division des sciences des risques pour la santé publique au sein du Laboratoire national de microbiologie de l’ASPC qui cible l’évaluation des risques en étudiant l’écologie, l’épidémiologie et la diversité générique des vecteurs et des zoonoses et des microorganismes à transmission vectorielle, en évaluant les impacts des changements climatiques sur les zoonoses et les maladies à transmission vectorielle et en élaborant des outils d’adaptation pour la santé publique.

 
Photo de Pierre Gosselin

Pierre Gosselin (Institut national de santé publique du Québec)

Actuellement, Pierre Gosselin travaille principalement à l’Institut national de santé publique (INSPQ) du Québec, où il coordonne le programme commun de recherche Ouranos-INSPQ sur les changements climatiques et la santé. Il était également responsable du volet Santé du Plan d’action du Québec sur les changements climatiques (2007-2017) et continue de participer à certains projets. Il est aussi professeur clinicien en médecine préventive à l’Université Laval et associé à l’Institut national de la recherche scientifique, tous deux à Québec. Pierre a reçu une formation en médecine (Université Laval) et en santé environnementale (Université de la Californie à Berkeley).

 

 

Paddy Enright, candidat au doctorat (Université de Waterloo)

Paddy Enright est analyste des politiques au Bureau des changements climatiques et de l’innovation de Santé Canada. Son travail consiste notamment à aider à l’élaboration de l’évaluation nationale des changements climatiques et de la santé et au lancement d’un programme national de renforcement des capacités d’adaptation aux changements climatiques et de la santé. De plus, Paddy est candidat au doctorat au département de géographie et de gestion environnementale de l’Université de Waterloo. Dans le cadre de ses travaux de doctorat, il explore des moyens de favoriser la résilience climatique dans les systèmes de santé ruraux du Canada et des méthodes d’évaluation des efforts d’adaptation au renforcement de la résilience. Outre ses travaux de doctorat, Paddy s’intéresse à des recherches en cours liées aux solutions axées sur la nature, la réduction des risques de catastrophe, la santé environnementale et la justice. Avant de commencer son doctorat, Paddy a obtenu une maîtrise en sciences des bioressources à l’Université McGill, où ses études ont porté sur la relation entre la gestion des ressources en eau et la santé publique. Paddy a travaillé dans le domaine de la gestion des ressources en eau dans le milieu universitaire, pour des organismes sans but lucratif et pour des entreprises.

 

 

Roberta Stout, Centre de collaboration nationale de la santé autochtone

Roberta Stout est Crie et membre de la Première nation Kehewin, située en Alberta. Elle est titulaire d’un diplôme de premier cycle en études interdisciplinaires de l’Université Carleton, d’un diplôme de deuxième cycle en études latino-américaines de l’Université Simon Fraser et d’un certificat d’immersion en langue crie du Blue Quills First Nations College. Depuis 1998, Roberta dirige des projets de recherche simultanés et pluriannuels sur les déterminants liés aux peuples autochtones. Elle est actuellement associée de recherche au Centre de collaboration nationale de la santé autochtone et réside à Winnipeg, au Manitoba.

 

 

Regine Halseth, Centre de collaboration nationale de la santé autochtone

Regine Halseth travaille comme associée de recherche au Centre de collaboration nationale de la santé autochtone à l’Université du Nord de la Colombie-Britannique depuis 11 ans. Après avoir obtenu son diplôme de l’Université de Victoria en 1986, elle a travaillé pendant cinq ans comme chercheuse pour le Groupe d’évaluation des programmes sociaux de l’Université Queen’s. Elle a ensuite déménagé à l’Université du Nord de la Colombie-Britannique, où elle a travaillé comme chercheuse dans le cadre de plusieurs projets, y compris une subvention de recherche sur le renouvellement des forêts pour la participation communautaire à la nouvelle économie forestière, un projet sur les revendications territoriales des Autochtones et une subvention de la Community-University Research Alliance, « Partnering for Sustainable Resource Management ».

 
Photo de Phil Blagden

Phil Blagden, Santé Canada

Phil Blagden est conseiller scientifique du Programme de la qualité de l’air de Santé Canada et a plus de trente ans d’expérience au gouvernement comme scientifique et conseiller en politiques dans le domaine de la pollution environnementale, principalement dans le domaine de la qualité de l’air intérieur et extérieur.

 
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