Document d’information – Bois d’œuvre résineux

Le bois d’œuvre résineux canadien est composé d’épinette, de pin et de sapin utilisés principalement pour les charpentes dans le domaine de la construction. C’est un élément clé de l’industrie forestière canadienne. Plusieurs collectivités, principalement rurales et autochtones, en dépendent, et le bois d’œuvre résineux génère 22 milliards de dollars du PIB. La plus grande partie des exportations de bois d’œuvre résineux canadien est destinée aux États-Unis. En 2015, les États-Unis ont été en mesure de répondre à leurs besoins en matière de bois d’œuvre résineux à hauteur de 70 % uniquement. Les 30 % restants ont été satisfaits presque entièrement par le Canada.

Le 24 avril 2017, le département américain du Commerce a annoncé l’imposition de droits compensateurs préliminaires de 19.88 % sur les importations de bois d’œuvre résineux canadien. Un droit compensateur vise à contrer les répercussions d’importations présumées être subventionnées par d’autres pays.

L’industrie américaine du bois d’œuvre soutient qu’elle a subi un préjudice en raison d’importations subventionnées en provenance du Canada. Sa principale allégation veut que le prix imposé pour la récolte du bois d’œuvre provenant des terres publiques est trop bas. Par conséquent, elle demande protection par l’imposition de droits compensateurs sur certains produits de bois d’œuvre résineux canadiens qui entrent aux États-Unis.

Le gouvernement du Canada désapprouve entièrement cette décision. Il défendra vigoureusement les intérêts de l’industrie canadienne du bois d’œuvre résineux, notamment par une procédure devant l’Organisation mondiale du commerce et en vertu de l’Accord de libre-échange nord-américain.

Nous nous attendons à avoir gain de cause dans ces instances – comme nous l’avons toujours eu par le passé. En effet, les allégations des États-Unis ont toujours été jugées sans fondement.

L’industrie forestière canadienne compte plus de 200 000 travailleurs canadiens dans plus de 170 collectivités rurales et autochtones partout au pays. Ces droits compensateurs mettent en péril ces emplois et ces collectivités.

Les travailleurs américains et les collectivités américaines en sentiront aussi les effets. Selon les calculs de la National Association of Home Builders des États-Unis, une augmentation de 1 000 $ US du coût d’une maison neuve empêche plus de 150 000 Américains et leurs familles d’accéder à la propriété. En outre, aux États-Unis, le secteur de la construction résidentielle emploie 3,8 millions d’Américains. L’imposition de droits mettra en péril pas moins de 8 000 emplois aux États-Unis et des millions de dollars en salaires.

Afin de réduire sa dépendance envers le marché américain, le Canada a activement pris des mesures pour diversifier les marchés de son industrie forestière, ce qui a donné lieu à des exportations dans plus de 140 pays.

Depuis 2002, les efforts de diversification de nos marchés ont permis de donner un élan aux exportations du Canada :

  • 25 fois plus d’exportations vers la Chine, pour atteindre 1,6 milliard de dollars;
  • augmentation de plus de 200 % vers la Corée du Sud, l’Asie du Sud-Est et le Royaume-Uni, pour atteindre plus de 700 millions de dollars.

Le gouvernement du Canada poursuivra ses efforts de diversification dans les mois et les semaines à venir.

Il continue également d’investir dans des projets de recherche-développement pour favoriser une plus grande utilisation du bois dans tous les domaines, qu’il s’agisse de matériaux de construction novateurs ou de biocarburants.

Cela comprend notamment des investissements dans la technologie dans le cadre du programme Investissements dans la transformation de l’industrie forestière (ITIF), ainsi que le financement de la recherche et du développement en vertu du Programme d’innovation forestière, lesquels contribuent à favoriser un avenir plus prospère pour l’industrie forestière canadienne et les collectivités qui en dépendent.

Les entreprises peuvent bénéficier des programmes de financement actuellement offert par la Banque de développement du Canada (BDC) et par Exportation et développement Canada (EDC).

En effet, EDC et la BDC mettent à la disposition des entreprises de toutes tailles des solutions de gestion financière et de gestion du risque, et peuvent venir en aide aux entreprises qui souhaitent faire des investissements de capital, élargir les débouchés sur le marché et se diversifier avec confiance dans de nouveaux marchés.

En février, un groupe de travail fédéral-provincial sur le bois d’œuvre résineux a été créé afin de diffuser de l’information et des analyses permettant de comprendre les incidences éventuelles des droits et d’évaluer les besoins des travailleurs touchés et de leurs collectivités.

Le gouvernement du Canada tend également la main aux collectivités canadiennes dont l’économie locale dépend principalement du secteur forestier et qui sont les plus exposées à des risques. Il mobilisera également les collectivités autochtones, les employeurs nationaux, les syndicats nationaux et les associations provinciales.

Le gouvernement du Canada travaillera en étroite collaboration avec les provinces visées, de sorte que les travailleurs canadiens licenciés aient accès à du soutien et à des services d’adaptation. Service Canada offre des prestations d’assurance-emploi aux travailleurs admissibles, et le gouvernement du Canada verse aussi des fonds aux provinces dans le cadre des ententes sur le développement du marché du travail pour la formation de la main-d’œuvre et les services d’emploi. Les programmes offerts par les provinces comprennent l’orientation professionnelle, l’évaluation des compétences et l’aide à la recherche d’emploi, ainsi que de la formation pour aider les travailleurs à se préparer pour un emploi, à en trouver un ou à le conserver.

Les travailleurs touchés peuvent obtenir de plus amples renseignements en ligne (https://www.canada.ca/fr/services/prestations/ae.html) ou au téléphone (sans frais : 1 800 206-7218; ATS : 1 800 529-3742)