Faits importants sur les ressources naturelles du Canada

Énergie


  • Le Canada a un portefeuille étendu et diversifié de ressources énergétiques. Tirant profit de cette richesse, le Canada produit d’importantes quantités d’énergie à la fois pour la consommation au pays et pour l’exportation. Le pays consomme aussi beaucoup d’énergie en raison de son climat nordique, de son vaste territoire, de sa base industrielle et de son niveau de vie élevé.
  • Installations de production d'énergieEn 2009, la production d’énergie « primaire » du Canada, c’est-à-dire, l’énergie qu’on retrouve dans la nature avant sa conversion ou sa transformation, totalisait 16 543 pétajoules (PJ). C’est aux combustibles fossiles que revient la part la plus importante de cette production, le pétrole brut représentant 36,8 %, le gaz naturel 37,7 %, et le charbon, 8,2 %. Les sources d’énergie renouvelables ont aussi joué un rôle important, l’hydroélectricité représentant 7,9 %, le bois, 3,4 % et les énergies émergentes (p. ex., l’énergie éolienne, l’énergie marémotrice et l’énergie solaire) 0,1 %. L’énergie nucléaire (produite à partir de la source primaire d’uranium) représentait 5,9 % 1.
  • Au début de 2009, les réserves de pétrole brut étaient estimées à 27,8 milliards de mètres cubes (Gm3), fournissant au Canada une base de ressources venant tout juste derrière l’Arabie saoudite. Les sables bitumineux constituaient la majorité de ces réserves, avec 27,0 Gm3, tandis que les sources classiques totalisaient 0,8 Gm3. Le potentiel finalement récupérable des sables bitumineux de l’Alberta était estimé à plus de 50,0 Gm3.
  • En 2009, la production de pétrole brut au Canada totalisait 158 millions m3 ou 433,1 milliers de m3 par jour. Les sources classiques représentaient 51,0 % de la production totale, tandis que le reste provenait de la production à partir des sables bitumineux, laquelle a connu une croissance au cours des dernières années.
  • Environ les deux tiers de la production de pétrole brut sont exportés, tandis que le reste est traité dans des raffineries canadiennes afin de produire des produits pétroliers raffinés, comme de l’essence, du diesel et du mazout. Les raffineries canadiennes – en particulier celles qui sont éloignées des grands centres de production du pays – font aussi le traitement de pétrole brut acheté sur le marché international.
  • Au début de 2009, les réserves de gaz naturel totalisaient 1 754 Gm3, dont environ 95 % provenaient de sources classiques et le reste de sources non classiques (comme le méthane de houille et le gaz de schiste). Le potentiel total issu de sources classiques est estimé à 10,1 billions de m3, tandis que de récentes estimations donnent à penser que le potentiel provenant de sources non classiques se situerait entre 10,7 et 26,8 billions de m3.
  • En 2009, la production marchande de gaz naturel au Canada totalisait 147,5 Gm3. Près des deux tiers de cette production ont été exportés aux États-Unis (É.-U.) et le reste a été vendu aux consommateurs canadiens.
  • En 2009, la production d’électricité nette s’élevait à 585 térawattheures. Les abondantes ressources en eau du Canada y ont contribué de façon importante, l’hydroélectricité fournissant 60,4 % de la production totale. Les autres sources de production d’électricité comprenaient le charbon (16,9 %), l’énergie nucléaire (14,6 %), les produits pétroliers, le gaz naturel et les huiles résiduelles (7,5 %), ainsi que les sources d’énergie renouvelable émergentes (0,6 %), c‘est-à-dire, l’énergie solaire, éolienne et marémotrice.
  • Le Québec a fourni 33 % de cette quantité (97 % provenant de l’hydroélectricité) et l’Ontario, 25 % (56 % provenant de sources d’énergie nucléaire).
  • À l’échelle régionale, l’Alberta comptait pour 64 % dans la production d’énergie du Canada. Les autres principales provinces productrices d’énergie étaient la Colombie-Britannique (13 %), la Saskatchewan (7 %), le Québec (5 %) et l’Ontario (3 %). L’Alberta est le principal producteur de combustibles fossiles, le Québec est le plus grand producteur d’hydroélectricité et l’Ontario est le plus important producteur d’énergie nucléaire.
  • Les Canadiens consomment de l’énergie à plusieurs fins et utilisations : chauffage et climatisation des maisons et des bureaux; alimentation des appareils et de l’équipement; transport des personnes et des marchandises; procédés industriels.
  • La consommation d’énergie secondaire au Canada consiste en l’énergie utilisée par les utilisateurs finaux dans divers secteurs de l’économie (excluant les exportations, l’énergie consommée par les producteurs d’énergie ainsi que les utilisations non énergétiques) et représentait, en 2008, environ 70 % de l’énergie totale consommée ou 8 720 PJ. La consommation d’énergie secondaire se répartissait ainsi : 37,1 % pour les industries de l’exploitation minière et de la fabrication; 29,7 % pour le secteur du transport; 16,8 % pour le secteur résidentiel; 13,8 % pour le secteur commercial et institutionnel; et 2,5 % pour le secteur agricole.

1Basé sur un facteur de conversion de l’électricité nucléaire de 11,564 mégajoules par kilowattheure (MJ/kWh)

Importance pour l'économie nationale

  • Vue aérienne du centre-villeEn 2009, l’apport de toutes les sources d’énergie au PIB – c’est-à-dire, les industries qui ont participé à la production, à la transformation et au transport de l’énergie – était de 6,7 % du PIB canadien, soit 80,2 milliards de dollars (en dollars constants de 2002). L’industrie de l’extraction du pétrole et du gaz y a contribué pour environ la moitié, tandis que l’industrie de l’électricité y a contribué pour environ le tiers.
  • La production, la transformation et le transport de l’énergie sont des activités « à haute intensité de capital », ce qui signifie que leurs besoins en équipement et en structures sont importants. Ceci génère une activité économique dans toute l’économie canadienne, en particulier pour des industries comme la fabrication d’équipement, la construction et les services d’ingénierie. En 2009, les nouveaux investissements en capital pour les industries liées à l’énergie constituaient 20,1 % du total des investissements au Canada.
  • En 2009, le secteur de l’énergie a procuré 257 462 emplois directs (à l’exclusion des emplois dans les stations-service et le secteur du commerce en gros de produits pétroliers), soit 1,8 % de l’emploi total au Canada. De leur côté, les stations-service et le secteur du commerce en gros de produits pétroliers ont employé 96 199 personnes, soit 0,7 % de l’emploi total au pays.
  • En 2009, l’énergie représentait 21,6 % du total des exportations de marchandises, et la balance commerciale pour l’énergie arrivait au premier rang quant à la contribution à la balance commerciale positive et globale du Canada.
  • Malgré une hausse de 61,6 % du PIB entre 1990 et 2008, la consommation finale d’énergie a augmenté de seulement 25,7 %. Comme l’illustre la figure 6, l’efficacité énergétique a grandement contribué à limiter cette croissance.

Figure 6. Consommation d'énergie secondaire, avec et sans les améliorations de l'efficacité énergétique, de 1990-2008

Figure 6. Consommation d'énergie secondaire, avec et sans les améliorations de l'efficacité énergétique,<br />
de 1990-2008

La figure 7 montre bien que la consommation finale d’énergie a augmenté de 1 784,0 PJ entre 1990 et 2008. Cette augmentation fait état notamment des facteurs suivants :

  • croissance de l’activité économique, incluant l’industrie énergivore du pétrole et du gaz en amont;
  • effets météorologiques (en 2008, la température hivernale a été légèrement inférieure à celle de 1990, alors que celle de l’été a été semblable à celle de 1990, ce qui a entraîné une plus grande consommation d’énergie);
  • changements dans la structure de l’économie, ce qui favorise les industries moins énergivores;
  • qualité de service plus élevée de l’équipement auxiliaire dans les bâtiments commerciaux et institutionnels et des appareils ménagers dans les foyers;
  • augmentation de la surface de plancher climatisée;
  • améliorations considérables de l’efficacité énergétique.

Figure 7. Incidence sur la consommation d'énergie totale de l'activité, de la structure, des conditions météorologiques, du niveau de service et de l'efficacité énergétique, 1990-2008

Figure 7. Incidence sur la consommation d'énergie totale de l'activité, de la structure, des conditions météorologiques, du niveau de service et de l'efficacité énergétique, 1990-2008

* « Autre » désigne l’éclairage des voies publiques, le transport aérien non commercial, le transport hors route et l’agriculture, qui sont compris dans « Variation globale de la consommation d’énergie », mais non pas dans l’analyse de factorisation.

  • Dans l’ensemble, l’efficacité énergétique s’est améliorée de 18,2 % entre 1990 et 2008, ce qui correspond à une réduction de la consommation d’énergie de 1 205,9 PJ. Cette amélioration a permis de réaliser des économies de 26,9 milliards de dollars en 2008 et représente une réduction de près de 67,3 mégatonnes d’émissions de gaz à effet de serre.
 

Importance à l’échelle internationale

  • Le Canada est une économie ouverte et, tirant profit de ses imposantes ressources énergétiques, est devenu un important et solide fournisseur mondial d’énergie. En 2009, le Canada a exporté 77,9 milliards de dollars de produits énergétiques, dont 97 % aux États-Unis.
  • En 2009, les exportations de pétrole brut s’établissaient à 109,2 millions de m3, soit une valeur de 42,9 milliards de dollars. Le pétrole brut canadien avait une part de 15 % sur le marché américain et constituait 21 % des importations de pétrole brut sur ce même marché. Les exportations de produits pétroliers raffinés ont atteint en 2009 un volume de 24,4 millions de m3 ou 14,2 milliards de dollars.
  • Le Canada a exporté 93,8 milliards de m3 de gaz naturel, la totalité allant aux États-Unis (valeur de 16,0 milliards de dollars). Le gaz naturel canadien constituait plus de 87 % des importations de gaz des É.-U., soit 13 % de l’ensemble du marché américain.
  • Le Canada a aussi importé pour 34,0 milliards de dollars en produits énergétiques, surtout du pétrole brut, des produits pétroliers raffinés et du gaz naturel. Les importations provenaient de divers pays, dont les États-Unis, l’Algérie, la Norvège et le Royaume-Uni.
Exportation énergétique canadiennes en 2009
Produits Rang*
pour la
production
mondial
en 2009
Exportations
en 2008 (G$)
Destination
Total des produits
énergétiques
- 77,9 G$ (100 %) É.-U. 75,9 G$ (97 %)
Pétrole** Septième (4,0 %) 59,5 G$ (76 %) É.-U. 57,5 G$ (76 %)
Gaz naturel Troisième (5,4 %)  16,0 G$ (21 %) É.-U. 16,0 G$ (100 %)
Électricité Septième (3,1 %)  2,4 G$ (3%) É.-U. 2,4 G$ (100 %)

É.-U. – États-Unis
* Statistical Survey of World Energy de British Petroleum (BP).
** Les données commerciales comprennent le pétrole brut, les produits pétroliers raffinés et les gaz de pétrole liquéfiés (GPL). Le rang parmi les pays producteurs tient compte du pétrole brut et des GPL.


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