Des collines étonnantes
La roche au coeur du mont Royal contient de gros cristaux noirs d'augite, une variété depyroxène, preuve de son lent refroidissement.
Il y a 125 millions d'années, du magma provenant de plusieurs dizaines de kilomètres sous la croûte terrestre est monté vers la surface en circulant le long de zones de fracture. La montée du magma vers la surface a cessé avec son refroidissement et sa cristallisation.
Au moment de leur solidification, les roches magmatiques étaient à quelques kilomètres de profondeur sous terre. Le lent travail de l'érosion naturelle les a ensuite progressivement exhumées au rythme moyen de 4 cm par millénaire. Les collines dominent aujourd'hui le paysage parce que leur résistance à l'érosion est beaucoup plus grande que celle des roches environnantes. Elles forment aujourd'hui un alignement de collines intrigantes qui brise la monotonie du paysage au milieu de la plate-forme du Saint-Laurent.
Ce filon de roche magmatique, plus résistant à l'érosion que les calcaires qu'il traverse, se dresse comme un petit mur vertical. Il reproduit les effets de l'érosion différentielle à l'origine du mont Royal.
Couleurs automnales sur le mont Saint-Hilaire.
Cristal de weloganite (minéral jaune) provenant de la carrière Francon. Ce minéral a été nommé en l'honneur de sir William E. Logan, fondateur de la Commission géologique du Canada, qu'il a dirigée pendant 27 ans. Logan était un Montréalais d'origine et un savant de renommée internationale. Il a établi la Commission géologique à Montréal en 1842. De 1852 à 1881, ses bureaux occupaient le site de l'actuel Palais de justice.
La carrière du mont Saint-Hilaire est un site minéralogique reconnu mondialement pour l'abondance et la diversité de ses minéraux. Montréal a aussi quelques petites exclusivités, comme un minéral portant le nom de sa colline, la montroyalite. Les carrières et les excavations sont des paradis pour les collectionneurs de minéraux. À Montréal, c'est la carrière Francon qui est la mieux connue pour la récolte de minéraux rares.
Les collines d'Oka, Rigaud et Saint-André sont de petits massifs nettement plus anciens dont la formation est bien antérieure à celle des Montérégiennes. Il est important de protéger l'intégrité des habitats qui recouvrent les massifs et collines de la région de Montréal car ils contribuent largement à maintenir la biodiversité du territoire.



