Le Centre canadien de télédétection célèbre 40 ans d'excellence et d'innovation
En 1969, le ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources (aujourd’hui Ressources naturelles Canada) a recommandé au Cabinet la création d’un comité inter-institutions sur la télédétection des ressources naturelles par satellite et par aéronef, afin de planifier la mise sur pied de programmes de satellite et de télédétection, ainsi que de recommander une organisation qui serait l’hôte de ces programmes. Après son approbation par le Cabinet, le rapport intitulé Organization for a National Program on Remote Sensing of the Environment, déposé en octobre 1970, a mené à la création du Centre canadien de télédétection (CCT) en février 1971.
Grâce au travail ardu et à la détermination de son personnel exceptionnel au cours de ses 40 ans d’histoire, le CCT :
- a reçu à la station de réception de Prince Albert, sa station la plus nordique, la première image du satellite d’observation des ressources de la Terre (ERTS – plus tard Landsat 1) et l’a présentée à la Société internationale de photogrammétrie et télédétection (SIPT) en 1972 à Ottawa;
- a acquis en 1974, l’Image 100mc, le premier système civil d’analyse d’images disponible sur le marché;
- a permis au Canada d’être le premier pays à joindre le programme américain d’observation de la Terre;
- a élaboré le format des données Landsat, utilisé dans le monde entier;
- a conçu, au cours des années 70, un fluorodétecteur à laser en s’inspirant des travaux de la Garde côtière américaine (USCG). La NASA, la USCG, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark ont collaboré à ce projet;
- a intégré l’imagerie satellitaire à l’Atlas national du Canada;
- a aidé au développement des systèmes de traitement des données Landsat et SPOT (Système probatoire d'observation de la Terre), qui ont été adoptés dans le monde entier;
- a participé activement au Groupe de travail des opérateurs des stations de réception Landsat;
- a élaboré des méthodes de calibration de film infrarouge couleur;
- a produit des images Landsat-TM (Thematic Mapper) des capitales canadiennes et autres villes importantes du Canada;
- a créé des produits standard du capteur Landsat-TM pour la cartographie des forêts, des récoltes et de la géologie;
- a effectué la première estimation opérationnelle par télédétection des surfaces cultivées (pommes de terre en 1980) pour Statistiques Canada;
- a travaillé avec le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) pour élaborer des méthodes d’estimation des surfaces cultivées aux États-Unis inspirées des travaux du CCT;
- a exploité le Système de correction d’images numériques pour géocoder des produits Landsat-MSS et Landsat-TM;
- a entrepris le développement de RADARSAT, incluant le traitement des données du radar à synthèse d’ouverture (RSO), et les études préparatoires sur les applications aux glaces et à la géologie;
- a élaboré et exploité le Système en direct de recherche documentaire sur la télédétection (RESORS), une base de données de documentation en télédétection contenant plus de 100 000 entrées;
- a créé plusieurs tutoriels de télédétection sur le Web, mis à la disposition des professionnels du monde entier;
- a conçu des méthodes opérationnelles pour estimer la production annuelle de blé, appliquées par la suite à l’échelle internationale à des fins de mise en marché;
- a créé le concept d’un produit composite sur la défoliation à l’échelle nationale en intégrant des données sur la couverture des terres, issues de Landsat, MERIS, EOSD, et de levés aériens;
- a participé activement aux groupes de travail du Comité sur les satellites d’observation de la Terre (CEOS), sur les systèmes d’information, la calibration et la validation, et sur l’éducation, la formation et le renforcement des capacités;
- a participé activement à l’Open Geospatial Consortium (OGC);
- a participé au projet mondial de radiomètre perfectionné à très haute résolution (AVHRR) de la NOAA, mené par le Centre de données EROS en fournissant des données d’AVHRR sur le territoire canadien;
- a transféré la technologie et les applications du radar à synthèse d’ouverture (RSO) à plus de 30 pays par le biais des programmes GlobeSAR 1 et 2;
- a élaboré et mis en œuvre, en collaboration avec Parcs Canada, un système d’observation satellitaire pour surveiller les principaux indicateurs d’intégrité écologique des parcs du Canada;
- a appuyé le concept de groupe international d’observation de la Terre (GEO), en participant à la définition du Système mondial des systèmes d’observation de la Terre (GEOSS);
- a produit, en collaboration avec les États-Unis et le Mexique, une carte des changements dans la couverture des terres en Amérique du Nord;
- a élaboré le premier progiciel de traitement et d’affichage d’images hyperspectrales, le Système d'analyse de données de spectromètre imageur (ISDAS);
- a aidé la NASA et d’autres organismes américains et canadiens dans la planification et la réalisation de l’Étude de l’atmosphère et des écosystèmes boréaux dans l’Ouest canadien;
- a élaboré à l’aide de données radar des méthodes pour identifier les navires et en reconnaître les caractéristiques;
- a mis au point un enregistreur à visualisation rapide qui a permis au CCT d’appliquer les données Landsat à la reconnaissance des glaces en temps réel;
- a élaboré et mis en œuvre le premier système national d’observation des feux de forêt basé sur des données AVHRR quotidiennes;
- a contribué à la résolution de l’ONU qui reconnaît que les données d’observation de la Terre sont une partie importante de l’infrastructure d’un pays (1999);
- a initié le Programme de développement des données radar (PDDR) en préparation de RADARSAT-1;
- a influencé la conception des capteurs par des travaux de calibration et de validation des données RADARSAT 1 et 2, ALOS 1 et 2, ainsi que des données de la future série de satellites Sentinel 2 et 3, de la mission Constellation RADARSAT, et des satellites de la Mission de télécommunications et de météorologie polaire;
- a intégré, en 2003, la Division des levés géodésiques (DLG), responsable de la maintenance du Système canadien de référence spatiale (SCRS), qui fournit des valeurs de référence essentielles pour la latitude, la longitude, la hauteur et la gravité, les paramètres d’orientation de la Terre et sa vitesse de rotation, sur lesquels le pays fonde ses activités de positionnement et de navigation sans cesse en évolution;
- a favorisé, le positionnement par géolocalisation et navigation par un système de satellites (GNSS), plutôt que par l’infrastructure vieillissante du canevas géodésique;
- a participé à la création de la Station de réception satellitaire d’Inuvik (SRSI), dans les Territoires du Nord-Ouest;
- a contribué au développement de nombreux outils logiciels de traitement d’images disponibles sur le marché;
- a publié des milliers d’articles dans les revues scientifiques, contribué à un grand nombre de conférences, et fait des milliers de présentations sur les activités de recherche d’avant-garde au CCT;
- a élaboré une série d’offres à commandes principales et nationales (OCPN) pour permettre aux chercheurs gouvernementaux d’accéder gratuitement aux données d’OT acquises par un ministère.
- a mis en place le Cadre national des données d’observation de la Terre (CNDOT) comme système prototype pour illustrer une approche inédite dans l’amélioration de la diffusion des données et produits d’observation de la Terre (OT). Ainsi, les précieuses acquisitions en OT faites par le gouvernement canadien sont conservées et mises rapidement à la disposition des utilisateurs de l’administration fédérale;
- a élaboré et mis à jour le Catalogue de données d’observation de la Terre (CEOCat); un outil de recherche sur Internet puissant et facile à utiliser, qui permet au public de trouver rapidement des données d’OT brutes ou traitées (http://ceocat.ccrs.nrcan.gc.ca);
- a formé une équipe de spécialistes en géomatique pour répondre de façon opérationnelle aux situations d’urgence environnementale à l’aide d’imagerie satellitaire en temps quasi réel;
- a organisé la consignation des données satellitaires à long terme pour un ensemble de capteurs optiques, tel l’AVHRR, SPOT-Végétation, MODIS et MERIS;
- a employé des centaines de scientifiques et d’ingénieurs de haut niveau, et a accueilli des milliers de chercheurs et scientifiques invités, boursiers, postdoctorants et collaborateurs internationaux.
(Source : correspondance avec B. Ryerson, juin 2011)
Aujourd’hui, le CCT fournit des images et des produits dérivés des sciences de la Terre et de l’observation de la Terre répondant aux priorités du gouvernement du Canada, y compris le développement économique (le Nord, les ressources naturelles); la sécurité, la souveraineté et l’intendance; les études d’impact sur l’environnement et les systèmes de règlementation (p. ex. les sables bitumineux de l’Alberta).
Le CCT revitalise son rôle de chef de file de l’observation de la Terre par des solutions novatrices qui élargissent sa part du marché dans ces secteurs spécialisés. L’année 2011 marque 40 ans d’innovation et d’excellence au CCT dans le domaine de la télédétection au Canada.
