Noms géographiques de Terre-Neuve-et-Labrador
Corner Brook
Le cours d'eau qui arrose la ville a été nommé en 1767 par le capitaine James Cook (1728-1779). Pendant longtemps, cette localité passa relativement inaperçue. Puis, on y ouvrit une scierie en 1864. En 1923, on décida d'y construire une des plus grandes usines de pâtes et papiers dans le monde, qui allait modifier radicalement le cours de son évolution. Aujourd'hui, Corner Brook est la deuxième ville de Terre-Neuve en importance; ses principaux atouts sont l'industrie du papier et sa situation géographique en bordure d'un superbe fjord découpé par les collines environnantes.
Source : Hamilton, William B. (1996). Place Names of Atlantic Canada, University of Toronto Press, Toronto, p. 193.
Autres sites :
Grand Falls - Windsor
Située sur la rivière Exploits, cette ville fusionnée doit son nom à ses « chutes spectaculaires ». Elle a été fondée par la Anglo-Newfoundland Development Company. La première usine de pâtes et papiers de Terre-Neuve y a été inaugurée officiellement le 11 octobre 1909. L'usine, qui appartient maintenant à Abitibi-Price, demeure un pilier économique de la ville.
La ville de Windsor, qui portait à l'origine le nom de « Grand Falls Station » en raison de sa situation en bordure du chemin de fer, a probablement été rebaptisée en l'honneur du château royal de Windsor. La région a déjà été un foyer de la culture beothuk, que célèbre aujourd'hui le Mary March Regional Museum, musée nommé en l'honneur d'une des dernières de sa race.
Source : Hamilton, William B. (1996). Place Names of Atlantic Canada, University of Toronto Press, Toronto, p. 208.
Autre site :
Gander
Ville et aéroport international important situés sur la route Transcanadienne, sur les bords du lac Gander. Le nom, qui figure dès 1767 sur une carte de la baie Gander dressée par John Cartwright, est le mot anglais qui désigne le mâle de l'oie (jars). En 1935, les gouvernements britannique et canadien ont choisi Gander comme site d'un aéroport destiné au trafic aérien transatlantique, qui devenait de plus en plus lourd. Lorsque la Seconde Guerre mondiale a éclaté, la base aérienne, devenue opérationnelle, a joué un rôle central dans la lutte anti-sous-marine et dans la défense de l'Atlantique Nord. L'aéroport a perdu de son importance avec l'avènement des avions à réaction; toutefois, compte tenu de son emplacement stratégique et de l'absence relative de brouillard, il demeure un lien important dans les réseaux internationaux de transport aérien et de communication.
Source : Hamilton, William B. (1996). Place Names of Atlantic Canada, University of Toronto Press, Toronto, p. 205.
Autre site :
Labrador City
La présence de minerai de fer dans cette région fut relevée dès 1892. Les travaux d'exploitation minière ont commencé en 1952. L'année suivante, une agglomération s'est établie sur les rives du lac Carol. Cette entité a été constituée en corporation en 1961, et le nom Carol Lake a été remplacé par Labrador City, qui désigne le territoire dans lequel la ville est située.
La plupart des autorités toponymiques attribuent l'origine du toponyme Labrador à un explorateur portugais du nom de João Fernandes, qui était un llavrador, c'est-à-dire un propriétaire foncier, aux Açores. Au début, le nom Labrador était appliqué à une terre qui, croyait-on alors, s'étendait sans interruption du Groenland à Terre-Neuve. Par la suite, une fois établi que le Groenland était séparé de la côte nord-américaine par la baie de Baffin et le détroit de Davis, l'emploi du toponyme a été limité à la côte nord-américaine.
Source : Hamilton, William B. (1996). Place Names of Atlantic Canada, University of Toronto Press, Toronto, pp. 224-226.