Table des matières

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  1. Avant-propos
  2. Préoccupations des citoyens
  3. Notre vision
  4. Notre mission
  5. La stratégie
  6. Principales activités
  7. Résultats
  8. La science au service du Canada
  9. Nos forces
  10. Un passé empreint de fierté et un avenir riche de promesses
  11. Sommaire

Avant-propos

En 2009, la Division des levés géodésiques (DLG) célèbre son centenaire. Depuis plus de 100 ans, la DLG contribue de façon significative au développement social et économique du Canada. En répondant aux besoins de sa clientèle et aux priorités nationales, la DLG a permis aux Canadiens de cartographier, naviguer et délimiter le territoire canadien.

Le mandat de la DLG aujourd’hui? Doter le pays d’un système de référence géodésique national et maintenir sa compatibilité avec les systèmes continental et mondial. À cet égard, la DLG est reconnue comme l’institution fédérale faisant autorité en matière de normes de positionnement au Canada. En exerçant le mandat qui lui est confié, la DLG joue un rôle critique dans l’édification d’une base de connaissances à jour concernant notre masse continentale, ses voies navigables et notre zone économique exclusive en mer. Cette base de connaissances contribue à l’économie et améliore la qualité de vie des Canadiens.

Au courant de la dernière décennie, le Canada et le monde ont été témoins de la transition de la géodésie classique vers la géodésie spatiale. Conséquemment, le positionnement est aujourd’hui relativement facile et abordable. Pour y ajouter une valeur sûre, la DLG doit modifier son rôle pour suivre l’évolution de la technologie.

En particulier, la DLG doit concentrer ses activités sur les éléments de son mandat où elle apporte une contribution unique. Ces activités impliquent la réalisation de cadres de référence spatiale et gravimétrique fiables sur lesquels on peut appuyer les calculs de positions et effectuer des mesures géodésiques de haute précision de la Terre dynamique. De telles mesures contribuent à la recherche sur l’eau en tant que ressource, les changements climatiques, les aléas naturels et d’autres questions et priorités d’intérêt public.

Telle que décrite dans le présent document, la nouvelle stratégie de la DLG tire profit de ses forces pour s’adapter aux changements et répondre aux besoins évolutifs de ses clients et partenaires. Ceux-ci proviennent des autres ministères et organismes fédéraux, des provinces, des territoires, des universités, de l’industrie et de la communauté géodésique internationale.

Jamais à la DLG les défis n’ont été aussi grands, le besoin d’une vision claire aussi pressant, et une stratégie solide aussi vitale. Fort d’un siècle de services fièrement rendus aux Canadiens, la DLG s’engage sur la voie d’un avenir prometteur par l’entremise de cette stratégie.

Mark Corey
Sous-ministre adjoint
Secteur des sciences de la Terre
Ressources naturelles Canada

Préoccupations des citoyens

Au cours d’une année, la Division des levés géodésiques (DLG) répond à de nombreuses préoccupations exprimées par des citoyens canadiens. Voici quelques exemples des types de préoccupations soulevées par les citoyens et comment la DLG y répond.

Comment intégrer des données de toutes sortes recueillies par différentes personnes sur un grand nombre d’années?

Les utilisateurs du Système canadien de référence spatiale (SCRS) peuvent intégrer leurs données à celles d’autres utilisateurs, recueillies à différentes époques, pour une multitude d’applications. En tant que système national de coordonnées géodésiques, le SCRS sert de base commune pour la cartographie, la navigation, la démarcation des frontières, les mesures de la déformation de la croûte terrestre et d’autres applications du géoréférencement au Canada.

Le SCRS fournit aux utilisateurs des coordonnées de référence cohérentes leur permettant de gérer l’approvisionnement en eau, d’exploiter les forêts et de planifier le développement urbain, entre autres activités de géoréférencement.

Le diagramme suivant illustre la façon dont le SCRS permet aux utilisateurs d’aligner ou d’intégrer des couches de données diverses afin d’obtenir une perspective complète. Ces données intégrées donnent souvent aux utilisateurs un aperçu plus utile que les couches uniques de données.

Système de coordonnées géodésiques

Pouvons-nous améliorer notre compréhension des causes de séismes et mieux prévoir leur occurrence?

En partenariat avec d’autres organismes, les scientifiques de la DLG mesurent d’infimes déformations de la surface terrestre. Ces mesures nous permettent de mieux comprendre la nature des aléas sismiques, en particulier dans l’est du Canada et dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique où les risques sont les plus élevés.

Comment pouvons-nous établir de bonnes cartes des plaines inondables?

Dans certaines régions, même une augmentation modérée des niveaux d’eau peut produire des inondations sévères aux lourdes conséquences économiques. Alors, comment pouvons-nous surveiller les niveaux d’eau et atténuer les dommages possibles de façon fiable?

Le système national de référence altimétrique est nécessaire à l’étude des mouvements de l’eau. Actuellement, la référence altimétrique est fournie par un réseau de repères situés principalement dans les corridors à grande densité de population. De plus, les altitudes fournies par le GPS ne tiennent pas compte des effets de la gravité et ne peuvent donc être utilisées en gestion de l’eau. La modernisation du système de référence altimétrique selon un modèle gravimétrique permettra dorénavant aux utilisateurs de mesurer les altitudes au-dessus du niveau moyen des mers1 partout au pays. Cette modernisation permettra aussi de tirer profit du GPS et des nouvelles technologies des systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS).

Une carte du géoïde

Voici une carte du géoïde

Le nouveau système altimétrique du Canada sera basé sur un modèle de la Terre semblable à celui de la figure adjacente. Les vagues de couleur illustrent les infimes variations du géoïde de la Terre. Le géoïde est une représentation mathématique d’une surface correspondant au niveau moyen des mers. Les crêtes sont en rouge et les creux, en bleu.

L’écoulement de l’eau est déterminé par la gravité, et l’altitude « au-dessus du niveau moyen des mers » est en fait la hauteur au-dessus d’une surface semblable à celle qui est représentée dans cette figure exagérée.

Comment est-il possible pour les communautés de l’est de l’Arctique et de la baie d’Hudson de planifier en fonction d’une éventuelle disparition de la couverture glacielle de l’Arctique, alors que les littoraux varient constamment?

La partie orientale de l’Arctique et les zones avoisinantes de la baie d’Hudson sont actuellement le théâtre d’un phénomène qu’on appelle « rebond postglaciaire ». La surface de la Terre, affaissée sous le poids des glaciers qui la recouvraient il y a plusieurs milliers d’années, retrouve peu à peu sa position d’équilibre. Les mesures actuelles indiquent qu’au Canada, la surface de la Terre se relève jusqu’à 1,5 centimètres par année en raison de ce rééquilibrage. La Division des levés géodésiques (DLG) évalue et surveille ces changements à travers le Canada pour prédire aux communautés et aux parties intéressées ce que réserve l’avenir pour les littoraux, la navigation maritime, les risques d’inondation et l’environnement naturel.

Quelle est la meilleure façon de connaître le bilan hydrologique global dans le bassin des Grands Lacs?

Les Grands Lacs renferment environ le un cinquième des ressources en eau douce de la planète et approvisionnent en eau potable des dizaines de millions de gens. Des scientifiques et des chercheurs de la DLG procèdent à l’analyse des données gravimétriques satellitaires afin de mesurer les variations du volume d’eau des Grands Lacs, contribuant ainsi aux études géoscientifiques des eaux souterraines du Secteur des sciences de la Terre (SST).

Notre vision

Notre vision consiste à se faire reconnaître comme le centre national pour le développement, l’application et l’intégration des sciences géodésiques afin de répondre aux besoins des Canadiens en matière de positionnement de haute précision et de mesures de la dynamique de la Terre.

Notre mission

Notre mission est d’établir et de fournir les valeurs fondamentales de référence utilisées comme normes pour les mesures de latitude, de longitude, d’altitude et de gravimétrie partout au Canada, et d’observer les déplacements de la masse continentale pour les besoins des géosciences et de la géomatique.

En exécutant la mission qui lui est confié, la DLG permet que l’information à référence géographique au Canada, peu importe son origine ou sa localisation, soit réunie en un tout cohérent grâce à un système de coordonnées uniforme à l’échelle nationale compatible avec les normes internationales.

Un résultat connexe est une meilleure compréhension des processus terrestres, comme les changements planétaires et les aléas naturels grâce à la connaissance des variations temporelles de la géométrie et du champ gravitationnel de la Terre.

La stratégie

La Stratégie de la Division des levés géodésiques repose sur quatre piliers :

  1. Doter le pays de l’infrastructure et des systèmes géodésiques fondamentaux requis pour affirmer la sécurité des Canadiens et l’intendance des ressources naturelles et du territoire canadien.
    • Fournir l’information géodésique, les données et les outils qui permettent aux utilisateurs d’établir précisément les coordonnées des détails géographiques, des infrastructures ou des biens à travers tout le pays selon un système de référence commun (norme).
    • Maintenir l’infrastructure essentielle qui permet aux utilisateurs d’effectuer des mesures précises de la géométrie et du champ gravitationnel du territoire canadienne nécessaire à l’avancement des sciences de la Terre.
  2. Arrimer les efforts scientifiques aux trois enjeux suivants :
    • Le fondement géographique
    • L’eau et les changements climatiques
    • Les aléas naturels
    • Continuer à mettre de l’information géodésique de haute précision au service de la recherche scientifique, par l’établissement de partenariats et le recours à de l’expertise externe (secteur universitaire).
    • Se doter à l’interne d’un noyau de compétences géodésiques pour mieux contribuer aux projets scientifiques multidisciplinaires.
    • Axer les activités de recherche et développement sur les domaines suivants :
      • Solutions GNSS à grande portée
      • Déplacement de la croûte terrestre
      • Gravimétrie et modélisation du géoïde
  3. Diriger l’élaboration des normes et l’établissement des priorités.
    • Renforcer l’élaboration et l’application de normes de géoréférencement de concert avec l’industrie, le secteur universitaire, les autres ministères concernés et organismes fédéraux et la communauté internationale.
    • Collaborer avec les provinces et les territoires pour relever les défis actuels, notamment ceux concernant l’émergence de cadres de référence spatiale incohérents engendrée par la prolifération des constellations de satellites et de fournisseurs de services en positionnement.
  4. Devenir le champion du changement et mobiliser les partenaires.
    • Mettre en œuvre une collaboration scientifique nationale afin de mieux arrimer les efforts géodésiques aux enjeux et priorités qui préoccupent les citoyens.
    • Développer une synergie avec les autres ministères fédéraux qui utilisent les GNSS et officialiser cette collaboration.

Principales activités

Fondement géographique Géosciences Politiques
Fournir le système national de coordonnées géodésiques

Maintenir le Réseau canadien de normalisation gravimétrique
Le FG comprend ceci :
  • Collecte de données satellites GNSS
  • Produits et données GNSS
  • Outils en ligne pour le positionnement de précision
  • Mises à jour des coordonnées de points géodésiques
  • Services à la clientèle et sensibilisation
Arrimer le programme de la DLG aux trois priorités scientifiques suivantes :
  • Eau
  • Changement climatique
  • Aléas naturels
Fournir aux scientifiques de l’information faisant autorité au sujet de la Terre dynamique

Créer un nouveau régime national de collaboration scientifique dans lequel les efforts géodésiques sont mis en relation avec les enjeux et les priorités qui préoccupent les citoyens
Contribuer au développement et à l’application de normes pour les mesures de haute précision, le positionnement satellitaire et la gravimétrie en collaboration avec les parties suivantes :
  • Ministères fédéraux
  • Provinces et territoires
  • Universités
  • Industrie
  • Organismes et gouvernements internationaux
Résultats mesurables
Réputation de centre national de géodésie

Utilisation accrue de la navigation par satellite et de l’information gravimétrique

Amélioration de la satisfaction de la clientèle

Transfert du service de distribution des corrections GPS (GPS?C) au secteur privé d’ici avril 2011
Activités de science et technologie de la DLG mieux alignées sur les enjeux clés

Nouveaux partenariats permettant de traiter des enjeux clés

Nouveaux utilisateurs au sein du gouvernement et de la communauté scientifique

Accès au financement sur une base concurrentielle pour la recherche scientifique
Réputation des produits de référence géodésique de la DLG en tant que normes pour le positionnement et la mesure de la gravité de haute précision partout au Canada

Établissement de nouvelles collaborations avec des partenaires sur des questions d’intérêt public

Résultats

(Remarque : Le thème ou le domaine se rapportant à chacun des résultats suivants est indiqué entre parenthèses après chaque résultat.)

Principal :

L’information à référence géographique au Canada, peu importe son origine ou sa localisation, peut être réunie en un tout cohérent grâce à un système de coordonnées uniforme à l’échelle nationale compatible avec les normes internationales. (Rôle officiel)

 

Connexe :

Une meilleure compréhension des processus terrestres, comme les changements planétaires et les aléas naturels grâce à la connaissance des variations temporelles de la géométrie et du champ gravitationnel de la Terre. (Appui des géosciences)

 

Résultats intermédiaires :

  • Les interventions scientifiques impliquant divers organismes gouvernementaux sont coordonnées, la prise de décisions est éclairée et la collaboration est à la fois améliorée et centrée sur des enjeux importants (Gouvernance efficace)
  • Avancement des études scientifiques sur les variations du niveau moyen des mers, l’écoulement de l’eau et le bilan hydrologique grâce aux connaissances sur les variations de la géométrie et du champ gravitationnel de la Terre. (Eau et changements climatiques)
  • Une meilleure connaissance des risques reliés aux aléas naturels grâce à de meilleures données sur la dynamique terrestre et à de meilleurs outils géodésiques. (Aléas naturels)
  • Les positions sur le territoire canadien ou dans l’espace peuvent être déterminées avec une précision subcentimétrique par rapport à un système de référence national. (Fondement géographique)
  • Le système de référence spatiale canadien est conforme aux normes internationales et intégré dans les systèmes de référence continental et mondial. (Fondement géographique)

La science au service du Canada

Des organismes scientifiques utilisent des données, des produits et des services géodésiques pour étudier un large éventail de processus terrestres et atmosphériques. Voici les types d’activités géodésiques qui permettent d’appuyer ces études.

Établissement du cadre de référence spatial

  • Soutenir le positionnement de précision au Canada, en exploitant un réseau fondamental d’une vingtaine de stations de collecte en continu de données GNSS. Ce soutien au positionnement consiste aussi à fournir des produits de données connexes qui donnent accès au cadre de référence national à partir de techniques spatiales.
  • Travailler de concert avec d’autres organismes pour l’utilisation partagée des stations de collecte de données.
  • Maintenir et mettre à jour des procédures et des normes géodésiques ainsi que des outils logiciels connexes.
  • Coordonner des activités de normalisation et collaborer à l’élaboration de normes nationales et internationales.

Observation de la Terre dynamique

  • Observer la dynamique de la Terre à partir d’un réseau d’une centaine de stations de collecte en continu des données GNSS2 (exploitées par la DLG ou ses partenaires).
  • S’adapter aux changements apportés aux GNSS en collaborant avec des partenaires internationaux et nationaux.
  • Intégrer et tester des technologies, des solutions et des processus nouveaux.
  • Calculer et analyser les systèmes de référence mondiaux et régionaux.
  • Fournir des renseignements géodésiques pour la recherche sur les aléas naturels.

Mesure et interprétation du champ gravitationnel de la Terre

  • Soutenir la normalisation des mesures gravimétriques en exploitant la station canadienne de gravimétrie absolue.
  • Fournir les normes nationales et contribuer à la validation des missions gravimétriques satellitaires internationales, en gérant un réseau national primaire de référence gravimétrique (environ 70 stations) et le réseau de contrôle complémentaire.
  • Appuyer les activités du Secteur des sciences de la Terre se rapportant à la définition des frontières maritimes canadiennes, ainsi qu’à la découverte et au développement de nouvelles ressources énergétiques et minérales.

Intégration des données des missions gravimétriques satellitaires et modernisation du système de référence altimétrique

  • Intégrer des données fournies par les organismes partenaires et par de multiples sources afin de moderniser le système de référence altimétrique.
  • Modéliser le géoïde gravimétrique du Canada (représentation mathématique de la surface coïncidant avec le « niveau moyen des mers »).
  • Contribuer aux activités du Secteur des sciences de la Terre se rapportant à la cartographie des eaux souterraines, à la sécurité de l’approvisionnement énergétique du Canada et au renforcement de la résilience relativement aux changements climatiques.
  • Renseigner les parties intéressées au sujet de l’initiative visant à moderniser le système de référence altimétrique : activités de promotion et d’éducation menées en partenariat avec des organismes géodésiques provinciaux et territoriaux.

Leadership et coordination des politiques

  • Présider le comité de géodésie fédéral-provincial.
  • Présider un réseau national de sciences géodésiques.
  • Soutenir activement la coordination des activités liées aux GNSS entre les ministères fédéraux.
  • Assurer la communication avec l’industrie.

Information et services à la clientèle

  • Faire des recherches et répondre aux demandes d’information géographique et géodésique.
  • Fournir et maintenir l’accès à des produits de données, à de l’information et à des solutions en temps réel et archivés, tirés de la base de données du Système canadien de référence spatiale.
  • Offrir à la clientèle un soutien technique et un service d’information.
  • Fournir à l’industrie l’accès à des applications et à des solutions de positionnement de précision pour le développement de produits et services commerciaux à valeur ajoutée.

Nos forces

Nos gens

Nos gens, leurs connaissances et leurs compétences constituent notre plus grande force et notre meilleur gage de réussite.

Pour réussir, la Division des levés géodésiques (DLG) devra à la fois gérer autrement les ressources en place et attirer de nouveaux candidats qualifiés. Nous améliorerons la gestion de nos ressources humaines en utilisant la technologie et l’automatisation pour être plus efficaces. Ces gains en efficacité nous permettront de réaffecter des employés aux priorités mentionnées précédemment. Nous concevrons également des projets et constituerons des équipes scientifiques en fonction des enjeux clés.

Toutefois, nous devons également renouveler nos effectifs. Nos statistiques démographiques indiquent que la DLG pourrait connaître un taux d’attrition de plus de 40 p. 100 en cinq ans et de plus de 70 p. 100 en dix ans. Le recrutement de personnel hautement qualifié et de scientifiques constituera donc une priorité pour le renouvellement de la DLG. Notre stratégie implique une accentuation du leadership scientifique de la DLG qui se manifestera dans les compétences et l’expertise de nos futurs employés.

L’innovation

La gestion du système de référence géodésique d’un pays qui compte parmi les plus étendus du monde a présenté et présente toujours des défis importants. Ceux-ci sont amplifiés par le fait que la DLG fonctionne avec un budget plutôt modeste en comparaison de celui d’autres pays avancés.

Malgré ces contraintes, la DLG a mis à profit son expertise unique et hautement spécialisée pour devenir un innovateur de premier ordre. Nos réalisations ont profité à la population et à l’industrie canadienne et ont également eu des répercussions à l’étranger. La DLG réussit parce qu’elle met à profit le progrès technologique mondial et exploite les possibilités de collaboration, ce qui constitue un milieu favorable à l’innovation.

Voici des exemples d’innovations de la DLG :

  • développement et implantation d’un service de corrections GPS de grande portée;
  • amélioration des mesures et des instruments de gravimétrie absolue;
  • élaboration d’algorithmes pour le positionnement ponctuel de précision en mode autonome;
  • développement de processus pour valider les données des missions gravimétriques satellitaires.

De plus, la DLG produit et facilite des innovations qui profitent à d’autres secteurs. Le transfert de temps de haute précision, la spatiométéorologie, la télédétection atmosphérique et la cartographie des eaux souterraines sont des exemples d’innovation. Ce sont des domaines où s’effectue de la recherche-développement de pointe à l’échelle internationale, dont les résultats auront une profonde influence sur l’accroissement des capacités géodésiques mondiales futures.

La collaboration

La stratégie des levés géodésiques s’articule autour de la nécessité pour la DLG de recentrer ses activités de recherche-développement (R-D). Sur quoi allons-nous recentrer nos activités? Sur les éléments de notre mandat où la DLG apporte une contribution unique au positionnement et aux mesures de haute précision. Ce recentrage des efforts exige une revitalisation de la collaboration avec les autres organisations qui poursuivent activement des études scientifiques et des travaux de recherche-développement.

Déjà, la DLG s’emploie à établir des liens avec le secteur universitaire canadien et d’autres ministères et organismes. De plus, la DLG collabore à l’échelle internationale avec le National Geodetic Survey (NGS) de l’Administration américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA) et avec les services techniques sous les auspices de l’Association internationale de géodésie (AIG). Profitant à la DLG et aux Canadiens depuis de nombreuses années, notre participation proactive avec d’autres organismes se poursuivra dans des domaines clés. Ces domaines seront déterminés par des priorités gouvernementales telles qu’une bonne gouvernance, favoriser les possibilités économiques, ainsi que la sûreté et la sécurité des Canadiens.

La collaboration prend toute son importance si l’on considère les contraintes financières qui touchent les initiatives publiques en sciences et technologie de nos jours. Étant donné que les nouveaux mécanismes de financement public favorisent la collaboration multisectorielle, la DLG devra miser davantage sur de nouveaux partenariats avec les universités et autres organismes pour tirer profit de l’expertise géodésique, de même que pour avoir du succès dans la course au financement dans le futur.

La DLG doit s’efforcer d’augmenter la pertinence de ses activités et se faire reconnaître à cet égard. Pour atteindre et maintenir cet objectif, la DLG doit établir des partenariats avec des scientifiques qui ont un large éventail d’expertise. Ces partenariats permettront à la DLG de s’attaquer à d’importantes questions d’intérêt public qui sont de plus en plus complexes.

Un passé empreint de fierté et un avenir riche de promesses

Depuis la Confédération, le gouvernement du Canada a établi un réseau de repères géodésiques qui servent de référence aux activités d’arpentage et cartographie. Depuis l’époque où les arpenteurs fédéraux ont ouvert l’Ouest canadien à la colonisation, le Canada s’est fié sur ce cadre de référence faisant partie intégrante de l’infrastructure nationale du Canada. En 1909, le gouvernement a créé par décret les Levés géodésiques du Canada et a mandaté cet organisme pour déterminer les positions (et les altitudes) de points de référence, à la grandeur du pays, avec la plus grande exactitude possible.

En plus d’améliorer la façon dont la Division des levés géodésiques (DLG) répond aux besoins en références géodésiques, les avancées technologiques ont aussi permis à la Division de mesurer avec précision les déformations du continent à grande échelle et les variations gravimétriques consécutives à la redistribution des masses souterraines. Pour un grand nombre d’enjeux importants pour les Canadiens, qu’il s’agisse de l’étude des impacts des changements climatiques, de l’évaluation des risques de tremblement de terre ou de la gestion de l’eau par une entreprise de production d’énergie hydroélectrique, on dépend maintenant de cette capacité d’observer les changements. Les progrès technologiques rapides et continus s’accompagnent d’une augmentation des possibilités d’utiliser l’information et les solutions géodésiques de haute précision pour répondre à des besoins de ce type. La concrétisation de ce potentiel déterminera la pertinence des activités de la DLG pour les Canadiens au cours de la prochaine décennie.

Sommaire

Alors que la Division des levés géodésiques (DLG) célèbre son centenaire, elle doit se concentrer sur son avenir riche de promesses tout en bâtissant sur son passé riche en réalisations.

Pendant la majeure partie de son existence, la DLG a fourni des données de positionnement aux arpenteurs, aux cartographes et autres. L’avènement récent de la technologie du système de positionnement global (GPS) a rendu ce type de positionnement relativement simple et peu coûteux. Ce changement technologique fait en sorte que la DLG doit maintenant satisfaire aux exigences particulières liées aux géosciences tout en répondant à un nombre plus important d’utilisateurs du positionnement.

Parallèlement, la Division risque de perdre jusqu’à 70 p. 100 de ses employés au cours des dix prochaines années en raison de l’attrition. Pour demeurer pertinente, la DLG doit à la fois attirer de nouveaux employés qualifiés et se concentrer sur les quatre principaux domaines faisant partie de son mandat, à savoir :

  • Doter le pays de l’infrastructure et des systèmes géodésiques fondamentaux requis pour affirmer la sécurité des Canadiens et l’intendance des ressources naturelles et du territoire canadien.
  • Arrimer les efforts scientifiques aux trois domaines prioritaires suivants :
    • Le fondement géographique
    • L’eau et les changements climatiques
    • Les aléas naturels
  • Diriger l’élaboration des normes et l’établissement des priorités.
  • Se faire le champion du changement et mobiliser les partenaires.

La DLG compte se concentrer sur les domaines énumérés précédemment et collaborer avec les universités, les scientifiques et autres organismes dans le but de maintenir la pertinence de ses activités pour les Canadiens. Elle y parviendra en continuant de fournir des services qui contribuent au bien-être économique et social du pays.

1Le niveau moyen des mers est établi par convention soit à l’échelle nationale, continentale, ou globale.
2Le GPS est actuellement le seul GNSS entièrement opérationnel. La Russie est en train de remettre en service son système de navigation par satellite, le GLONASS. L’Union européenne commence à déployer le sien, Galileo, qui devrait devenir opérationnel en 2013.