Noms géographiques de la Nouvelle-Écosse

Cape Breton

Cette région métropolitaine de recensement, comme d'ailleurs l'île où elle est située, tire son nom de la pointe la plus orientale de l'île.

Plusieurs théories ont été avancées quant à l'origine de ce toponyme. La plus courante veut que le lieu ait été désigné d'après les Bretons de Bretagne, qui ont été parmi les premiers à venir pêcher dans la région. Dans son argumentation pour démontrer que John Cabot a débarqué au cap, William Francis Ganong souligne qu'au XVIe siècle, le mot « Breton » s'employait pour désigner les Anglais. Citant le Concise Oxford Dictionary, il mentionne qu'à cette époque, « the English themselves at least, Bretons, Brytons, or Bretones ».

Une dernière théorie attribue au nom une origine basque. Dans l'ancienne province basque des Landes, située entre Bordeaux et Bayonne, se trouvaient une ville importante et une forteresse du nom de « Cap Breton ». Avec le temps, l'envasement de l'embouchure de la rivière Adour, qui coule à proximité, a réduit la ville à l'état d'un village peu important; toutefois, le cap est demeuré. On pense que le cap Breton a été nommé ainsi parce que des pêcheurs basques se rappelaient la dernière terre qu'ils avaient vue sur la côte est de la France, où se trouve le cap Breton d'origine. Une chose est sûre, cependant, c'est que des pêcheurs basques ont bel et bien fréquenté le littoral du cap Breton et de Terre-Neuve avant 1600. En l'absence de preuve documentaire, la thèse de l'origine basque du nom, bien que tout à fait plausible, ne peut être vérifiée. La thèse de l'origine bretonne demeure donc la plus convaincante.

Source : Hamilton, William B. (1996). Place Names of Atlantic Canada, University of Toronto Press, Toronto, pp. 302-303.

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Truro

Ville située à l'emplacement qui était occupé par la colonie acadienne de Cobequid avant 1755. Au cours de ses voyages en Amérique du Nord, John M'Gregor a décrit cette agglomération comme « le plus beau village de la Nouvelle-Écosse et, d'aussi loin que je me souvienne, le plus joli que j'aie vu en Amérique ». Le nouveau nom fut suggéré en 1759 lorsque des gens de la Nouvelle-Angleterre et des Écossais ulstériens vinrent s'établir dans la région. Nommée d'après Truro, chef-lieu de la Cornouailles (Cornwall), en Angleterre, cette ville est souvent appelée la « ville-pivot » (Hubtown), en raison de sa situation stratégique par rapport au reste de la province.

Source : Hamilton, William B. (1996). Place Names of Atlantic Canada, University of Toronto Press, Toronto, p. 411.

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New Glasgow

Située sur la rivière East, cette ville a été nommée d'après la ville écossaise de Glasgow par William Fraser, qui a été le premier à l'arpenter. De la ferme qu'il habitait à Frasers Mountain, il pouvait observer l'emplacement de la future ville, et dans le panorama qui se déroulait devant lui, « il entrevit une autre rivière Clyde (la rivière East) et une autre Glasgow », nous dit l'auteur de l'ouvrage cité en référence.

Source : Hamilton, William B. (1996). Place Names of Atlantic Canada, University of Toronto Press, Toronto, p. 370.

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Kentville

Cette ville a été construite sur le site d'une ancienne colonie acadienne, à la hauteur d'un passage guéable de la rivière des Habitants (aujourd'hui Cornwallis River). En juin 1794, le prince Édouard, duc de Kent (1767-1820), le père de la reine Victoria, s'arrêta dans la région alors qu'il se rendait à Annapolis Royal. En 1826, les habitants décidèrent, par un vote, de remplacer le nom « Horton Corner » par « Kentville » en souvenir de cette visite royale. Deux ans plus tard, Joweph Howe (1804-1873) relatait dans ses Western Rambles : « nous approchons du village de Kentville... il est blotti au fond d'une vallée et compte une trentaine d'habitations; près de son centre, les rue Horton et Cornwallis se croisent, d'où l'ancien nom de Horton Corner » (traduction).

Source : Hamilton, William B. (1996). Place Names of Atlantic Canada, University of Toronto Press, Toronto, pp. 341-342.

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