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Analyses des impacts de l’érosion glaciaire sur les affleurements de l’île de Baffin et l’est de l’Arctique canadien à l’aide de système d’information géographique (SIG)

Résumé : Les impacts de l’érosion par d’anciens glaciers sur les surfaces à faible relief du socle rocheux dans les boucliers de l’hémisphère nord ne sont pas bien compris. Le présent article évalue les impacts variables de l’érosion glaciaire sur une partie de l’île de Baffin, dans l’est de l’Arctique canadien, entre les latitudes 68° et 72°N et les longitudes 66° et 80°W. Ce bloc incliné du socle a été recouvert à de nombreuses reprises par l’Inlandsis laurentidien au cours du Cénozoïque tardif. L’impact de l’érosion par le glacier est étudié par des analyses de système d’information géographique (SIG) utilisant deux paramètres géomorphologiques : la densité des lacs et la rugosité du terrain. Les configurations résultantes sont généralement conformes aux données publiées d’autres études de télédétection, d’observations géologiques, d’âges d’exposition cosmogénique et de la distribution de l’indice d’altération chimique pour les tills. La densité des lacs et la rugosité du terrain sont donc démontrées être des indicateurs quantitatifs utiles des impacts variables de l’érosion par les glaciers à travers l’île de Baffin. [Traduit par la Rédaction]

Données SIG d’entrée : Les modèles numériques d’élévation (MNE) ont été obtenues de GéoGratis. Les données numériques d’élévation du Canada (DNEC) sont constituées de quadrillages d’élévations du terrain à intervalles réguliers. Les sources de données des DNEC à l’échelle  de 1/50 000 proviennent  des entités hypsographiques et hydrographiques de la Base nationale de données topographique (BNDT), des données de position, à diverses échelles acquissent des provinces et territoires, ou des images de télédétection.

Lire l’article intégral (anglais seulement)

L’impact de l’érosion par le glacier sur l’Île de Baffin

L’impact de l’érosion par le glacier sur l’Île de Baffin est indiqué à l’aide d’une échelle de couleur. L’échelle de couleur montre l’impact de l’érosion de la plus faible à la plus forte, allant du gris (plus faible) jusqu’au noir (plus fort) en passant par le violet et le rouge.

L’impact de l’érosion par le glacier sur l’Île de Baffin

L’impact de l’érosion par le glacier sur l’Île de Baffin est indiqué à l’aide d’un X aux endroits où elle est plus intense, en rouge dans les zones où l’impact est plus élevé et en vert dans les zones où elle est plus faible. Les voies de drainage de la glace sont indiquées à l’aide de flèches noires.

La géomatique au service de vols de ballons stratosphériques

Gonflage d’un ballon stratosphérique

Figure 1 : Gonflage d’un ballon stratosphérique

Par Philippe Vincent, responsable des données SIG du programme Stratos de l’Agence spatiale canadienne

Dans le cadre d’un partenariat avec l'Agence spatiale française (Centre national d'études spatiales, ou CNES), l'Agence spatiale canadienne (ASC) a inauguré, en juin 2012, sa nouvelle base de moyenne latitude dédiée au lancement de ballons stratosphériques, à Timmins, en Ontario.

Ils évoluent à une altitude qui est trop basse pour être couverte par les satellites  (400 km et plus), trop élevée pour les avions (14 km et moins) et  est traversée trop rapidement par les fusées-sondes.

Ils peuvent servir à recueillir un large éventail de données importantes relatives à l'environnement terrestre et à l'atmosphère, ou encore à scruter l'univers à des fins de recherche astronomique.

Retombées

L'entente ASC- CNES permet au Canada d'offrir annuellement à sa communauté d'utilisateurs de fréquentes occasions de vols sur les ballons stratosphériques  du CNES, à partir d’ici et ailleurs dans le monde. Les ballons procurent une nouvelle  plateforme jusqu’à 40 fois moins chère que l’utilisation d'un satellite ou d'un lanceur. Les chercheurs et les ingénieurs canadiens  y  testent des technologies et font ainsi progresser les sciences spatiales.

L’utilisation des données géospatiales

L’utilisation des données géospatiales comporte deux volets.

  1. Volet sécurité

    Ce volet est appliqué durant la phase de vol et consiste à identifier les zones ou les territoires à éviter lors de la retombée afin d’éviter des dommages corporels (zones habitées), des bris d’infrastructure (énergie, transport…) et les territoires de protection (zones écologiques).

  2. Volet récupération

    Ce volet débute durant la phase de vol et se poursuit après l’atterrissage des composantes sous parachute. Il permet à l’équipe de récupération de définir la tenure (publique, privée), la juridiction du territoire ainsi que l’itinéraire pour se rendre aux sites d’atterrissage.

Carte en appui au volet sécurité durant la phase de vol. La carte renferme des données sur des infrastructures ainsi qu’une marge autour des zones populeuses. En jaune, un exemple de trajectoire avec sa zone de retombée.

Figure 2 : Carte en appui au volet sécurité durant la phase de vol. La carte renferme des données sur des infrastructures ainsi qu’une marge autour des zones populeuses. En jaune, un exemple de trajectoire avec sa zone de retombée.

 

Étant tributaires des vents, les vols peuvent durées de 8 à 14 heures et les ballons peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres. Pour cela, les données géospatiales couvrent la totalité des provinces de l’Ontario et du Québec. Les sources de données proviennent des sites web GéoBase et GéoGratis, plus spécifiquement des collections CanVec, BNDT et d’autres sources externes. Le Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre fût d’une aide précieuse pour la réalisation de la base de données.

Pour plus de renseignements, voir le programme Stratos du site Web de l’Agence spatiale canadienne.