Le quadrillage UTM - Quadrillage rectangulaire

À un moment ou un autre, la plupart d'entre nous avons eu à consulter un plan de ville pour trouver l'emplacement d'une rue. Ces plans sont habituellement quadrillés par des lignes horizontales et verticales. Les carreaux du quadrillage sont identifiés à l'aide de lettres et de nombres dans les marges. La combinaison d'une lettre et d'un nombre, par exemple «B-7» désigne le carreau formé par l'intersection des lignes délimitant la colonne B et la rangée 7; et c'est là que se trouve la rue cherchée.

Ce système fonctionne assez bien pour les plans de ville et les cartes routières sur lesquels les noms de rues, de villes, etc. sont clairement imprimés. Cependant, sur la plupart des cartes topographiques, plusieurs éléments ne sont pas nommés et un tel système ne serait pas assez précis. Un ingénieur pétrolier souhaitant par exemple décrire l'emplacement d'un puits de pétrole sur une partie plane d'une prairie ne trouverait pas très satisfaisant de dire que ce puits se trouve quelque part à l'intérieur d'une étendue de 25 kilomètres carrés. Les tacticiens militaires ont également besoin d'un système exact qui leur permette de localiser très précisément les lieux sur les cartes. Ce sont ces exigences qui ont mené à l'élaboration du quadrillage rectangulaire sur les cartes.

Ce quadrillage utilise comme élément fondamental de désignation non pas des carrés, comme les plans de ville, mais des lignes. Celles-ci sont normalisées sur toutes les cartes UTM. Puisqu'elles sont tracées sur nos «pelures d'orange» après que les bandes ont été aplaties, les lignes du quadrillage sont parfaitement rectilignes et ne présentent aucune déformation. Les lignes de base du quadrillage, horizontales aussi bien que verticales, sont tracées à 100 000 mètres d'intervalle (100 km, ou environ 62 milles).

Toutes les lignes verticales sont parallèles au méridien central de chaque zone, c'est-à-dire, le méridien qui occupe le centre de chaque zone laissant exactement trois degrés de longitude de chaque côté. Toutes les lignes horizontales courent parallèlement à l'équateur (voir la figure 1 ci-après). Il ne faut pas oublier que les parallèles de latitude paraissant sur nos cartes UTM ne sont plus parallèles à l'équateur, ni parallèles l'un à l'autre, puisqu'ils ont été légèrement déformés au cours de l'aplatissement. L'équateur lui-même n'est pas déformé par la projection de Mercator transverse.

Figure 1

Zone UTM avec les carrés superposé
[version textuelle - figure 1]

Les carrés formés par l'intersection des lignes à 100 000 mètres d'intervalle sont presque toujours subdivisés par des lignes à 10 000, 1 000 et parfois 100 mètres d'intervalle, selon l'échelle et le but de la carte. La plupart des cartes représentent moins que la largeur d'une zone UTM, mais les renseignements reportant la carte à la zone appropriée et indiquant l'espacement des lignes du quadrillage sont toujours fournis dans la marge, par exemple :

QUADRILLAGE UNIVERSEL TRANSVERSE DE MERCATOR DE MILLE MÈTRES, ZONE 17

L'avantage du quadrillage rectangulaire UTM réside dans le fait que l'utilisation d'un code bref, qui consiste en numéros de zones et de lignes du quadrillage, permet de désigner n'importe quel endroit au Canada, même si ce point n'est par ailleurs pas identifié sur la carte. Deux systèmes permettant la désignation des endroits par rapport au quadrillage rectangulaire figurent sur les cartes du SNRC.


Cette information mise à jour est extraite de la publication intitulée Le quadrillage universel transverse de Mercator de la Direction des levés et de la cartographie du ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources du Canada, Ottawa, © 1969, l'Imprimeur de la Reine.