Plage Martinique, Nouvelle Écosse

Introduction
La plage Martinique est située à 50 km à l'est de Halifax entre les baies Petpeswick et Musquodoboit. D'une longueur de 3,5 km, elle est constituée d'une avant-plage en pente douce adossée à l'unique cordon dunaire principal de l'arrière-plage.

Vue aérienne de la plage Martinique de 1976 (de R. Bélanger, IOB) montrant lemplacement de huit lignes de levés du profil littoral transversal. À la suite de l'ouragan Juan, des levés du profil transversal ont été effectués aux lignes 1 à 4 et en travers de la brèche qui a été ouverte en 1998 à la ligne 6. Les lignes 1 à 3 nont fait lobjet daucun levé depuis juin 1999.

Vue aérienne de la plage Martinique de 1976 (de R. Bélanger, IOB) montrant l’emplacement de huit lignes de levés du profil littoral transversal. À la suite de l'ouragan Juan, des levés du profil transversal ont été effectués aux lignes 1 à 4 et en travers de la brèche qui a été ouverte en 1998 à la ligne 6. Les lignes 1 à 3 n’ont fait l’objet d’aucun levé depuis juin 1999.

Les dégâts causés par le vent, les vagues et l'inondation de l'infrastructure du parc, comme les trottoirs de bois, les toilettes et les aires de pique-nique, sont les impacts les plus évidents de l'ouragan Juan. La montée des vagues a rendu la dune d'arrière-plage escarpée dans plusieurs endroits et/ou a coupé, rabattu ou écrasé sa végétation. L'érosion de la dune était plus importante dans les endroits où se trouvaient des sentiers d'accès à la plage ou là où des débris flottants plus gros avaient été rejetés contre le front de la dune par la mer. Les vagues se sont engouffrées vers le haut de la pente, entaillant sur leur passage les côtés des sentiers, et les débris flottants plus gros ont canalisé l'affouillement causé par les vagues vers le front de la dune

Vue de la plage Martinique, près du parc de stationnement 2, où les vagues ont inondé et entaillé la dune plus basse qui sétait édifiée vers la mer depuis 1999, ont déposé des galets, ont affouillé lancien front de dune et ont endommagé les marches daccès. La flèche indique la ligne de débris déposés sur le rivage à une hauteur de 3,2 m.

Vue de la plage Martinique, près du parc de stationnement 2, où les vagues ont inondé et entaillé la dune plus basse qui s’était édifiée vers la mer depuis 1999, ont déposé des galets, ont affouillé l’ancien front de dune et ont endommagé les marches d’accès. La flèche indique la ligne de débris déposés sur le rivage à une hauteur de 3,2 m.

Profil littoral transversal : Un exemple dévolution de la plage provoquée par louragan Juan le long de la ligne 2 de la plage Martinique. Le haut de plage a été affouillé, mais le front de la dune a peu changé depuis 1999.

Profil littoral transversal : Un exemple d’évolution de la plage provoquée par l’ouragan Juan le long de la ligne 2 de la plage Martinique. Le haut de plage a été affouillé, mais le front de la dune a peu changé depuis 1999.

Vue vers louest de la ligne 2 de la plage Martinique, prise le 11 juin 1999 et montrant la colonisation la base du front de la dune fixée par la végétation

Vue vers l’ouest de la ligne 2 de la plage Martinique, prise le 11 juin 1999 et montrant la colonisation la base du front de la dune fixée par la végétation

Vue vers louest de la ligne 2 de la plage Martinique, prise le 3 octobre 2003 et montrant les conséquences de louragan Juan qui a affouillé le haut de plage et la nouvelle dune et a fait reculer le front de la dune fixée..

Vue vers l’ouest de la ligne 2 de la plage Martinique, prise le 3 octobre 2003 et montrant les conséquences de l’ouragan Juan qui a affouillé le haut de plage et la nouvelle dune et a fait reculer le front de la dune fixée..

À la ligne 4, les vagues ont submergé la crête de la dune dont la hauteur était de 5,1 m. La ligne bleue représente un levé effectué en avril 2003 et la ligne noire, le levé effectué le 3 octobre 2003, après louragan Juan. Le seul changement important subi par le profil littoral de la plage était laccrétion de sédiments sur toute la largeur du bas de la zone intertidale (voir les photos ci-dessous)

À la ligne 4, les vagues ont submergé la crête de la dune dont la hauteur était de 5,1 m. La ligne bleue représente un levé effectué en avril 2003 et la ligne noire, le levé effectué le 3 octobre 2003, après l’ouragan Juan. Le seul changement important subi par le profil littoral de la plage était l’accrétion de sédiments sur toute la largeur du bas de la zone intertidale (voir les photos ci-dessous)

Vue de la plage Martinique à la ligne 4 prise en avril 2003 et montrant les conditions après lhiver.

Vue de la plage Martinique à la ligne 4 prise en avril 2003 et montrant les conditions après l’hiver.

Vue de la plage Martinique à la ligne 4 prise le 3 octobre 2003, après louragan Juan. Laspect du front de dune, avec sa végétation aplatie et sa ligne de démarcation bien définie, est semblable à celui quon peut voir sur la photo montrant les conditions après lhiver.

Vue de la plage Martinique à la ligne 4 prise le 3 octobre 2003, après l’ouragan Juan. L’aspect du front de dune, avec sa végétation aplatie et sa ligne de démarcation bien définie, est semblable à celui qu’on peut voir sur la photo montrant les conditions après l’hiver.

Site de la brèche ouverte dans le cordon en 1998 :
Des photographies et un levé transversal d'est en ouest de la brèche ont révélé certains des changements survenus sur le site de la brèche où le sable s'accumulait lentement depuis que la brèche s'était ouverte en février 1998. Les lignes de débris flottants rejetés par la mer pendant l'ouragan Juan atteignaient une hauteur de 2,5 m le long du front de dune adjacent.

Des levés répétitifs sur toute la largeur de la brèche de 1998 ont révélé un changement net variable de moins de +/- 0,3 m depuis avril 2003. La brèche a été submergée par les vagues, et une certaine quantité des sédiments qui sy étaient accumulés depuis avril a été transportée vers la lagune à lintérieur des terres, mais la végétation a retenu la majeure partie des matériaux. Le premier levé réalisé en juin 1999 est présenté pour montrer laugmentation nette de lensablement au cours des quatre dernières années à lextrémité ouest de la brèche où sest formé le chenal principal de déferlement des vagues en 1998

Des levés répétitifs sur toute la largeur de la brèche de 1998 ont révélé un changement net variable de moins de +/- 0,3 m depuis avril 2003. La brèche a été submergée par les vagues, et une certaine quantité des sédiments qui s’y étaient accumulés depuis avril a été transportée vers la lagune à l’intérieur des terres, mais la végétation a retenu la majeure partie des matériaux. Le premier levé réalisé en juin 1999 est présenté pour montrer l’augmentation nette de l’ensablement au cours des quatre dernières années à l’extrémité ouest de la brèche où s’est formé le chenal principal de déferlement des vagues en 1998

Vues répétitives de lentrée dune large brèche qui sest ouverte dans la plage Martinique en février 1998 montrant, A) les conditions après lhiver, le 14 avril 2003;

Vues répétitives de l’entrée d’une large brèche qui s’est ouverte dans la plage Martinique en février 1998 montrant, A) les conditions après l’hiver, le 14 avril 2003;

la brèche de 1998, le 31 juillet 2003 montrant laccumulation de sable et la colonisation des dunes par la végétation herbacée depuis avril 2003;

la brèche de 1998, le 31 juillet 2003 montrant l’accumulation de sable et la colonisation des dunes par la végétation herbacée depuis avril 2003;

la brèche de 1998, le 9 octobre 2003, après louragan Juan qui a provoqué des vagues qui ont submergé la végétation et lont enfouie partiellement. La végétation herbacée survivra et repoussera au cours de la prochaine saison si les tempêtes hivernales ne sont pas trop violentes.

la brèche de 1998, le 9 octobre 2003, après l’ouragan Juan qui a provoqué des vagues qui ont submergé la végétation et l’ont enfouie partiellement. La végétation herbacée survivra et repoussera au cours de la prochaine saison si les tempêtes hivernales ne sont pas trop violentes.