Notre santé
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Le climat influe sur notre santé tout comme sur bien d'autres aspects. La température, l'humidité et même la pression atmosphérique peuvent avoir des effets sur la façon dont nous nous sentons.
Chauffé à blanc!
Les modèles du climat du globe suggèrent que, dans les 50 prochaines années, le sud de l'Ontario connaîtra des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus longues. Un nombre accru de jours chauds (température supérieure à 35 °C) pourrait multiplier les risques de problèmes de santé liés au stress thermique, notamment chez les personnes âgées, les enfants en bas âge et les personnes souffrant de troubles respiratoires chroniques, tels que l'asthme.
Actuellement, dans le sud de l'Ontario, les températures sont supérieures à 35 °C en moyenne 10 jours par année. Ce nombre pourrait grimper jusqu'à 46 d'ici le milieu du siècle. Par surcroît, l'effet d'îlot thermique urbain exacerbera la situation dans bon nombre de nos villes.

(modifié de Oke, 1976)
L'effet d'îlot thermique se produit lorsque la végétation naturelle est remplacée par des surfaces qui absorbent la chaleur, comme les toits et les murs de bâtiments et les trottoirs. Ainsi, dans les villes, les températures seront de plusieurs degrés supérieures à celles des régions rurales avoisinantes.

Un réchauffement du climat et un allongement des périodes sans gel peuvent entraîner la propagation depuis des climats chauds de nouvelles maladies, comme la maladie de Lyme, la fièvre hémorragique du West Nile et la malaria.
Nombre de jours où les concentrations d'ozone sont supérieures à 82 parties par milliard (ppb)
L'un des endroits au Canada où les concentrations d'ozone sont les plus élevées est le corridor Québec-Windsor. Un adulte en santé exposé pendant quatre heures à des concentrations d'ozone supérieures à 82 ppb peut souffrir de dommages permanents aux poumons.

(Environnement Canada)
Un petit air impur
La combinaison de polluants urbains, de température et de rayonnement solaire étant à l'origine de la formation du smog, il est probable que le réchauffement diurne des températures augmentera la fréquence et l'étendue du problème de smog urbain.
Le saviez-vous?
Les températures extrêmes en hiver et en été causent plus de décès que les phénomènes météorologiques violents, tels que les tornades, le blizzard et les inondations.

(Photothèque de RNCanada)
Le saviez-vous?
Les véhicules produisent le tiers des émissions de bioxyde de carbone générées par les activités humaines. En outre, dans les milieux urbains, ils produisent jusqu'à trois-quarts des polluants qui, une fois combinés, forment l'ozone au niveau du sol, ingrédient principal du smog.
Références
Auld, H., MacIver, D., and Taylor, M., 1999: Climate change and the conservation challenge; Environment Canada.
Oke, T.R., 1976: Inadvertent modification of the city atmosphere and the prospects for planned urban climates; in Proceedings, Symposium on Meteorology Related to Urban and Regional Land-Use Planning, Asheville, North Carolina; World Meteorological Organization, Geneva, Switzerland, p. 151-175.