Demander à RNCan – Pipelines 101

 
 

Pour en savoir davantage :

Transcription :

  • Animateur : Bienvenue à une autre émission de « Demandé à RNCan », une série d’émissions balado ou on discute le travail qui se fait ici à Ressources naturelles Canada, ou RNCan pour les intimes. Le concept de l’émission est le suivant : on vous présente un sujet, on en discute avec un de nos experts de RNCan, et ensuite on vous laisse poursuivre la conversation dans les réseaux sociaux. À la fin de l’épisode, si vous avez des questions sur le sujet qu’on va couvrir aujourd’hui, on vous invite à nous en parler sur Twitter avec le mot-clic #DemandezÀRNCan. Notre expert fera de son mieux pour répondre à toutes les questions pertinentes.
  • C’est bon? Parfait. Allons-y..
  • Le but de l’émission d’aujourd’hui n’est pas de débattre la relation de notre société avec les combustibles fossiles. Nous allons plutôt vous présenter de l’information objective sur les pipelines afin que vous puissiez ensuite participer activement aux discussions sur le sujet.
  • Pour accomplir ceci, nous avons invité Richard Godin, Conseiller Principale à la Division des Pipelines ici à RNCan. Richard, merci d’être avec nous aujourd’hui.

Richard Godin

  • C’à me fait plaisir.

Animateur

  • Commençons par le portrait global. Est-ce que pouvez nous donner un aperçu de la situation des pipelines au Canada en général? C’est quoi leurs fonctions et pourquoi est-ce qu’on en a besoin?

Richard Godin

  • Présentement, le pétrole et le gaz sont essentiels à notre mode de vie. Les pipelines permettent donc de reliés les lieux de production de pétrole et gaz aux lieux de consommation. C’est certainement le moins couteux et le plus sûr.
  • Il y a deux principaux types de pipelines, sois les oléoducs qui servent à transporter du pétrole ou des produits pétrolier et les gazoducs pour le gaz naturels. Au Canada on retrouve, en ce moment, environs 760 000 kilomètres de conduite, ce qui comprend des réseaux de collectes dans les champs de production qui permet de recueillir le pétrole et le gaz des puits de production. Ça comprend également de grandes canalisations servant au transport sur longue distance, c’est-à-dire de transport des régions productrices au marchés de consommations et, finalement, ça comprends aussi les réseaux de distribution de gaz naturels qui amène le gaz jusqu’aux maisons au moyen de tuyaux qui sont de la grandeur de boyaux d’arrosages.

Animateur

  • Les pipelines sont situés où? Je pose la question parce que, personnellement, je crois ne pas jamais en avoir déjà vu.

Richard Godin

  • On en trouve dans la plupart des provinces et territoires. Mais, toute fois, on ne les voit pas parce qu’ils sont enfouis sous terre ce qui aide à les protégés. Pour ce qui est des grandes canalisations, ils sont situés principalement sous des terres agricoles et dans des milieux naturels éloignés. On retrouve aussi quelques tronçons en milieux habitée.

Animateur

  • Si je comprends bien, la réglementation des pipelines est la responsabilité du gouvernement fédérale, mais aussi des gouvernements provinciaux. C’est bien ça?

Richard Godin

  • Le gouvernement du Canada a la compétence sur les pipelines qui franchissent les limites provinciales ou des frontières internationales. Des 760 000 kilomètres de pipelines au Canada, à peu près dix pourcent sont de compétences fédérales, surtout les grandes canalisations pour le transport sur longue distance. Les autres disciplines sont du ressort des gouvernements provinciaux et territoriaux parce qu’ils se trouvent entièrement à l’intérieure de leurs territoires. On parle ici des réseaux de collecte ou des champs de production de certains grand pipelines et certains grand oléoducs en Alberta et en Saskatchewan et, bien entendu, des réseaux de distribution de gaz naturel.

Animateur

  • C’est quoi le rôle du gouvernement du Canada et de RNCan dans la réglementation de pipelines?

Richard Godin

  • Le gouvernement du Canada applique la politique fédérale sur les pipelines qui est formulé sous le leadership de notre ministre, du ministre des ressources naturelles. Un élément clé de la politique est la création de l’Office nationale de l’énergie, qui est un organisme indépendant qui réglemente les pipelines sous compétences fédérale.
  • Au niveau du ministère, on cherche à soutenir le ministre dans ses fonctions en informant des développements dans l’industrie pipelinière, en prodiguant des conseils concernant des enjeux émergeants et en proposant des améliorations à la politique existante. Le dernier changement majeur à la politique a été la Loi sur la sureté des pipelines qui est entrée en vigueur en été 2016. Faut noter aussi que le ministère fait beaucoup de travail scientifique, notamment sur les propriétés chimiques du pétrole qui est transporté dans des pipelines et sur l’intégrité des pipelines, par exemple sur la métallurgie  des pipelines.

Animateur

  • Tu as mentionné l’Office nationale de l’énergie. C’est quoi au juste leurs responsabilités lorsque ça vient aux pipelines?

Richard Godin

  • Lorsque la construction d’un grand pipeline est proposée, l’Office effectue un examen approfondi de l’application, de la demande, ce qui comprend une évaluation environnementale et des audiences publiques. Il publie ensuite un rapport discutant de la nécessité du pipeline et des conditions qui garantirais sa sécurité. L’Office présente alors une recommandation au ministre pour décision par le gouvernement.
  • Pour ce qui est des pipelines existant, l’Office s’assure qu’ils sont exploités de manière correcte et approuve aussi les tarifs et règle les différends qui peuvent parvenir entre les pipelines et leurs utilisateurs.

Animateur

  • Il y a beaucoup d’inquiétudes quand ça vient à la sécurité des pipelines, surtout concernant l’impact de versements de pétroles bruts. Est-ce que les pipelines sont sûrs?

Richard Godin

  • Les pipelines sont très sûrs, tant au niveau de la sécurité du publique que de la protection de l’environnement. Notons qu’aucun canadien n’est décédé à cause de l’exploitation d’un oléoduc. Les pipelines sont sûr car les exploitables doivent respecter des règlements techniques très sévère durant toute les étapes de vie du pipeline. Alors, ses règlements peuvent portés sur une gamme de sujets tels l’épaisseur et types d’aciers à utiliser pour les conduite, le revêtement protecteur des conduites, la pression maximale à l’intérieure du pipeline, le programme de gestion de l’intégrité de la société pipelinière, et l’inspection continue des pipelines. Et ces pipelines sont exploités à l’aide d’un système atomisé de détection des fuites qui sont très sophistiqué.

Animateur

  • Avec ces règlements et ses systèmes, c’est quoi le bilan de sécurité des oléoducs qui sont sous réglementation fédérale?

Richard Godin

  • L’Office publie de l’information sur les incidences sur son site Web. Cette information démontre que les fuites et ruptures sont plutôt rares. Chaque année 1.3 milliards de barils sont transportés sur les oléoducs sous compétences fédérale et de ceux-là, on se plait à dire que 99.999 pourcent de ce volume est transporté en toute sécurité.
  • 2016 a été une année particulièrement bonne. Il n’y a eu que cinq fuites mineures de liquide provenant d’oléoducs représentant un déversement total de cinquante barils et, lorsque de telles fuites se produisent, les déversements débordent rarement du terrain de la société pipelinière.

Animateur

  • Est-ce qu’il y a déjà eu des incidents qui ont causé des déversements majeurs?

Richard Godin

  • Au cours des vingt-cinq dernières années il y a eu neuf incidents impliquant la rupture d’un oléoduc, et la rupture entraîne habituellement des déversements plus importants. La plupart de ses ruptures se sont produit sur le même oléoduc et était causé par des problèmes de rouille externe – il s’agit de la canalisation trois d’Enbridge – celle de même qui est en train d’être remplacé par une nouvelle canalisation. Pour ce qui est de la rupture la plus récente d’un oléoduc a eu lieu en février 2017 lorsqu’un entrepreneur effectuant des travaux de forages à proximité d’un pipeline a perforé la conduite par erreur. Ca ça s’est passé proche d’Edmonton. Alors, 6 000 barils se sont déversés dans la fausse de forage. Le pétrole a été récupéré au moyens de camions siphons, et, finalement l’oléoduc a été réparé – il n’y a pas eu d’impacts pour le publique.

Animateur

  • Quand on fait face à un déversement, quelles sont les mesures prisent pour limiter les dégâts et qui est responsable du nettoyage?

Richard Godin

  • S’il y a un incident les pompes de l’oléoduc s’arrêtent automatiquement et les valves de sécurité se ferment afin de minimiser tous déversements. L’exploitant des pipelines met alors en œuvre des plans d’intervention d’urgence qui ont été préparés à l’avance pour faire face à de telles situations. Les inspecteurs de l’Office veille aussi à ce que l’entreprise applique son plan d’intervention et qu’il soit appliqué de façon rapide et efficace. L’une des premières actions est de contenir le déversement avant que le pétrole se propage dans l’environnement et, deuxièmement, d’enlever le pétrole. Une fois que c’est fait, le site est remis à son état originale et il n’y a habituellement pas de conséquences sur la sécurité du publique ni d’impact à long terme sur l’environnement.

Animateur

  • Alors, dans une telle situation, qui paye pour le nettoyage et les dommages causés par la fuite?

Richard Godin

  • La loi fédérale applique le principe du « pollueur payeur ». Selon la loi les entreprises ont une responsabilité illimitée lorsqu’elles sont responsables des incidents sur les pipelines. Elles ont aussi une responsabilité absolu, c’est-à-dire, sans égard à la faute, jusqu’à concurrence d’un milliard de dollars pour les grands oléoducs. Si il y a des dommages à autrui les sociétés pipelinières doivent offrir une compensation financière, donc, par exemple, prenons l’exemple d’un déversement sur une terre cultivé, l’exploitable du pipeline doit alors récupérer le pétrole déversé, traiter ou remplacer tout sol contaminés et, finalement, indemniser l’agriculteur pour les récoltes perdu. S’il y a un différend à propos du montant de la compensation, notre ministre, le ministre des ressources naturelles, peut nommer un arbitre ou un négociateur indépendant pour résoudre le différend.

Animateur

  • Parfait. Merci Richard de nous avoir présenté cette information – c’est très apprécié. C’est maintenant le moment de l’émission ou nous vous invitons de poursuivre la conversation dans les réseaux sociaux. Si vous avez des questions pour Richard Godin, ou des commentaires sur cet épisode, vous pouvez nous les adresser sur Twitter en utilisant le mot-clic #DemandezÀRNCan. Également, si vous souhaiter en apprendre d’avantage sur le sujet, on vous encourage d’aller vérifier l’article « Pipelines 101 » qui se trouve sur notre site Web « Science @ RNCan » au www.rncan.gc.ca/science/acceuil. Vous y trouverez aussi des liens vers des documents pertinents. Et, tant qu’à y être, vous pouvez faire le tour du site. Il contient une masse d’information intéressante. Vous allez trouver des épisodes précédente de notre balado, des articles, portraits des scientifiques et aussi notre série vidéo « la Science au travail » qui montre le travail de RNCan et ses effets sur la vie des canadiens..

Voici ce qui conclut cet épisode de « Demandé à RNCan ». Merci de nous avoir écouté aujourd’hui et revenez-nous au prochaine épisode.