L’autoroute de l’hydrogène, une route porteuse de retombées économiques et sociales
janvier 2010
Avant même que le premier champion monte sur le podium aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver, le Canada aura remporté une première médaille d’or aux yeux du monde.
Quoi de mieux pour illustrer une avancée audacieuse dans la quête de sources d’énergie de remplacement que de mettre en démonstration l’autoroute de l’hydrogène pendant les Jeux?
L’hydrogène et les piles à combustible
Les véhicules à piles à combustible, comme les véhicules électriques, ne produisent pas d’émissions et peuvent utiliser des sources d’énergie renouvelables et d’autres sources propres d’énergie. L’autoroute de l’hydrogène (en anglais seulement) — l’un des programmes de technologie de l’hydrogène et des piles à combustible les plus avancés, les plus intégrés et les plus diversifiés au monde — est un système d’infrastructures de grande envergure.
Le gouvernement du Canada, y compris Ressources naturelles Canada (RNCan), en partenariat avec le secteur privé et le gouvernement de la Colombie‑Britannique, a aménagé sept stations de ravitaillement en hydrogène entre Victoria et le site olympique principal à Whistler. Ces stations alimenteront de nombreux véhicules à piles à combustible à hydrogène, dont les 20 véhicules à piles à combustible de BC Transit qui sillonneront la route pendant les Jeux de 2010.
« La position de pointe de notre industrie dans le domaine des technologies de l’hydrogène et des piles à combustible aidera le Canada à étendre son leadership dans le secteur des transports », estime John Marrone, directeur général du centre de recherche CanmetÉNERGIE de RNCan à Ottawa.
Lors de la livraison du premier des autobus devant constituer le parc d’autobus à piles à combustible à hydrogène le plus important au monde, en octobre 2009, le ministre du Commerce international du Canada et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Stockwell Day, a souligné la fierté que le Canada tire de sa participation au projet.
« En investissant dans la conception de ces autobus verts et des stations de ravitaillement, nous créons des emplois maintenant et nous faisons de la Colombie‑Britannique un chef de file mondial de la technologie des piles à combustible à hydrogène », a déclaré M. Day.
Pas de gaz à effet de serre

Un des 20 autobus à piles à combustible qui circulera sur l'autoroute de l'hydrogène pendant les jeux d'hiver de 2010.
Les nouveaux autobus ne rejettent pas de substances causant le smog ni de gaz à effet de serre. La pile à combustible produit de l’électricité par la recombinaison électrochimique d’hydrogène et d’oxygène. La chaleur et l’eau sont les seuls sous-produits de la réaction.
Le financement total consenti au projet d’autobus à piles à combustible à hydrogène pour couvrir le coût des investissements et les coûts de fonctionnement jusqu’en mars 2014 s’élève à 89,5 millions de dollars. Le gouvernement du Canada fournit 45 millions tandis que le gouvernement de la Colombie‑Britannique et BC Transit versent ensemble 44,5 millions.
En mars 2009, l’autoroute de l’hydrogène a été l’un des premiers lauréats des neuf prix Étoiles de la durabilité décernés par le comité organisateur des Olympiques de Vancouver. Les prix récompensent les partenaires des Jeux de 2010 qui relèvent avec brio le défi de réaliser des projets ayant des retombées sociales, économiques et environnementales favorables et mesurables.
Des partenaires variés
Divers organismes fédéraux, provinciaux et municipaux ont fait équipe avec le secteur privé pour créer l’autoroute de l’hydrogène. Pour en savoir plus sur ces organismes ou pour obtenir des renseignements généraux au sujet de cette réalisation renommée mondialement, consultez le site Web (en anglais seulement) de l’autoroute de l’hydrogène.
