novembre 2011
La superficie des 42 parcs nationaux et les réserves de parcs nationaux s’étend sur près de 245,000 kilomètres carrés. De ce nombre, environ 85% de la superficie totale des parcs nationaux se trouve en milieu nordique et arctique.
La gestion de l’intégrité écologique des parcs en milieu nordique et arctique présente un défi. Il est d’abord difficile d’y accéder en raison de la courte saison estivale, des conditions météorologiques parfois difficiles et des routes inexistantes. De plus, les écosystèmes de ces parcs ne cessent d’être influencés par des facteurs climatiques, écologiques et humains.
Afin de mieux surveiller et évaluer l’impact de ces changements sur une aussi grande surface, l’Agence Parcs Canada (APC) expérimente l’usage des technologies de l’Observation de la Terre et de l’imagerie satellitaire dans le cadre d’un projet de quatre ans appelé « ParcEspace ».
Pour ce projet, l’APC s’est associée au Centre canadien de télédétection (CCRS) de Ressources naturelles Canada (RNCan) et à l’Agence spatiale canadienne (ASC). L’objectif est de développer et d’appliquer la télédétection pour surveiller les conditions des parcs nationaux à long terme.
Quatre parcs ont été sélectionnés afin de développer et de tester un protocole de télédétection efficace dans le Nord. Il s’agit des parcs Ivvavik (Yukon), Wapusk (Manitoba), Sirmilik (Nunavut) et Monts-Torngat (Labrador).
Fonctionnement

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Les quatre parcs sélectionnés pour mettre au point les protocoles de télédétection : Ivvavik, Wapusk, Torngat Mountains et Sirmilik.
Auparavant, la surveillance de l’IE se faisait surtout au moyen d’études conventionnelles sur le terrain et à l’aide de photos aériennes. La télédétection par satellite peut compléter de façon rentable les études sur le terrain afin d’améliorer la compréhension des écosystèmes nordiques.
Dans une image satellite, chaque pixel représente un élément du paysage. Les chercheurs localisent d’abord les pixels de l’image avec des propriétés de réflectance similaires et les connectent avec les caractéristiques de la couverture terrestre, du sol, du pergélisol et des terres humides mesurées sur le terrain. La carte produite est amenée sur le terrain où on la compare aux conditions actuelles de terrain, pour faire en sorte qu’elle représente exactement les changements à l’écosystème identifié.
Observer les changements climatiques à travers le temps

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Des étudiants du Nord et des scientifiques du CCT triant des échantillons de végétation dans le camp de base du parc national de Torngat Mountains.
« Les parcs du Nord et de l’Arctique offrent un laboratoire naturel unique pour suivre l’évolution des écosystèmes dans un contexte de changements et d’adaptations climatiques » affirme Jean Poitevin, gestionnaire du projet « ParcEspace ».
En utilisant des images prises à différentes périodes et sur plusieurs décennies, les chercheurs peuvent suivre les changements saisonniers et annuels dans l’état de la végétation. « Ceci nous aide à mieux comprendre les modèles de migration du troupeau de caribou de Porcupine au parc Ivvavik, de dire Wenjun Chen, chercheur principal en télédétection travaillant sur ParcEspace. Il en va de même pour la cartographie des changements au niveau de l’habitat de l’ours polaire en ce qui concerne les distributions de plateau tourbeux de lichen et de pergélisol du parc Wapusk. »
Protéger ce vaste territoire permet, entre autres, de préserver les zones de reproduction des ours polaires, du caribou et du bœuf musqué et de préserver ces paysages exceptionnels.
Pour en savoir davantage sur la télédétection, veuillez consulter le site du Centre canadien de télédétection. Pour de plus amples informations sur l’Intégrité écologique (IE) des parcs nationaux, consultez le site de Parcs Canada.
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